
Les acteurs de la filière
bétail-viandes
ont procédé, hier, à
l’ouverture de l’assemblée
générale constitutive
de leur fédération nationale.
Les coopératives de base la filière
bétail-viande de la Côte d’Ivoire
ont décidé de donner une nouvelle dynamique
à leur secteur longtemps
miné par des divergences structurelles. Pour ce faire, ils
ont convenu
de la création d’une
fédération nationale des coopératives
de la
filière bétail-viande de Côte
d’Ivoire. L’assemblée
générale
constitutive de cette structure a eu lieu, hier, au conseil
économique
et social au Plateau. Placée sous la présidence
du ministre de la
production animale et des ressources halieutiques, Dr Douati Alphonse,
cette assemblée a également enregistré
la présence du ministre de
l’intégration, Koné Amadou, de
plusieurs présidents de fédération
venus
de la sous région (Mali, Burkina,
Sénégal, Benin) et du responsable du
programme Atp (Agro-business Trade Promotion), Sidibé
Seydou, un
programme régional financé par les Etats Unis
d’Amérique pour dynamiser
les filières bétail. Le responsable dudit projet
a souligné la volonté
des Etats Unis d’accompagner les acteurs de la
filière pour le
développement de leurs activités. Il a
souhaité que la nouvelle
fédération qui va naitre s’inscrive
dans une gestion professionnelle.
Sidibé Seydou a noté qu’il
était nécessaire que les différents
pays
travaillent ensemble. Le président de la
confédération des
fédérations
nationales des filières bétail-viandes des pays
membres de l’Uemoa,
Issiaka Sawadogo, s’est réjouit de la tenue de
l’assemblée. Ces
assises, a-t-il souligné, mettront fin aux
spéculations qui taxent
l’actuelle fédération
d’illégitime. En effet, la
fédération nationale
des coopératives, associations et
sociétés de la filière
bétail viandes
de Côte d’Ivoire (Fenacofb-ci), qu’il
dirige est ne connait des
conflits de leadership. C’est pourquoi il a salué
l’implication des
autorités ivoiriennes « Il faut noter que le
gouvernement s’est
personnellement investi dans cette assemblée constitutive
pour lui
donner sa marque de crédibilité. Et des avocats
sont là pour constater
les travaux des assises » a fait remarqué Issiaka
Sawadogo. Il salué
les efforts consentis par leur ministre de tutelle pour donner les
moyens d’action la confédération
qu’il dirige. Avant d’exprimer sa
confiance à la nouvelle fédération qui
sera portée sur les fonds
baptismaux, au terme des deux jours d’assises. Le Dr Aphonse
Douati
s’est félicité de voire que les
recommandations d’un récent atelier
organisé par son ministère aient
été prises en compte par les
organisateurs de l’assemblée. Cela
réduira, selon lui, le déficit
récurrent de viande sur le marché. «
Les besoins en viande de la Côte
d’Ivoire est de 100 milles tonnes par ans et seulement 38% du
ravitaillement est couvert par la production nationale. Pour
répondre
au ravitaillement, il faut une fédération forte
qui demande
l’implication de tous. Ouverte à
l’intégration » a conseillé
le
ministre. Le président de la cérémonie
a également rappelé les
producteurs de bétail au respect de leurs engagements.
« Le
gouvernement vous encourage pour votre initiative. Mais ne perdez pas
de vu que vos vous êtes engagés à
cultiver l’esprit d’entente et de
consolidation de la filière » a rappelé
le président de la rencontre.
Rappelons que les conclusions de ces assises seront données
ce matin
avec la présentation du conseil d’administration.
Le ministre Alphonse Douati a réitéré
le soutien du gouvernement aux acteurs de la filière
bétail-viande
Encadré
Le convoyage de bétails, un réseau
d’escrocs
Le président de l’union des consommateurs
Soumahoro Ben Fally, a
traduit le ral-bol des consommateurs à l’ouverture
de l’assemblée
constitutive de la fédération de la
filière bétail-viande. Il a lancé
un appel au gouvernement pour qu’il s’implique
davantage dans la
gestion de la filière pour assurer la
sécurité des consommateurs.
Soumahoro Fally a pointé un doigt sur le système
de convoyage qui a
fait flamber, selon lui, le prix du bétail durant les
récentes fêtes de
finn d’année. Ce système dont se sont
accaparées certaines personnes
est, à en croire le président des consommateurs,
un réseau d’escrocs,
sans foi, ni loi. Et d’interpeller le ministre Alphonse
Douati afin que
ce réseau soit démantelé. «
Les consommateurs sont ceux qui supportent
la flambée des prix ». Ces propos ont eu
échos. Le ministre Alphonse
Douati a rappelé que le convoyage n’est pas un
métier » Celui qui pense
que c’est un métier, perds son temps » a
martelé ce dernier
K. Anderson