L’Ivoirien Jean-Marc Anga
est le nouveau directeur exécutif par intérim de
l’Organisation internationale du cacao (Icco). Il remplace
à ce poste le Néerlandais Jan W. A. Vingerhoets.
Ces deux personnalités ont été
reçues en audience, hier, au palais présidentiel,
par le Président de la République. «Je
suis fier de représenter la Côte
d’Ivoire au plus haut niveau de l’Icco. Je mesure
l’ampleur de ma mission. Il y a de nombreux défis
à relever. Notamment le commerce équitable, la
promotion de la consommation du cacao sans artifice, la promotion de la
qualité. Je puis rassurer que l’Icco se tient aux
côtés de la Côte d’Ivoire pour
relever tous ces défis», a-t-il
indiqué. Jan Vingerhoets a, quant à lui,
encouragé Jean-Marc Anga dans sa nouvelle mission pour avoir
parrainé sa candidature. «Il y a trois ans que
j’ai demandé à aller à la
retraite et j’ai demandé au conseil
d’administration qu’il assure la direction.
J’ai été suivi et je suis content que
ce soit un Ivoirien qui dirige cette structure. Car la Côte
d’Ivoire compte beaucoup dans le cacao mondial»,
a-t-il dit. C’est en mars dernier que Dr. Jean-Marc Anga a
été désigné à
l’unanimité des pays membres pour prendre la
succession du Néerlandais en tant que directeur
exécutif par intérim de l’Icco, pour
une période initiale de deux années, en attendant
l’entrée en vigueur du nouvel accord international
sur le cacao conclu à Genève, au mois de juin
dernier. Dans son programme, il est prévu des
séances de travail avec le Premier ministre, le ministre de
l’Agriculture, le comité de gestion et
d’autres acteurs de la filière
café-cacao. En attendant de prendre officiellement fonction,
Dr. Jean-Marc Anga est présentement directeur de la division
économique et des statistiques de l’Icco. Il
travaille dans cette structure depuis 14 ans. C’est en 1996
qu’il y est entré comme chef de projet. Ses
fonctions actuelles de directeur de division
l’amènent à élaborer des
propositions de projets, à dresser des statistiques sur le
cacao et à rédiger des études et
rapports économiques sur l’économie
cacaoyère mondiale. Il coordonne également le
travail de l’ICCO avec le Fonds commun pour les produits de
base et avec d’autres donateurs sur les questions relevant du
financement de projets dans le domaine de
l’économie cacaoyère mondiale. Mais
avant d’entrer à l’Icco, Dr. Anga a
travaillé au service de la protection des
végétaux du ministère de
l’Agriculture de Côte d’Ivoire. Il y a
travaillé notamment sur le projet national de lutte contre
les criquets puants ainsi que sur le programme national de lutte
biologique contre la cochenille du manioc. Dr. Anga est titulaire
d’un Master en entomologie agricole (MPhil) de
l’Université de Cardiff, au Royaume Uni,
d’un doctorat d’Etat (Ph.D.) en agronomie de la
prestigieuse Imperial College of Science, Technology and Medicine de
l’Université de Londres et un Master en
administration des affaires (MBA) de l’Université
de Westminster, à Londres. Depuis dix ans, l’ICCO,
en collaboration avec ses partenaires des secteurs privé et
public, a formulé et/ou participé à un
certain nombre de projets bénéfiques pour la
filière cacao en Côte d`Ivoire. Notamment,
l’utilisation et la conservation du matériel
génétique du cacao,
l’amélioration de la commercialisation et du
commerce du cacao dans les pays producteurs de cacao engagés
dans un processus de libéralisation,
l’amélioration de la productivité et de
la qualité du cacao, la prévention et la gestion
de la propagation mondiale des nuisibles et des pathogènes
du cacao, le projet pilote sur la gestion des risques de prix pour les
cacaoculteurs en Côte d’Ivoire.
J-S Lia