Le Conseil des Sages


Le Conseil des sages


chef de village ivoirien

Le Conseil des Sages est un programme qui nous tient particulièrement à cœur. Pour tous ceux qui suivent nos interventions dans les journaux ou nos débats radiophoniques ou télévisés ont du s’en rendre compte. 

Beaucoup d’Africains nous disent qu’il faut que la politique africaine tienne compte de nos traditions. Il est vrai. Les véritables garants de nos traditions sont les personnes agées, les chef traditionnels, les rois régionaux et les chefs religieux.

Motiver l’ouverture de la femme dans la vie politique, à égalité avec l'homme, c’est permettre au pays d’avoir toutes ses potentialités afin d’œuvrer pour son développement.
L’HOMME N’A JAMAIS ETE SUPERIEUR A LA FEMME. ILS SONT EGAUX ET COMPLEMENTAIRES. Enseignons  cela.



enfants Nous avons aujourd’hui, dans notre politique africaine, tendance à isoler voir délaisser les anciens, les chefs traditionnels, nos rois coutumiers et chefs religieux au profit uniquement des pratiques occidentales. Voilà pourquoi nous, nous sentons dénaturés, que nous n’arrivons pas à nous entendre ni à régler nos propres litiges. Parce qu’en isolant les personnes âgées, les chefs traditionnels, nos rois coutumiers et chefs religieux, nous sortons alors de nos réalités propres. Nous sommes ainsi dénaturés, déréglés. Nous ne réussissons plus à apporter la stabilité et la cohésion dans la société. Parce que nous avons rejeté ce qui était le vrais garant de notre stabilité

Les anciens, les chefs traditionnels, les rois coutumiers et les chefs religieux), sont les vrais garants de nos traditions et de la stabilité dans notre société. 

Aujourd’hui, la situation en Côte d’Ivoire nous fait comprendre que tout le monde dans le pays doit faire de la politique. Nos personnes âgées, pour notre garantie cohésive et sociale doivent être insérés dans la politique. POUR GARANTIR LA COHESION SOCIALE, Si nous sommes élus, nous allons créer : 

UN CONSEIL DES SAGES

Un sageLe rendre Institution par l’Assemblée national, mettre les Parti Politique, non seulement sous la responsabilité du ministère de l’intérieur, mais sous la responsabilité direct du Conseil des Sages. 

Depuis tout le temps, dans toutes les civilisations et plus particulièrement en Afrique, les personnes âgées ont toujours tenu une place prépondérante dans la société : Ils sont la source, le socle de notre culture, les garants de notre histoire, bref ! De véritables mémoires vivantes. D’où le proverbe «un vieillard qui se meurt est une bibliothèque qui brûle ». 

La portée spirituelle qui se dégage de leur expérience de vie, fait d’eux de grands sages très écoutés dans nos communautés où la gestion des ressources humaines est quasiment de leur ressort. Du point de vue des mœurs et des coutumes, ils sont en charge de perpétuer nos traditions, notre culture. Ils sont aussi juges dans la gestion des conflits traditionnels. Alors, si le renouvellement du dialogue social, est une donnée essentielle, aujourd’hui en Côte d’Ivoire, elle passe obligatoirement par « nos anciens, nos rois et nos chefs religieux ». C’est indispensable pour trouver un équilibre entre l’Etat et tous les partenaires sociaux dont ils font partie intégrante. C’est pourquoi, ils doivent prendre leur place dans les débats et se mettre au service de l’intelligence du pays. 

Ceci vaut également pour les communautés où le système de chefferie et de royauté est toujours en vigueur. A quelques différences près, ils fonctionnent de la même façon qu’avec « les vieux sages ». Le Chef traditionnel le Roi et le chef religieux ont un pouvoir qui dépasse le cadre du village pour s’étendre sur toute une région parfois. 

