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Le Parti Ecologique Ivoirien
BOMBARDEMENT DE BOUAKE Enfin la
vérité sur les crimes français en
Côte d’Ivoire
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lundi 29 décembre
2008 - Par lematindabidjan.com |
Dans
peu de temps, la justice française et ivoirienne pourront
débattre de
la vérité sur le bombardement de la ville de
Bouaké en 2004.
Enfin, on en saura davantage sur le bombardement de Bouaké
en 2004, par
l’armée républicaine. Une partie des
dossiers classés top secret par la
France, sous Jacques Chirac, vont être mis à la
disposition de la
justice. En effet, hier, le ministère français de
la défense a levé le
secret qui rendait inaccessibles les documents afférents
à ladite
affaire. « la Commission consultative du secret de la
défense nationale
(CCSDN) a donné un avis favorable à la
déclassification partielle de
documents sur le bombardement du camp militaire français de
Bouaké en
Côte d'Ivoire en 2004 ». Un communiqué
ainsi libellé dudit ministère
donne alors espoir que la vérité sera
bientôt sue du monde entier. La
France chiraquienne avait maintenu une accusation contre
l’Etat
ivoirien. L’Elysée a chargé
l’Etat de Côte d’Ivoire d’avoir
diligenté
des assauts aériens contre une base française
à Bouaké. Un procès a
été
même intenté contre Abidjan qui n’a
jusque-là pas abouti. Pour la
simple raison que ne se reconnaissant pas dans cette accusation, la
Côte d’Ivoire a exigé
l’exhumation des corps. Elle a demandé
à l’Elysée
d’apporter la preuve que l’opération
militaire César ou dignité avait
pour cible la fameuse base française à
Bouaké. D’un, comment prouver
que le chef suprême de l’armée a
effectivement donné l’ordre d’attaquer
des militaires français en zone rebelle ? De deux, comment
prouver,
après exhumation, que l’opération
Dignité a bel et bien fait des
victimes françaises ? Voilà deux questions
clé parmi tant d’autres qui
ont refroidi la diplomatie et la justice chiraquiennes. Qui
n’ayant pas
pu étayer ses accusations a fait du dossier une arme de
chantage. Une
arme que sortait l’Elysée comme un
épouvantail pour opérer une certaine
pression politique sur le pouvoir ivoirien. Mais le régime
ayant changé
sur les bords de la Seine, bien d’autres choses bougent en
faveur de
l’Etat ivoirien. C’est principalement le
réchauffement de l’axe
Paris-Abidjan. Une situation politico-économique les
rebondissements ne
manquent pas. Comment trouver des oreilles attentives auprès
du nouveau
régime français pour évacuer un litige
imaginaire sur l’affaire du
bombardement du camp français de Boauké ?
« La CCSDN avait été saisie
par une lettre du ministre de la Défense Hervé
Morin à la suite d'une
demande de Florence Michon, juge d'instruction au Tribunal aux
armées
de Paris (TAP). Celle-ci est chargée de l'information
judiciaire
ouverte pour "assassinats, tentatives d'assassinats, destructions" dans
le cadre du bombardement du camp militaire de Bouaké le 6
novembre
2004. » Cet extrait montre bien combien les efforts sont
restés vains
pour découvrir la vérité. Mais
aujourd’hui avec la déclassification,
des zones d’ombres seront éclaircies. Reste que le
contenu du principal
dossier, tenu jusque-là par la Direction du renseignement
militaire
français doit être su. De cette façon,
les faits tels que décrits par
les limiers français seront comparés à
ceux reconstitués par le
procureur Tchimou Raymond. En effet, l’enquête
ivoirienne avait
constaté la disparition mystérieuse de la
boîte noire de l’avion
(Sukkoï 25) mis en cause dans le bombardement. On peut
espérer qu’avec
le revirement de situation, cette pièce à
conviction sera enfin
disponible. Et son étude mènera les deux parties
à la vraie version des
faits. D’autre part, l’affaire Firmin
Mahé, du nom de l’Ivoirien
sauvagement tué par cinq militaires de la Licorne,
à Bangolo,
changera-t-elle le cours de l’histoire mensongère
de la France de
Jacques Chirac contre le pouvoir ivoirien ? A ce sujet, la
même
commission consultative du secret national français veut
mettre un
important document à disposition.
Bidi Ignace
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