http://www.parti-ecologique-ivoirien.org
P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
Nelson MANDELA
Fils
d'un chef Thembu, Mandela
est né en 1918 dans
la
province sud-africaine de l’Umtata. Il
étudie
à Fort Hare, d'où il est renvoyé pour
avoir participé à une manifestation
d'étudiants, et à l'université de
Witwatersrand, où il obtient un diplôme
en droit
en 1942. En 1944, Mandela adhère au
Congrès
national africain (ANC).
Lorsque le « Parti
national
» arrive au pouvoir, en 1948, et introduit l'apartheid,
Mandela et l’ANC résistent à
la
politique raciste du gouvernement. En 1956, Mandela est
arrêté et jugé pour trahison, mais il
sera acquitté en 1961.
abandonne
alors la stratégie non-violente de l’ANC et fonde
une organisation militaire, Umkhonto
we Sizwe. En 1962, il est
condamné à cinq ans de travaux forcés
et, en 1963, il est inculpé avec d'autres leaders, de
sabotage, trahison et complot. Pour ces faits, il est
condamné en 1964, avec sept autres militants, à
la prison à vie.
En 1990, après 26 ans de prison de détention pour
raisons politiques (ce qui est un record), le président F.W.
de Klerk supprime l’interdiction de
l’ANC et
libère Mandela, qui est élu président
de l’ANC en 1991.

Le
massacre de Sharpeville: Le 21 mars 1960, la police
sud-africaine
ouvre le feu sur une foule de manifestants : 69
personnes
sont
tuées et il y a plus de 180 blessés.
C’est un moment charnière de l'histoire
du pays,
cette tuerie insensée déclenche
une vague de
protestations tant au niveau national
qu’international.
Félix
HOUPHOUËT-BOIGNY



Le 27
novembre
1960,
Félix Voyage du
général de Gaulle en Côte d'Ivoire : le
La
Fondation HOUPHOUËT
Houphouët-Boigny devient le
Général accompagné par
Félix Houphouët-Boigny (à
A Yamoussokro
premier Président de la
gauche)
à Abidjan le 25 août 1958.
République de Côte d'Ivoire
© Archives La Documentation française - Service
indépendante.
d'information de Côte d'Ivoire.
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française - Service
d'information
de Côte d'Ivoire.
LES GRANDS HOMMES
POLITIQUES ET D'ETAT AFRICAINS

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Diplomatie, politique |
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Né à Mit Abul-Kum, à
l’époque de la domination britannique de
l’Egypte, Sadate fait des études à
l’Académie royale militaire du Caire. En 1938, il
fonde, avec Gamal Abdel Nasser, un groupe
clandestin d'officiers, El-Dhobatt El-Ahrar, dont
le but est d’obtenir l'indépendance du pays. En
1952, Sadate figure parmi les dirigeants de la révolution
égyptienne qui provoque la chute puis l’exil du
roi Farouk. Il poursuit sa
collaboration avec Nasser, en tant que vice-président de
l'Egypte de 1964 à 1966 et une nouvelle fois à
partir de |
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Anouar
el-Sadate (25
décembre 1918 - 6 octobre 1981), en arabe ???? ???????, fut
le président de la république arabe
d'Égypte de 1970 à son assassinat en 1981. Il
reçut le prix Nobel de la paix en 1978 pour les
négociations de paix avec Israël. Il est
considéré en Égypte et en Occident
comme l'unes des figures égyptiennes et du Moyen-Orient les
plus influentes de l'histoire moderne. Sadate est né
à Mit Abu Al-Kum, Al-Minufiyah, en Égypte, dans
une famille égypto-soudanaise pauvre, parmi 12
frères et soeurs. Il étudia à
l'académie militaire royale au Caire, dont il fut
diplômé en 1938 et à l'issue de
laquelle il fut affecté au corps des
télécommunications. Il rejoint le Mouvement des
officiers libres, dont le but était de libérer
l'Égypte du contrôle britannique. Durant |
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Kwame
NKRUMAH

Nkrumah a
commencé sa
carrière comme enseignant
dans une école religieuse, avant de devenir rapidement
principal. Il a tenté de créer un environnement
de haut niveau pour ses élèves, en
créant des clubs littéraires, des
sociétés académiques, ou en invitant
des personnalités à venir discuter avec les
élèves. Pendant ce temps, la grogne contre la
puissance coloniale britannique, menée par J. B.
