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Affaire thon contaminé sur le marché ivoirien
Toute la vérité sur ce qui s’est passé

Depuis une semaine, des informations relayées par certains confrères font état du déversement d’une quantité importante de poisson thon contaminé sur le marché ivoirien. Le Service d’inspection et de contrôle sanitaires, vétérinaires en frontières (SICOSAV), du ministère de la Production animale et des Ressources halieutiques, dirigé par le Dr.Amatcha a été mis à l’index comme étant le service qui a fait entrave à la décision n°14 du 27 juillet, portant ordre d’interdiction d’appareillage du navire Santa Maria – bateau qui avait à son bord la marchandise en question – par la direction générale des affaires maritimes. Ce qui aurait permis l’écoulement de 45 tonnes de poisson thon contaminé sur le marché.

S’il est vrai qu’un navire français, Santa Maria, exerçant pour le compte de l’Union européenne, est arrivé en Côte d’Ivoire avec du poisson thon à écouler sur le marché ivoirien, il est maladroit de véhiculer l’information selon laquelle le contenu du bateau a été écoulé, comme le contenu du Probo Koala qui continue de faire de victimes, sans que les expertises en la matière n’aient été mises à contribution. Récit.

Le 23 juillet dernier, le SICOSAV assiste au débarquement du thon congelé du navire Santa Maria au port de pêche en vue d’une inspection sanitaire comme lui indique l’une de ses missions. Au cours de ce débarquement, une des cuves du bateau cède sous le poids d’une importante quantité de thon. Il se produit alors une fuite d’ammoniac. Le débarquement est immédiatement interrompu et le service d’inspection et de contrôle sanitaires vétérinaires en frontières ordonne un prélèvement d’échantillons pour analyse au laboratoire central pour l’hygiène alimentaire et l’agro-industrie (LCHAI). Le SICOSAV a également mis en alerte la direction des affaires maritimes pour la consignation à quai de Santa Maria durant toutes les analyses. Ce qu’elle fit avec la décision n°14 du 27 juillet, portant ordre d’interdiction d’appareillage du bateau. Les résultats obtenus, en plus d’autres analyses complémentaires beaucoup plus fines, montrent que les produits ne présentent aucun danger après consommation du poisson émanant du navire Santa Maria. Le service d’inspection et de contrôle sanitaires vétérinaires en frontières du ministère de la Production animale et des Ressources halieutiques saisit alors les affaires maritimes pour lever la mise en consigne le 28 juillet, à travers la «décision n°00048 portant ordre de levée d’interdiction d’appareillage du navire Santa Maria». Toutefois, les parties (SICOSAV et CMB qui est le consignataire du navire) ont convenu de faire rapatrier ces produits – une cargaison d’un poids total de 81200 kg, à savoir 45 tonnes – vers l’Union européenne, précisément en Espagne. Et depuis le 28 juillet dernier, le navire Santa Maria, dont le service d’inspection et de contrôle sanitaires vétérinaires en frontières dispose d’échantillons de ses produits, a pu quitter les eaux territoriales ivoiriennes.

Saint-Claver Oula (saintcoula@yahoo.fr)


Source : lecourrierdabidjan.info

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