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P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
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Jeudi 13 mars 2008 - Actualites Général — Ivorian.Net |
Les
déchets toxiques déversés
en Côte d’Ivoire sont une véritable
catastrophe. Ce n’est pas un cadeau qu’on
lui a fait, mais une malédiction qu’on lui a
apportée, un véritable drame provoqué
dans ce pays. Dans l’engouement de l’enrichissement
facile, vite fait. Dans la corruption et la recherche du gain facile,
la recherche de la notoriété encrée
dans l’incompétence et le peuple ivoirien a
été sacrifié.
Aujourd’hui, on parle peu des déchets
toxiques comme si c’était devenu
un tabou. Et pourtant, les victimes sont là ! Ils meurent
chaque jour dans l’indifférence
à cause de la pauvreté infligée
à la population qui la met hors de la
réalité. En Côte d’ Ivoire,
on n’a pas le droit de parler des déchets
toxiques. On
n’a pas le droit d’organiser des marches
contre. On n’a pas le droit de trouver
les coupables. D’ailleurs, les coupables sont
là, mais
ils ne sont pas considérés comme tels. La vie de
l’Ivoirien, pour la richesse illicite de ceux qui disent
être là pour son bien n’a pas de sens ni
de considération. Les déchets toxiques sont
arrivés dans le pays comme ça, sans personne, par
magie !
Ils étaient pauvres hier,
aujourd’hui, dans le mépris du
peuple, ils roulent carrosses. Les déchets toxiques,
c’est un crime contre le peuple, un crime contre
l’environnement ivoirien, un crime honteux. C’est
un scandale qui un
jour forcément rattrapera les responsables
aujourd’hui dans l’impunité et qui,
naïvement croient que l’avenir leur appartient.
Concernant la composition chimique de
ces déchets, il est
estimé qu’il s’agit d’une boue
riche en hydrocarbures, contaminée par au moins trois
éléments : de l’hydrogène
sulfuré (très toxique par inhalation), des
mercaptans (composés soufrés) et de la soude
caustique. Sur le plan sanitaire, l’hydrogène
sulfuré provoque des irritations des muqueuses et voies
respiratoires jusqu’à la mort
par empoisonnement du sang, en passant par des nausées ou
des vertiges. Depuis, des émanations toxiques
s’échappent des décharges et ont
déjà affecté des milliers de
personnes. L’enlèvement des déchets
toxiques et la dépollution de sites n’est pas
effectif.
Les chiffres concernant les malades vont
aller en augmentant
parce qu’au jour d’aujourd’hui, les zones
contaminées n’ont pas totalement disparues et ont
affecté les nappes phréatiques et probablement le
milieu marin. Aucune analyse de nos eaux n’est faite et la
population continus de circuler dans les zones contaminées,
de boire et de consommer des produits en provenance des lagunes en
toute insouciance. Ces produits présentent aussi une
nocivité très forte pour
l’environnement, qui s’avérera
catastrophique. Certains experts mentionnent également la
présence d’organochlorés, ce qui
rendrait cette pollution encore plus grave (ces polluants persistent
dans l’environnement et pénètrent la
chaîne alimentaire).
La moitié des enfants
examinés a des taux de plomb dans le
sang excédant les niveaux internationalement
acceptés, alors que 42 % des échantillons de sol
contiennent presque dix fois plus de plomb qu’un sol dit
“non pollué” (plus de 400 parties par
million contre 50 ppm).
Les enfants ont été exposés
aux polluants tels que les métaux lourds et
les substances toxiques par le sol, l’eau et l’air,
(fumée de déchets brûlés)
avec
des complications respiratoires, gastro-intestinales et
dermatologiques. Presque la moitié des enfants
examinés souffraient des maladies respiratoires, y compris
la bronchite et l’asthme chroniques.
Une catastrophe
sanitaire. Dans l’avenir, ce sont des enfants nés
de
malformation que nous aurons.
On nous parle d’indemnisation
financière pour les victimes
et pourtant, les indemnisés comme le jeune Adja Nicaise
Clément continus de souffrir sans
pouvoir se payer des médicaments, parce que les 200.000
francs CFA qui lui ont été alloués ont
été vite engloutis dans les soins. La
gratuité des soins et des médicaments pour les
victimes de la pollution devait être assurée par
l’Etat.
N’est ce pas le comportement qu’aurait eu un
gouvernement soucieux du bien être de sa population et pour
laquelle il existe ? Il n’y a pas que les
élections ! Et pourquoi seulement les élections
suivis du désarment ? Rien d’autre ne peut se
faire en marge ? Et que des discours sans aucun concret en retour ?
Un quart des maladies dans le monde sont
liées aux risques
environnementaux. Selon l’Organisation Mondiale de la
Santé (OMS), un quart de toutes les
maladies affectant l’humanité est attribuable aux
risques environnementaux notamment
chez les enfants, plus vulnérables que les adultes. Parmi
les enfants âgés moins de cinq ans, les maladies
liées aux facteurs environnementaux sont responsables de
plus de 4,7 millions de décès annuellement.
Vingt-cinq pour cent des décès dans les pays en
voie de développement sont liés aux facteurs
environnementaux, comparés à 17 pour cent des
décès dans le monde
développé. En plus de ces chiffres, quand il faut
y ajouter les épidémies liées
à l’insalubrité à Abidjan et
trop conséquent, il y a de quoi pleurer sur le quotidien des
ivoiriens, tant que les gouvernants là pour
s’enrichir de l’argent du peuple, occuperont notre
Etat.
Il faut que le peuple ivoirien puisse
connaître un jour, les
vrais coupables et les sanctionner. Nous ne pouvons comme cela accepter
de continuer dans l’impunité et le
silence.
Edmond Edouard N’GOUAN
Président du Parti
Ecologique Ivoirien
Secrétaire Exécutif de
la Fédération des Partis écologistes
et
Verts ouest africain
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