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P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
France-médias-audiovisuel
:
Capa tente de
décortiquer le projet de "coup d`Etat" de 2007 à
Abidjan (diffusion sur Planète le 22 avril à
20H40)
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dimanche 19 avril 2009 - Par AFP |
PARIS - La chaîne
Planète diffuse
mercredi un documentaire de l'agence Capa digne d'un roman de John Le
Carré, qui tente de démêler
l'écheveau inextricable à l'origine d'un
projet de "coup d'Etat"
présumé, prévu fin décembre
2007 contre le régime ivoirien.
Vrais-faux espions, vrais-faux journalistes, vrais-faux mercenaires,
rien ne manque pour épicer l'enquête
menée pendant plus d'un an en
France et en Côte d'Ivoire par Jean-Paul Billault, Emmanuel
Razavi et
Jean-Pierre Canet.
Mais le documentaire "Manipulations sous haute tension" pose plus de
questions qu'il ne donne de réponses.
Il tourne autour d'un étrange personnage,
Jean-François Cazé, qui se
présente comme mercenaire au service du putschiste ivoirien
Ibrahim
Coulibaly, dit "IB". C'est lui qui prend contact avec Capa
début 2008
pour donner sa part de vérité sur le
rôle qu'il a joué dans ce
présumé
"complot contre l'autorité
de l'Etat" ivoirien.
Un "complot" qui a conduit, mi-janvier 2008, à l'inculpation
et
l'emprisonnement en Côte d'Ivoire de dix personnes, dont le
photo-reporter indépendant français Jean-Paul Ney.
Au fil de l'enquête, le documentaire fait
apparaître Jean-François Cazé
comme un expert en manipulation: manipulation d'Ibrahim Coulibaly (qui
a démenti avoir fomenté un putsch), de Jean-Paul
Ney (toujours
emprisonné à Abidjan), mais aussi de la presse
française, qu'il cherche
à utiliser pour se
protéger.
Après avoir demandé à
témoigner de façon anonyme, il se
résout à faire
des déclarations à visage découvert,
dans lesquelles il se décrit en
agent des services de renseignement français.
Ses dernières déclarations aux journalistes, dans
un appartement vide,
en treillis de fantaisie et un pistolet à la main, semblent
accréditer
le jugement du Quai d'Orsay, qui parle d'une affaire de "Pieds
nickelés".
Mais les enquêteurs de Capa s'étonnent qu'un homme
connu des autorités
françaises et ivoiriennes ne soit pas
inquiété et reste libre d'agir en
France, s'il ne bénéficie pas de protections
particulières.
Le journaliste Jean-Paul Billault avance une série
d'hypothèses: faux
complot monté par le président ivoirien Laurent
Gbagbo lui-même pour
embarrasser la France, vrai complot organisé par les
services français
contre Gbagbo, ou encore opération montée par des
tiers pour empêcher
l'instauration
de relations apaisées entre les deux pays.
Selon Jean-Paul Billault, il s'agit d'une "histoire piteuse, qui a
complexifié des relations qui étaient en train de
s'arranger" entre la
Côte d'Ivoire et l'ex-puissance coloniale
française, après la sévère
détérioration qui avait suivi le coup d'Etat
manqué de septembre 2002.
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