Dans ce cas ci, le droit coutumier fait office de force de loi et leurs sujets leur sont dévoués. Ils seront donc des interlocuteurs désignés face à l’Etat afin de canaliser les populations en cas de conflits de grandes envergures ou grands projets impliquant de grands bouleversements sociaux. Pour exemple, on se souvient des pourvoyeurs de main d’œuvre que furent, les deux tout puissant des chefs de tribu : Le Morho NABA, empereur des Mossis (au moment où la Haute Volta et la Côte d’Ivoire ne faisaient à l’époque qu’un pays), et Gbon COULIBALY, chef des Sénoufos, voir les rois Ashantis. Ils ont tous exercé une autorité morale et religieuse absolue sur leurs sujets et ils étaient de grands mobilisateurs des masses populaires. 

Dans les règlements des conflits, quand les chefs sont unis et appelés, leur influence due à leur ancienneté, au respect du droit d’aînesse, ils imposent le respect et se font écouter, donc ils résolvent les problèmes. Personne en Afrique n’ose s’opposer aux anciens et aux chefs religieux au risque d’appeler sur lui, la foudre, la désapprobation ou l’isolement par la population. 

Ainsi, dans l’organisation politique et sociale de la nouvelle Côte d’Ivoire, une des priorités du P.E.I est de consolider nos différentes communautés afin d’aboutir à cette synthèse culturelle dont nous avons parlée dans le premier acte de notre programme. Cette consolidation ne peut se faire sans ceux qui représentent les garants de nos repères, de notre patrimoine culturel, c’est à dire : « les anciens, les rois et les chefs religieux ». 

Dans cette optique, il faut créer les conditions d’une ouverture à la négociation collective en y intégrant : «nos anciens», les Chefs traditionnels les Rois et les chefs religieux. 

Bien organisés dans une Structure organisée, une structure humaine (Le Conseil des Sages …), ils peuvent après consultation, nous orienter afin que nous puissions nous épanouir pleinement en conservant notre identité culturelle. 

Pour tout ce qui touche à notre vie quotidienne ou à la vie de la cité, leur expérience peut nous être d’une grande utilité. 

Nous sommes un pays africain, avec nos cultures, nos coutumes et nos habitudes. Il est vrai que nous vivons un développement, mais savoir travailler en partenariat avec nos anciens, sur certains aspects de la vie de la cité, peut nous permettre de conjuguer avec intelligence, modernisme et traditions, ce qui rendra celles-ci bien vivantes. 

Les chefs, les rois traditionnels et les chefs religieux auront un rôle bien défini. Le Conseil des sages aura en premier, un rôle consultatif. Dans chaque ville, il aura une section dont dépendra les associations de la région sur lesquels Le Conseil aura un regard sur leurs activités. Ils seront consultés par les autorités représentants l’Etat (Préfets, sous préfet, chefs de police ou de l’armée etc.) quand il s’agira de prendre des responsabilités concernant le regroupement de la société ou les manifestations régionale. 

Les membres régionaux seront élus par les anciens, inscrit sur une liste de la région. Pour être membre, ou être électif, il faudra avoir au moins, 65 ans

Le Conseil des Sages aura le titre légal de conciliateurs pour régler les petits litiges de famille, de terre et autres... En cas de désaccords continus entre antagonistes, alors ces derniers pourront saisir les tribunaux. Bien avant, le litige devra passer par le Conseil des sages qui pourra canaliser leurs ardeurs et actions. 

Le Conseil des Sages National sera une Assemblée avec tout autant des droits au même titre que l’Assemblé Nationale. Ils seront régis par des Statuts et un Règlement Intérieur qui définiront ou préciseront leur rôle. Les membres seront composés des Présidents de région élus. Ceux-ci éliront le président du Conseil des Sages National. Ils seront consultés et leur voie sera déterminante pour la vente de nos poumons économiques. Ils seront consultés par les Autorités de l’Etat pour des Conseils sur des sujets concernant la stabilité, la cohésion sociale. Dans les Grands litiges comme des coups d’Etats, rébellions, manifestations sociales, ils devront être des interlocuteurs privilégiés donc mis en avant dans les règlements des conflits. 