Danquah et
les planteurs de cacao montait, dans un pays qui commençait
à rêver d’indépendance.
Convaincu d’être appelé à
jouer un rôle historique dans
l’indépendance de son pays, Nkrumah estimait que
son éducation n’était pas encore au
niveau qui devait être celui d’un futur leader, et
a pris la décision de continuer ses études aux
Etats-Unis. Nkrumah a fait ses débuts d’auteur aux
Etats-Unis, publiant en 1943 Education
and Nationalism in Africa, puis
Towards colonial freedom,
une vive dénonciation de la
colonisation, dépeinte comme un moyen de priver les
indigènes du droit que Dieu leur avait offert de
connaître la prospérité. Il quitte les
Etats-Unis en 1945 solidement diplômé. Bachelor
of
Science degrees en Economie et Sociologie, Bachelor
of Theology degree
et Master
of Philosophy degree. Il avait également
quasiment
terminé son doctorat en philosophie. Sa prochaine
destination : l’Angleterre, le pays qui maintenait la Gold
Coast sous sa coupole.
Après
l’indépendance, Nkrumah met
sur
pied une politique volontariste et ambitieuse, destinée
à permettre au Ghana d’évoluer, et de
s’affranchir de ses limitations antérieures. En
particulier, il voulait développer l’agriculture
afin qu’elle ne dépende plus du seul cacao, ce
qui, en cas de chute des prix, aurait mis le pays dans une situation
délicate. Il voulait également réduire
la dépendance du pays par rapport aux manufacturiers
étranger, et sortir le Ghana de son rôle de
fournisseur de matières premières. Tout ceci
s’est traduit par la construction de nombreuses routes,
d’hôpitaux, d’université, et
d’une foule de projets industriels, dont un très
ambitieux barrage hydro-électrique sur la Volta. A
l’indépendance, les prix du cacao
étaient à de très haut niveau, ce qui
a permis à cette politique d’être mise
en application, et à Nkrumah d’être un
leader respecté et adoré par ses
administrés. Si l’histoire
s’était arrêtée
là, l’étoile de Nkrumah serait
restée très haute dans le firmament des leaders
africains…

Ahmed
Ben Bella

Ahmed Ben Bella : "je suis Algérien d’origine marocaine par mes parents, mais toute ma vie c’est l’Algérie. Je suis né là-bas. Je suis un fils de l’Algérie"
Source Sur
le plan international, il fait entrer son pays à
l’ONU et l’engage dans le mouvement des
non-alignés. Son influence grandissante dans la lutte contre
l’impérialisme conduisent de grandes puissances
à favoriser son renversement par un coup
d’État militaire. Il est placé en
résidence surveillée de 1965 à 1980.
Depuis lors, il s’est tenu à
l’écart des affaires intérieures de son
pays, mais continue à jouer un rôle international,
notamment en tant que président de la Campagne
internationale contre l’agression en Irak. Acteur central de
bouleversements historiques.


Je
t’écris ces mots sans savoir s’ils te
parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque
tu les liras. Tout au long de ma lutte pour
l’indépendance de mon pays, je n’ai
jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause
sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons
consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour
notre pays, son droit à une vie honorable, à une
dignité sans tache, à une indépendance
sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés
occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs
et indirects, délibérés et non
délibérés, parmi certains hauts
fonctionnaires des Nations Unies, cet organisme en qui nous avons
placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel
à son assistance – ne l’ont jamais
voulu. Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont
contribué à déformer la
vérité et à souiller notre
indépendance. Que pourrai je dire d’autre ?

Thomas SANKARA 
L'héritage politique et
identitaire de Thomas SANKARA tout
comme ceux de Patrice Lumumba, Amílcar Cabral ou Kwame
Nkrumah est considérable en Afrique et en particulier dans
la jeunesse africaine en mal de modèle reflétant
un réel espoir.
