Le parti Ecologique Ivoirien






Scandale des déchets toxiques
La détresse des parents

Le Patriote No. 2361 du Vendredi 17 Aout 2007

N’Djessi Kouamé Hermann n’a que 22 ans. Il vivait avec ses parents à Bouaké. Il venait d’avoir son BEPC lorsque la guerre a éclaté. Son père, Topographe à la mairie de Bouaké a dû, comme des milliers de personnes, fuir les combats. Les parents sont allés vivre dans un campement à Daloa. Le fils est venu à Abidjan pour continuer ses études. Sanata Konaté a, quant à elle, 30 ans, et mère d’une fille de 8 ans. Elle est commerçante dans la commune d’Abobo. « Sanata est une très belle femme. Plus belle que sa jeune sœur assise », confie son oncle, en nous montrant une belle jeune fille de teint noir, grande de taille, effilée, avec de yeux ronds. Aujourd’hui, couchée sur ce lit d’hôpital, Sanata n’a plus un trait de beauté. Elle est l’ombre d’elle-même. Koné Fanta conserve encore sa forme. Un peu potelée, elle dit avoir 27 ans et mère de deux enfants, issus d’un premier mariage qui s’est soldé par un échec. Aujourd’hui, elle s’adonne au commerce. Les parents de toutes ces victimes sont au bord de la détresse. Ils assistent impuissants, aux souffrances endurées par leurs enfants. C’est les larmes aux yeux que chacun d’eux, nous a raconté son calvaire. Tous n’ont qu’un souhait. « Il faut que la vérité éclate. Que l’opinion publique et internationale sache qu’il y a des personnes qui continuent d’être intoxiquées par les déchets toxiques, et qui développent des maladies incurables. Malheureusement ce sont les pauvres, sans voix, qui sont frappés par ces tristes sorts. Il faut que le gouvernement accepte cette réalité et nous donne les moyens pour soigner nos enfants, qui ne bénéficient d’aucune mesure de sécurité sociale », lancent-ils en chœur.

D. Maïmouna
 
 

Source : lepatriote.net

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