Le Parti Ecologique Ivoirien



Elections présidentielles de 2008/ Robert Guéi Bombet (président du parti de la Renaissance) : “Nous ne croyons pas au 30 novembre”




mercredi 09  juillet 2008 - Par Le Patriote
 


Guei Bombet RobertLe ton était à la révolte hier au siège du parti de la Renaissance sis à Adjamé Fraternité. Et pour cause. Le président de ce parti, M. Robert Guéi Bombet, après six mois de silence s’est prononcé sur ce qu’il qualifie de «six ans de souffrance mais aussi six ans de comédie.» Face à la situation que connaît la Côte d’Ivoire, deux attitudes s’imposent selon le président de la Renaissance : rester passif ou agir. Le conférencier pour sa part a choisi, de ne pas se taire et d’agir. Il exhorte dans la même foulée le peuple à tirer les leçons du passé pour aller vers la paix. Car pour lui, l’Accord politique de Ouagadougou, comme les accords précédents, a échoué. A en observer, dit-il, les soubresauts constatés dans le nord du pays ces derniers jours. M. Robert Guéi accuse les signataires de cet accord d’être à l’origine de ces remous pour gagner du temps. Parce que, estime-t-il, la fin de la crise mettrait fin à leurs prérogatives et les exposeraient à des éventuelles poursuites judiciaires. Pour lui, ces incidents qui interviennent à cinq mois des élections démontrent clairement que l’échéance du 30 novembre ne pourra pas être tenue. «Nous ne croyons pas en des élections le 30 novembre. Les problèmes sont restés entiers. On ne peut pas dire que l’Accord politique de Ouagadougou a résolu quelque chose. Dire qu’il y aura des élections, ce serait mentir aux Ivoiriens», a martelé le conférencier. Pour lui, les grands chantiers pour aboutir à la paix sont restés en l’état. Le redéploiement de l’Administration est un fiasco, selon lui. «Les sous-préfets et les préfets n’ont pas les mains libres et n’ont aucun pouvoir dans les zones Centre Nord Ouest CNO). La justice est toujours rendue par la police et la gendarmerie des Forces Nouvelles. On ne peut pas chercher à désarmer les ex-combats sans que rien de concret ne leur soit proposé en retour. Les Ivoiriens attendent toujours leur carte d’identité. On nous dit qu’il y a la libre circulation des personnes et des biens. Mais la libre circulation n’a jamais été un problème dans ce pays», s’est indigné M. Robert Guéi. Ajoutant qu’il faut réagir vite. Car au plan économique , la corruption généralisée , le racket , le laissez-passer sans pareil instauré dans l’administration , la course à l’enrichissement illicite et le désordre dans la filière café-cacao sont en train de mettre en péril tous les acquis du pays. Ces comportements malheureux, selon le conférencier, ont au plan social permis à la misère de s’installer, au coût de vie de grimper et aux mœurs de se dégrader considérablement. «Six ans de crise sans guerre, cela fait trop et on a l’air de s’installer dedans», s’est-il désolé. C’est pourquoi, lui et son parti exhortent les Ivoiriens à «oublier toutes leurs divergences et à regarder en face la Côte d’Ivoire qui se meurt et chasser les incapables qui nous gouvernent.»

Jean-Claude Coulibaly

Source : lepatriote.net

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