Dans le cas où une assemblée internationale se réunirait pour régler le conflit national comme c’est le cas en ce moment par le GTI, le Conseil des Sages devra y avoir des représentants insérés pour assister les autorités d’Etat désignées, pour représenter les opinions populaires

Les Partis Politiques et les associations devront être sous la responsabilité du Conseil des Sages qui aura regards sur les agissements, le droit d’appeler ou convoquer un des présidents pour le congratuler, le sermonner ou le rappeler à l’ordre. Pour cela, une copie des documents de leur constitution devra être remis au Conseil. Sous certaines conditions, le Conseil aura le droit de dissoudre une association ou un Parti politique. Pour que la dissolution de l’organisme soit effective, la justice de l’Etat devra trancher en tenant compte des droits légaux, aussi les textes qui régissent le Conseil des Sages et les raisons qui ont suscitées la motivation du Conseil. 

Avant que ce programme ne soit adopté, certains membres disaient que ce sera comme l’Assemblée des Lords en Angleterre, chargée de protéger les intérêts de la royauté. Nous avons expliqué que se sera une Assemblée chargé de maintenir les droits coutumiers, de les entretenir et surtout, il sera chargé du maintient et de faire traditionnellement le respect de la cohésion sociale. 

Les Partis politiques et autres associations seront normalement enregistrés auprès des organismes de tutelles en respectant la procédure actuelle. Une fois enregistrés, ils dépendront à la fois du ministère de l’intérieur et du Conseil des sages. 

Une fois par an, le Conseil National des Sages devra être reçu par le chef de l’Etat auquel il devra faire un rapport sur leurs activités annuelles et soumettre le bilan sur leurs efforts de l’Année sur le territoire, afin que le Président puisse être mieux imprégné sur les réalités du terrain afin de redéfinir ses programmes dans le sens du peuple et leur signifier des prérogatives. Le Conseil sera aussi reçu par le Président de l’Assemblée national six mois après le chef de l’Etat, pour les mêmes raisons. 

Le Conseil des sages sera une institution à la charge de la nation avec un siège National et un budget de fonctionnement. Le Conseil sera rattaché au ministère de l’Intérieur. Les membres nationaux élus ne toucheront pas un salaire, parce que pour être membre du Conseil des sages, il faudra accepter et signer l’accord d’une charte stipulant que leurs actions sont du bénévolat. Par contre ils recevront des indemnités pour leur déplacement, hébergement et restaurations. 

Ce seront de simples citoyens, non couverts par aucune immunité parce que pour pouvoir maintenir l’exemple, il faut soi-même donner exemple. 

Leur responsabilité est de travailler surtout en amont dans les moments de grands risques conflictuels pour préserver la cohésion. Ils seront sous l’autorité des Préfets, des sous- Préfets et autres autorités de l’Etat pour les sections départementaux, régionaux, de villes ou de villages. 

Récapitulation : 

Le Conseil des sages sera composé de rois ou chefs traditionnels, les notables et les chefs réligieux de chaque région avec à son sommet, un président nommé par eux. Il aura le même statut qu’une association et percevra une subvention à ce titre. Il aura un rôle purement social et émettra des avis sur les grands projets sociaux qui touchent à notre culture ou aux bouleversements sociaux qui tendront à changer les habitudes de la Côte d’Ivoire profonde. 

En tant qu’interlocuteur privilégié de l’état, ce conseil aura aussi un rôle de médiateur dans les différentes crises ou conflits sociaux qu’il aura pour tâche de prévenir, voire régler en amont. 

Les anciens présidents de la République, de l’Assemblée Nationale et les Premiers ministres seront membres d’office du Conseil des Sages une fois qu’ils auront atteints 65 ans.

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