Le Parti Ecologique Ivoirien



Mali :

Programme national de sécurité alimentaire



Lundi 02 juin 2008 - Par Le Mali.fr


Un déficit de 35 milliards CFA ! - Le réseau de communication Kayira en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a organisé une conférence-débats à l’Espace d’expression démocratique Kayira le samedi 31 mai dernier sur le thème ‘’Quelle politique pour atteindre la souveraineté alimentaire au Mali ?’’. La conférence était animée par Dr Diallo Aïssata Traoré, Directrice du département de planification et suivi au Commissariat à la sécurité alimentaire, MM. Victor Sy et Modibo Sacko, respectivement Inspecteur de science à la retraire et paysan à Niono dans la zone Office du Niger.

Dr Diallo Aïssata Traoré a fait d’abord un petit rappel de la création en mai 2004 du Commissariat à la sécurité alimentaire à partir de la transformation de la stratégie nationale de sécurité alimentaire de novembre 2002.

Pour le Dr Diallo Aïssata Traoré, la sécurité alimentaire comprend 4 éléments qui sont entre autres, la disponibilité de la consommation par rapport à la production nationale, l’accessibilité des produits par les populations, la stabilité (le produit doit avoir un certain équilibre dans l’ensemble du pays) et, enfin la préparation.  Car, à son avis, la  préparation d’une alimentation riche pour la consommation ne relève pas de l’impossible. Et Dr. Aïssata Traoré d’expliquer que dans notre pays, il y a deux voies pour assurer la sécurité alimentaire.

La voie conjoncturelle, qui est composée d’une dimension alimentaire, qui consiste à identifier toutes les localités vulnérables où il y a un déficit alimentaire afin de mettre sur place des banques de céréales pour leur approvisionnement.


Et le département d’échange chargé d’harmoniser les prix. Il incite les fournisseurs à amener dans les zones où le besoin se fait sentir. Il y a aussi le stock d’intervention de l’Etat qui se trouve actuellement à 35 000 tonnes qu’ils souhaitent ramener à 100 000 tonnes en 2010.

A en croire la directrice du département de planification et suivi, le budget du Programme national de sécurité alimentaire, estimé par le gouvernement à 114 milliards de francs CFA souffre d’un déficit de 35 milliards.  Aujourd’hui plus de 90% des 12 000 villages du pays ont élaboré leur plan de sécurité alimentaire a-t-elle ajouté.

La dimension structurelle, quantd elle est schématisée de la façon suivante : dans chaque commune, il existe le Conseil communal à la sécurité alimentaire, le Conseil régional pour les régions et le commissariat à la sécurité alimentaire qui a son siège dans le District de Bamako.

Elle a tenu à préciser la différence entre la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire, deux termes qui font l’objet de confusion. En effet, la première consiste à compléter le stock initial existant dans le pays qui est insuffisant pour l’approvisionnement annuel.

Alors que la souveraineté alimentaire est basée sur la suffisance de la production nationale pour la consommation nationale.

Pour Modibo Sacko, paysan ressortissant de Niono dans la zone Office du Niger,   la souveraineté alimentaire n’est réalisable que si l’on aide les paysans à produire plus.

Les paysans souffrent du manque de moyens de production. Il y a ensuite le problème de transformation et d’acheminement des produits locaux.  Pour M. Victor Sy, ‘’on est en train de nous préparer pour les organismes génétiquement modifiés (Ogm).

Ces organismes sont mauvais, inadaptés et coûtent cher pour nos paysans, car ils seront obligés de payer des semences à chaque nouvelle saison’’ a-t-il dit.  M.Sy a également dénoncé les subventions accordées à certains paysans des pays du nord. ‘’L’Afrique est présentement convoitée par toutes les puissances mais le paysan africain souffre de la concurrence déloyale des producteurs européens qui bénéficient des subventions.

Le capitalisme ne fait qu’aggraver cette situation, le capitaliste n’agit que s’il peut tirer du profit’’ a il indiqué.

Ousmane Coulibaly

Le Challenger du 2 juin 2008



Source : lemali.fr

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