Organisation
Campagne
Archives
Actions
Soutien
Adhérer au P.
E. I
Avec
le Parti Ecologique Ivoirien
C’est le développement durable
C’est non, aux OGM
C’est non, aux nucléaires
Non, à la pollution et aux nuisances
C’est la santé
C’est l’économie
d’énergie
C’est la protection de l’environnement
C’est la vie, la paix la cohésion
Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
E. I
Contactez nous pour vos annonces publicitaires sur notre site.
La priorité est réservée à
nos DONATEURS
Liens articles Pertinents
Le Parti Ecologique Ivoirien
Lutte contre le racket et
la corruption La
récupération
politique de Gbagbo
| |
|
samedi
17 mai 2008 - Par Notre Voie |
« Je ne peux rien faire contre mes
collaborateurs qui volent. S’ils
volent, ce ne sont pas les premiers à voler dans ce pays.
» C’est en
substance les propos tenus par le président Laurent Gbagbo
au cours de
l’interview qu’il a accordée en
février dernier à la Première
chaîne.
Le chef de l’Etat face à l’ampleur que
prennent la corruption et le
racket, avait ce jour exprimé son impuissance, pour ne pas
dire son
indifférence. Que n’a donc pas
été notre surprise au cours de la
lecture du communiqué du Conseil des ministres du jeudi
dernier,
d’entendre que le chef de l’Etat envisage
désormais de prendre à bras
le corps la lutte contre ces deux tares qui gangrènent notre
société ?
« Qu’est-ce qui a bien pu arriver à
Laurent Gbagbo pour qu’il puisse
effectuer un tel revirement quatre mois après avoir
donné son accord
tacite à la corruption et au racket ? » Se sont
interrogés les
Ivoiriens. Les racines de cette volte-face se trouvent dans la
dernière
sortie du Premier ministre. Au cours de l’entretien
télévisé qu’il a eu
avec des journalistes et diffusé le mardi dernier, Guillaume
Soro s’est
engagé à combattre ces plaies de la
société qui, sous la refondation,
ont pris des proportions inquiétantes.
Aujourd’hui, les populations et
l’économie souffrent
énormément des contrecoups de la corruption
généralisée. Sensible à la
détresse des Ivoiriens, le Premier ministre
en dépit de sa feuille de route assez chargée
avec le processus de
paix, a décidé d’aller en croisade
contre les bakchichs et autres
pots-de-vin. C’est en ce moment curieusement que le
président Laurent
Gbagbo se souvient que c’est à lui
d’engager ce combat et de sévir. De
deux choses, l’une. Soit le champion de la Refondation essaye
de
protéger les pontes de son régime qui seront
certainement les premiers
visés dans cette lutte âpre qui
s’annonce en prenant le devant des
choses. Soit il veut récupérer les dividendes
politiques de cette vaste
opération de nettoyage initiée par son chef de
gouvernement. La
deuxième thèse semble la plus plausible, en ce
sens que l’actuel
locataire du palais présidentiel est mieux placé
que quiconque pour
savoir que les populations Ivoiriens qui n’attendent que
cela, ne
manqueront pas de porter au pinacle celui qui les
débarrassera des
racketteurs et autres prévaricateurs des deniers publics. En
cette
période d’élections, le patron de la
Refondation ne voudra pour rien au
monde rater une telle occasion, à plus forte raison la
laisser à un
potentiel adversaire. Même s’il n’est pas
candidat aux prochaines
élections. Vous avez dit récupération
politique ? Certainement. Mais il
faut craindre que l’initiative ne soit plus du saupoudrage
qu’une série
d’actions concrètes ayant pour objectif
d’éradiquer réellement la
corruption et le racket. Il faudra donc pas
s’étonner si au finish que
ce soit les seconds couteaux qui payent à la place des vrais
responsables. Car la Refondation a largement
démontré à maintes
reprises qu’elle ne livre pas ses enfants. Même
quand ils sont
coupables de péchés des plus inhumains.
Jean-Claude Coulibaly
Reproduction
interdite du site