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Gestion durable des forêts : LE CNRA PROPOSE LA CACAOCULTURE EXPÉRIMENTALE COMME ALTERNATIVE
Dernière mise à jour : 14 Jul 2007 - 18:23 GMT

Une nouvelle technique de la culture du cacao pour préserver le massif forestier résiduel de la Côte d’Ivoire. C’est ce que propose le Centre National de recherches agronomiques (CNRA). Qui a déjà créé des parcelles expérimentales dans les départements de San-pédro (Gabiadji ) et soubré ( Méagui).

Après la visite guidée qu’elle a entreprise récemment avec les journalistes, l’on peut déjà affirmer que cette structure de recherches, à travers la phase pilote du projet de production durable cacao (PRODUCAO) initiée dans le Bas-sassandra, est en passe de réussir une expérience pour le moins révolutionnaire.

En effet, les résultats d’une recherche sur le site expérimental d’Oumé et la station de recherche de Divo qui visent la gestion rationnelle et durable des forêts de la côte-d’Ivoire avaient été mis à la disposition des cacaoculteurs en 2003.

Il s’agissait de nouveaux systèmes de régénération cacaoyère et de production plus intensifs et durables à travers l’utilisation d’un nouveau matériel végétal amélioré aux techniques modernes pour préserver l’environnement. Ceci consistait en l’arrachage total des vergers dégradés dans les jachères appauvries pour replanter l’espace en associant le végétal sélectionné à des légumineuses, une espèce d’essence à croissance rapide. Pour que les jachères soient transformées en forêts artificielles avec la replantation de ces « forêts fabriquées » pendant trois ans et que celles-ci deviennent aussi performantes que des forêts sempervirentes (denses).

En 2005, une mission de valorisation de ce projet était dans le Bas-Sasandra. Docteur NICODEME ZAKRA, un des responsables de cet instrument au service du développement agricole et dont la mission est de préparer l’agriculture de demain par l’anticipation des prévisions, avait sensibilisé les paysans sur la portée du projet. Il leur avait dit que si l’itinéraire préconisé était respecté, notre cacao qui est d’une faible productivité (300 à 500 kg) par hectares pouvait atteindre les 3 tonnes à l’hectare et que « ce cacao n’allait plus manger la forêt ».

Au demeurant, les résultats de ces 4 années de recherche était une réponse au président Laurent Gbagbo qui, lors des premières journées de cacao en Côte-d’Ivoire, lançait pathétiquement que le cacao mange trop la forêt.

Aujourd’hui, Il n’est pas exagéré de dire que le CNRA a réussi son pari dans la région du Bas-Sassandra avec ses plantations expérimentales faites dans les jachères et qui sont entrées en forte production. Ces acquis du CNRA pourraient donc ressusciter l’ancienne boucle du cacao ( Daoukro, Bocanda, Bongouanou, Dimbokro ,…) si ces itinéraires préconisés étaient respectés.

Le Massif forestier ivoirien, on ne le dira jamais assez, est presque inexistant de nos jours. Il n’est plus que deux millions d’hectares de forêt contre une dizaine de millions au lendemain de notre accession à l’indépendance.
EDMOND K. KONAN
waterfeelingked@yahoo.fr


Source : fratmat.info



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