Le Parti Ecologique Ivoirien



DESARMEMENT DES FORCES NOUVELLES  le camp présidentiel hausse le ton



jeudi 18 sept par le Matin d'Abidjan
 


La question du désarmement est de nouveau au centre de tous les intérêts. Surtout au sein du camp présidentiel.

Lundi dernier, l’opération d’enrôlement de la population a démarré dans plusieurs villes du pays. La Côte d’Ivoire est donc à quelques jours des élections, volet final du processus de paix. Mais les questions militaires de l’Accord de Ouaga restent encore entières. Le président Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue attend toujours « des propositions concrètes pour la résolution définitive des questions militaires ». Il l’a signifié lundi dernier à l’ouverture de la sixième réunion du CEA qui s’est tenue à Ouaga. A juste titre, au sein de la classe politique, des voix commencent à s’élever pour se demander si on ne va pas tout droit à des élections sans désarmement. Lors de sa tournée dans la vallée du Bandama, Simone Gbagbo a clairement expliqué aussi bien aux populations qu’aux Forces Nouvelles que l’heure du désarmement a enfin sonné. Parce que la Côte d’Ivoire ne peut pas se permettre le luxe d’aller aux élections alors qu’une partie du territoire est encore sous contrôle d’hommes en armes. Elle a donc demandé aux FN d’en finir avec tous les symboles de la guerre. Ce qui a suscité une levée de bois vert des hommes de Bouaké. Il a même fallu un « dialogue-direct » Fpi-FN pour éviter le clash. Mais la première Dame n’a pas varié son discours. Elle a même proposé un retour à la table des discussions pour porter un regard ‘’réaliste’’ sur toutes les questions liées au désarmement. Et il semble que dans ce registre, Simone Gbagbo n’est pas seule à donner de la voix. C’est tout le camp présidentiel qui s’est passé la consigne. Le Président de l’Assemblée nationale, le Pr Mamadou Koulibaly, a été le premier à tirer la sonnette d’alarme accusant l’ex-rébellion de vouloir ruser avec le processus de paix et rester en arme pendant et après les élections. Suivi par Affi N’guessan, le premier responsable du FPI. Et pour certains comme Danièle Boni-Claverie, il n’est pas normal qu’on continue de se taire sur le retard du DDR alors qu’on veut aller à des élections pacifiques. Généviève Bro-Grébé a elle aussi évoqué la question et promet même d’en parler largement au cours d’une rencontre qu’elle prévoit ce matin avec la presse. Mais déjà, la présidente des femmes patriotes a donné le ton. A l’en croire, les Forces Nouvelles, en dépit de l’Accord de Ouaga, sont toujours dans la logique d’avant le dialogue direct. Et selon elle, Soro et ses hommes manœuvrent pour continuer à piller le pays de toutes ses richesses minières et agricoles. En outre, pour la présidente du MIDI, avec un tel schéma, la Côte d’Ivoire court tout droit vers un chaos certain. Elle souhaite donc comme l’ensemble du camp présidentiel que le chef de l’Etat prenne ses responsabilités pour sortir le pays de cette nouvelle impasse.

Mireille Abié

Source : lematindabidjan.com

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