Ses
grandes actions furent :
Campagne massive de
vaccination des
Burkinabé qui fera chuter le taux de mortalité
infantile alors le plus haut d’Afrique. Construction
considérable d'écoles et
d’hôpitaux, campagne de reboisement : plantation de
millions d'arbres pour faire reculer le Sahel. Grandes
réformes agraires de redistribution des terres aux paysans,
élévation des prix et suppression des
impôts agricoles. Institution de Tribunaux
Populaires de la
Révolution (TPR). Grandes
mesures de libération
de la femme (interdiction de l'excision, réglementation de
la polygamie, participation à la vie politique, etc.). Aides
au logement (baisse des loyers, grandes constructions de logement pour
tous), et tant d'autres…
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Aimé
Césaire,
de son nom complet Aimé Fernand David
Césaire,
est un poète et homme politique français
né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe
(Martinique) et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France. Il
fut l'un des
fondateurs du mouvement littéraire la négritude
et un anticolonialiste résolu.
Les
jeunes années
Aimé
Césaire fait partie d'une famille de sept
enfants ; son père est enseignant et sa
mère couturière. Son grand-père
fut le premier enseignant noir en Martinique et sa
grand-mère, contrairement à
beaucoup de femmes de sa génération, savait lire
et écrire ; elle enseigna
très tôt à ses petits-enfants la
lecture et l'écriture. De 1919 à 1924,
Aimé
Césaire fréquente l'école primaire de
Basse-Pointe, où son père est
contrôleur
des contributions, puis obtient une bourse pour le lycée Victor Schoelcher
à Fort-de-France.
En septembre 1931, il arrive à Paris en tant que boursier du
gouvernement
français pour entrer en classe d'hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand
où, dès le premier jour, il
rencontre Léopold
Sédar Senghor, avec qui il
noue une amitié qui durera jusqu'à la mort de ce
dernier. Maire de
Fort-de-France, il donne la priorité aux logements, aux
écoles et aux
équipements sanitaires. Césaire devient donc un
fervent défenseur de la
« départementalisation »,
loi de 1946, prônée par l'ensemble des
progressistes d'outre-mer, intégrant les territoires
ultra-marins au territoire
national.
Émergence
du concept de négritude
Au
contact des jeunes africains étudiant à Paris,
Aimé
Césaire et son ami guyanais Léon
Gontran Damas,
qu’il connaît depuis la Martinique,
découvrent progressivement une part
refoulée de leur identité, la composante
africaine, victime de l'aliénation
culturelle caractérisant les sociétés
coloniales de Martinique et de Guyane.
En
septembre 1934,
Césaire fonde, avec d’autres étudiants
antillo-guyanais et africains (parmi
lesquels Léon Gontran Damas, le Guadeloupéen Guy
Tirolien, les Sénégalais Léopold Sédar
Senghor
et Birago Diop),
le journal L'étudiant
noir. C’est dans les pages de cette
revue qu’apparaîtra pour la première
fois le terme de « Négritude ».
Ce concept, forgé par Aimé Césaire
en réaction à l’oppression culturelle
du système colonial français, vise à
rejeter d’une part le projet français
d’assimilation culturelle et à promouvoir
l’Afrique et sa culture, dévalorisées
par le racisme issu de l'idéologie
colonialiste.
Construit
contre l'idéologie coloniale française de
l'époque, le projet de la Négritude est plus
culturel que politique. Il s’agit,
au delà d’une vision partisane et raciale du
monde, d’un humanisme actif et
concret, à destination de tous les opprimés de la
planète. Césaire déclare en
effet : « Je suis de la race de ceux
qu’on opprime ».
Ayant
réussi en 1935 le concours d'entrée à
l'École normale
supérieure, Césaire passe
l'été en Dalmatie
chez son ami Petar
Guberina et commence à y écrire le Cahier
d'un retour au pays natal, qu'il
achèvera en 1938. Il lit en 1936 la
traduction de l’Histoire de la civilisation africaine
de Frobenius. Il
prépare sa sortie en 1938 de l'Ecole normale
supérieure avec un mémoire,
« Le Thème du Sud dans la
littérature négro-américaine des
USA ».
