
Les étudiants
de la cité universitaire de Port Bouët 3, munis de
sifflets et de mégaphone, ont déversé
des déchets, de la boue et de
l’huile de vidange de moteur sur les murs et dans des
services de la
marie de la commune. C’était le vendredi 14
août. Des vitres ont volé
en éclats. Ils ont escaladé les murs pour pouvoir
accomplir leur sale
besogne, à l’intérieur où
ils ont déversé des déchets dans des
registres d’Etat civil. Du coup, tous les services ont
été fermés aux
usagers. L’odeur qui se dégageait rendait
l’atmosphère insupportable.
Selon M. Traoré Karim, troisième adjoint
au maire, c’est vers 10h que
les étudiants sont arrivés. Et en moins de trente
minutes, comme un
éclair, ils avaient fini leur opération avant de
se volatiliser dans la
nature. Les forces de l’ordre, arrivées, quelques
minutes, plus tard,
avec un détachement d’un cargo d’une
cinquantaine d’agents, n’ont pu
que constater les dégâts.
« Nous allons porter plainte »,
a-t-il
déclaré. A l’en croire, sa commune
souffre d’un problème
d’assainissement. « Ils se sont
trompés de cible parce que c’est Sodeci
Assainissement qui, depuis deux mois, est à pied
d’œuvre pour régler le
problème », a-t-il laissé
entendre. Le secrétaire général de la
mairie,
N’dri Ludovic a trouvé dommage que ce
problème de refoulement des eaux
usées en arrive jusqu’à ce point. Quant
à Séri Gbada Célestin, tout est
une question d’incivisme. Il a accusé des
habitants et surtout des
propriétaires de maquis de déverser des corps
lourds dans les
caniveaux, au point de les boucher, de même que les regards.
« Port
Bouët est une zone très ensablée. Et du
sable aussi bouche les
installations. Il faut que la mairie détruise tous les
maquis
construits sur les caniveaux, pour nous permettre de
travailler »,
a-t-il souligné, non sans ajouter que les
étudiants dont la cité est en
amont, subissent les constructions anarchiques, en aval, sur les
caniveaux. Le maire Hortense Aka Anghui qui
n’était pas présente, au
moment des faits, s’est refusée à tout
commentaire, après une
concertation d’une trentaine de minutes avec ses
collaborateurs. Un
tour à ladite cité nous a permis de constater que
tous les regards qui
y sont, refoulent les eaux usées, rendant ainsi la voie, en
face,
impraticable. L’odeur qui se dégage est
pestilentielle.
par Dominique FADEGNON