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Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
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Le
parti Ecologique Ivoirien

Alpha Oumar Konaré
critique violemment Sarkozy
(28-juillet-2007) (Source: nouvelobs.com )

Pour
l'ancien président du Mali, qui est à la
tête de la Commission de
l'Union africaine, le discours du chef de l'Etat français
à Dakar
"n'est pas le genre de rupture" souhaitée.
L'ancien
président du
Mali Alpha Oumar Konaré, président de la
Commission de l'Union
africaine (UA), a jugé vendredi 27 juillet dans une
interview à Radio
France Internationale (RFI) que le discours prononcé
à Dakar par le
président Nicolas Sarkozy "n'est pas le genre de rupture"
qui était
souhaitée.
"Ce discours n'est pas le genre de rupture qu'on aurait
souhaitée. Ce
discours n'est pas neuf dans le fond, il rappelle des
déclarations fort
anciennes, d'une autre époque, surtout quant à
l'appréciation sur les
paysans que je n'approuve pas", a commenté Alpha Oumar
Konaré.
Nicolas Sarkozy a déclaré que "le paysan africain
ne connaît que
l'éternel recommencement du temps, rythmée par la
répétition sans fin
des mêmes gestes et de mêmes paroles. Dans cet
imaginaire où tout
recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni
pour l'idée de progrès".
"Exigence de mémoire"
Alpha Oumar Konaré a également réagi
au rejet de toute repentance
affiché par Nicolas Sarkozy au sujet de la colonisation,
qu'il a
toutefois qualifiée de "grande faute".
"Une bonne partie du retard de l'Afrique est liée
à cela et cette
réalité, je suis sûr que le
président le sait, (…) personne n'a le
droit de la nier, et cela n'a rien à voir avec la
repentance. Cette
exigence de mémoire ne peut pas être simplement le
fait des Africains",
a-t-il dit.
"Je le dis clairement, cette page, nous ne la déchirerons
jamais (…)",
a-t-il ajouté.
A l'adresse des "jeunes d'Afrique", le président
français a affirmé que
s'ils voulaient sortir de "l'arbitraire", de "la corruption", de "la
violence", du "parasitisme" et du "clientélisme",
c'était à eux "de le
décider".
Sarkozy "a besoin de mieux
connaître l'Afrique"
"Cet appel à la jeunesse africaine est un appel important
(…) mais ce
discours n'est pas nouveau en Afrique. Beaucoup de dirigeants africains
le tiennent, les jeunes africains le savent et beaucoup de ces jeunes
depuis longtemps se battent", a réagi M. Konaré,
tout en reconnaissant
que M. Sarkozy "avec raison, a mis à nu une
responsabilité de
l'Afrique".
"Si cet appel nous interpelle (…), c'est pour qu'on se
dresse, et que
nous même prenions nos affaires en mains", a poursuivi M.
Konaré.
"Je suis certain que le président souhaite la rupture
(…). Je pense que
pour l'aider dans la rupture, il a besoin de mieux connaître
l'Afrique
et nous sommes prêts dans ces échanges avec lui",
a-t-il conclu.

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