Épousant en 1937
une étudiante martiniquaise, Suzanne
Roussi, Aimé Césaire,
agrégé de lettres,
rentre en Martinique en 1939,
pour enseigner,
tout comme son épouse, au lycée
Schœlcher.
Le
combat culturel sous le régime de Vichy
La
situation martiniquaise à la fin des années 30
est
celle d'un pays en proie à une aliénation
culturelle profonde, les élites
privilégiant avant tout les références
arrivant de la France, métropole
coloniale. En matière de littérature, les rares
ouvrages martiniquais de
l'époque vont jusqu'à revêtir un
exotisme de bon aloi, pastichant le regard
extérieur manifeste dans les quelques livres
français mentionnant la
Martinique. Ce doudouisme,
dont des auteurs
tels que Mayotte
Capécia sont les tenants,
allait nettement alimenter les clichés frappant la
population martiniquaise.
C'est
en réaction contre cette situation que le couple
Césaire, épaulé par d'autres
intellectuels martiniquais comme René
Ménil, Georges
Gratiant
et Aristide Maugée,
fonde en 1941 la Revue Tropiques.
Alors que la Seconde Guerre
mondiale provoque
le blocus de la Martinique par les États-Unis (qui ne font
pas confiance au
régime de collaboration de Vichy),
les
conditions de vie sur place se dégradent. Le
régime instauré par l’Amiral Robert,
envoyé spécial du gouvernement de
Vichy, est raciste et répressif. Dans les communes, les
élus de couleur sont
déposés et remplacés par des
représentants des békés (descendants
des colons).
Dans ce contexte, la censure vise directement la revue Tropiques, qui
paraîtra,
avec difficulté, jusqu’en 1943.
Le
conflit mondial marque également le passage en
Martinique du poète surréaliste André Breton
(qui relate ses péripéties dans un bref ouvrage, Martinique,
charmeuse de serpents). Breton
découvre la poésie de Césaire
à
travers le Cahier d'un retour au pays natal et le
rencontre en 1941. En
1943 il rédige la préface de l'édition
bilingue du “Cahier
d'un retour au pays natal”, publiée
dans la revue “Fontaine” (n° 35)
dirigée par Max-Pol
Fouchet et en 1944
celle du recueil Les
armes miraculeuses, qui marque le ralliement de
Césaire au surréalisme.
Surnommé "le nègre
fondamental", il influencera des auteurs tels que Frantz
Fanon, Edouard
Glissant (qui ont été
élèves de Césaire au lycée
Schoelcher), le guadeloupéen Daniel
Maximin et bien d'autres. Sa pensée et sa
poésie ont
également nettement marqué les intellectuels
africains et noirs américains en
lutte contre la colonisation et l'acculturation.
Après
guerre, le combat politique
En
1945,
Aimé Césaire,
coopté par les élites communistes qui voient en
lui le symbole d'un renouveau, est élu maire de Fort-de-France.
Dans la foulée, il est également élu
député, mandat qu'il conservera sans
interruption jusqu'en 1993.
Son mandat, compte
tenu de la situation économique et sociale d'une Martinique
exsangue après des
années de blocus et l'effondrement de l'industrie
sucrière, est d'obtenir la départementalisation
de la Martinique en 1946.
Il
s'agit là d'une revendication qui remonte aux
dernières années du XIXe siècle
et qui avait pris corps en 1935,
année du
tricentenaire du rattachement de la Martinique à la France
par Belain d'Esnambuc.
Peu comprise par de nombreux
mouvements de gauche en Martinique déjà proches
de l'indépendantisme, à
contre-courant des mouvements de libération survenant
déjà en Indochine,
en Inde ou
au Maghreb, cette
mesure vise, selon Césaire, à
lutter contre l'emprise béké sur la politique
martiniquaise, son clientélisme,
sa corruption et le conservatisme structurel qui s'y attache. C'est,
selon
Césaire, par mesure d'assainissement, de modernisation, et
pour permettre le
développement économique et social de la
Martinique, que le jeune député prend
cette décision.
En
1947 Césaire crée avec Alioune
Diop la revue Présence
africaine.
En 1948 paraît l'Anthologie de la nouvelle
poésie nègre et malgache,
préfacée par Jean-Paul
Sartre, qui consacre le
mouvement de la “négritude”.
