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Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
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Le Parti Ecologique Ivoirien
Axe Abidjan-Noé
Comment les FDS font perdre des
recettes aux douanes ivoiriennes
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vendredi 05 mars 2010 - Par
L'Inter-ci |

Il ressort des
informations recueillies à des barrages mixtes le long
de l’axe Abidjan-Noé, que les Forces de
défense et de sécurité se
livrent à une pratique qui nuit gravement à la
santé de l’économie
ivoirienne. Ces agents des forces de l’ordre profitent des
avantages
liés à leur tenue militaire pour convoyer les
marchandises de
commerçants en provenance du Ghana, sans qu’ils
s’acquittent des frais
douaniers. « La plupart des véhicules de type
particulier qui
traversent nos barrages ont pour conducteurs soit des gendarmes, soit
des policiers. La fraternité d’armes nous
amène généralement à les
laisser passer sans procéder au contrôle de leurs
voitures et au
dédouanement des marchandises », explique un
douanier que nous avons
rencontré à Noé. «
C’est un véritable trafic d’influence
auquel nous
sommes soumis parce que très souvent, ce sont des agents qui
sont plus
gradés que nous », ajoute un autre agent des
douanes en poste au
corridor de Port-Bouët. Autre pratique, le racket
systématique des FDS.
Pour KS, un conducteur de car pour le compte d’une compagnie
de
transport international, les policiers et les gendarmes aux
différents
corridors veulent eux-aussi jouer le rôle de douanier.
« Même si nous
payons la quittance des marchandises aux postes de douane, les agents
de police et les gendarmes bloquent très souvent les
marchandises des
commerçants si ceux-ci ne s’acquittent pas des
sommes qu’on leur
impose. Ça, ce n’est pas normal »,
dénonce ce chauffeur qui a
l’expérience de cette voie internationale.
« Il y a trop de frais que
nous payons sur cette route. Pour nous commerçants, cela
nous oblige à
augmenter le prix de nos marchandises », indique K. Mariam,
commerçante
à Adjamé que nous avons rencontrée
dans un restaurant à Bonoua.
D’ailleurs, des témoignages concordants font
état de tensions entre
policiers et douaniers du fait des pratiques qui vont contre les lois
ivoiriennes. Et pourtant, la santé de
l’économie de ce pays requiert le
dynamisme des douanes ivoiriennes.
Bertrand Gueu
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