Le Parti Ecologique Ivoirien


Dérive écologique : la Côte d’ivoire pourrait bien perdre le nord


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lundi 18 juin 2012 - Par slateafrique.com


L'Auteur

Ghislaine Atta


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manifestations et les effets sont loin d’être connus
». C’est la grave révélation qu’a faite le directeur du département Biodiversité et sécurité alimentaire du centre suisse de recherche scientifique en côte d’ivoire, lors d’une conférence qu’il a animée, ce 28 juillet, sur le thème : « Peut-on encore éviter la dérive écologique en Côte d’ivoire ? »

Considéré en Afrique de l’ouest comme un « point chaud » de biodiversité, la Côte d’Ivoire compte à elle seule 4700 espèces de plantes vasculaires sur les 9000 de la Haute Guinée (soit 52 %) ; 232 espèces de mammifères sur les 320 de la Haute Guinée (soit 73%) et 756 espèces d’oiseaux sur les 785 de la Haute Guinée (soit 96 %).

Aujourd’hui, pourtant, le pays d’Houphouët-Boigny caracole en tête des records mondiaux de déforestation avec la perte de 67% de son couvert forestier initial estimé en 1960 à plus de 5 millions d’hectares. Simple calcul pour savoir ce qu’il en reste. Et que dire du « syndrome de la forêt vide » qui guette la Côte d’ivoire, puisque l’appauvrissement de la faune sauvage n’est plus qu’un secret de polichinelle quand chacun sait les tonnes de gibier qui sortent des forêts en direction des marmites, grills et autres cocottes-minutes ? C’est tout simplement un euphémisme que de parler de « déclin » des populations animales. La pléthore d’institutions en charge de la Nature ivoirienne n’est pas là pour arranger les choses : les conflits de compétences sont légions, chaque ministère, office ou autre structure cherchant à justifier son existence sur les lignes budgétaires de l’Etat. Car oui, il faut faire du chiffre ! Ainsi, pendant que le ministère de l’Environnement s’échine à protéger le peu de forêt qui veut bien exister, son homologue de l’Agriculture travaille à étendre les aires arables, en encourageant les paysans à étendre leurs exploitations en puisant dans le même réservoir forestier…

Mais le Dr Inza Koné réussit tout de même l’exploit de rester optimiste : « il n’est pas (encore) trop tard, même si l’on distingue déjà bien la falaise depuis le navire Nature ivoirien ». On peut encore en rectifier la trajectoire, estime-t-il, pour peu que soient immédiatement mises en application les propositions suivantes: imposer la conservation de la nature au cœur des plans de développement ; développer et/ou renforcer les synergies entre l’Etat et ses partenaires intérieurs et extérieurs ; et enfin ajuster les lois en vigueur en vue de déterminer de manière efficace les champs d’action de chaque entité institutionnelle en charge de l’environnement.

 

Ghislaine ATTA


Source : slateafrique.com

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