S'opposant
au Parti
communiste français sur la question de la déstalinisation,
Aimé Césaire quitte le PC en 1956, s'inscrit au
Parti du regroupement africain
et des fédéralistes,
puis fonde deux ans plus tard le Parti
progressiste
martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l'autonomie de la
Martinique. Siégeant a l'Assemblée
nationale comme non inscrit de 1958 à 1978,
puis comme apparenté socialiste de 1978 à 1993.
Aimé
Césaire restera maire de Fort-de-France jusqu'en 2001. Le
développement de la capitale de la
Martinique depuis la Seconde Guerre Mondiale est
caractérisé par un exode
rural massif, provoqué par le déclin
de
l'industrie sucrière et l'explosion démographique
créée par l'amélioration des
conditions sanitaires de la population. L'émergence de
quartiers populaires
constituant une base électorale stable pour le PPM, et la
création d'emplois pléthoriques
à la mairie de Fort-de-France furent les solutions
trouvées pour parer à court
terme aux urgences sociales de l'époque. La politique
culturelle d'Aimé Césaire
est incarnée par la création du Service Municipal
d'Action Culturelle (SERMAC),
qui à travers des ateliers d'arts populaires (danse,
artisanat, musique) et le
prestigieux Festival de Fort-de-France, met en avant des parts
jusqu'alors
méprisées de la culture martiniquaise.
Son
"discours du colonialisme" fut pour la
première fois au programme du baccalauréat
français en 1998.
Aimé
Césaire s'est retiré de la vie politique (et
notamment de la mairie de Fort-de-France,
au
profit de Serge Letchimy),
mais reste un
personnage incontournable de l'histoire martiniquaise
jusqu'à sa mort. Après le
décès de son camarade Senghor, il est
resté
l'un des derniers fondateurs de la pensée
négritudiste.
Jusqu'à
sa mort, Aimé Césaire a toujours
été sollicité
et influent. On notera sa réaction à la loi française
du 23 février 2005 sur de prétendus
aspects positifs du colonialisme
qu'il faudrait rendre obligatoire dans les programmes scolaires, loi
dont il
dénonce la lettre et l'esprit et qui l'amène
à refuser de recevoir Nicolas
Sarkozy. En mars 2006, Aimé Césaire revient sur
sa décision et reçoit Nicolas
Sarkozy puisque l'un des articles les plus controversé de la
loi du 23 février
2005 est enfin abrogé. Il commente ainsi sa
rencontre : « C'est un
homme nouveau. On sent en lui une force, une volonté, des
idées. C'est sur
cette base-là que nous le jugerons. »
Durant
la campagne de l'élection présidentielle de
2007, il soutient activement Ségolène Royal, en
l'accompagnant lors du dernier
rassemblement de sa vie publique. « Vous nous
apportez la confiance et
permettez-moi de vous dire aussi
l'espérance. »
Mort
Le
9 avril 2008, il est hospitalisé au CHU Pierre
Zobda Quitman de Fort-de-France pour des problèmes
cardiaques.Son etat de
santée s'y agrave et meurt le matin du 17 avril 2008.
Hommages
Dès
l'annonce de sa mort, de nombreuses personnalités
politiques et littéraires lui ont rendu hommage comme le président de la
République française Nicolas Sarkozy, l'ancien
président sénégalais Abdou Diouf ou
l'écrivain René
Depestre.
Ségolène
Royal,
appuyée par d'autres élus, a
demandé son entrée au Panthéon et une
pétition
a été mise en ligne pour qu'il soit
inhumé
au Panthéon le 10
mai 2008
La
ministre de l'Intérieur Michèle
Alliot-Marie a annoncé dans
l'après-midi du 17
avril que des obsèques
nationales lui
seront rendues dimanche 20 avril 2008 à Fort-de-France. La
présence du chef de
l'État est prévue, Nicolas Sarkozy ayant par
ailleurs fait savoir qu'il avait
reporté sa présence aux journaux
télévisés de
20h programmé à l'origine le lundi 21 avril.
Son
parcours politique
AMIEN
Ahua


