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P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
| par Gilbert Léonard |
Agression
islamophobe
par deux nazillons
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lundi 04 août 2008 - par Gilbert Léonard |
Où sont les médias et les
politiques français ?Dans
la nuit du jeudi 24 juillet
2008 au vendredi 25 juillet 2008, descendant du train Paris-Saint
Quentin et
devant rentrer à pied chez moi, je décide de
couper par le parc de
l’université. C'est alors que je croise sur ma
route deux individus qui m’accostent
pour me demander une cigarette. Je leur explique alors qu'il me sera
difficile
de leur en donner car il ne m'en reste presque plus. Le premier
s’approche de
moi et me demande si je suis musulman. Ce à quoi je
réponds, oui . Il me
demande ensuite depuis combien de temps je suis en France. Je lui
réponds que
je suis né en France et que j’y ai toujours
vécu. Intrigué par ces questions,
je lui demande pourquoi il veut savoir tout ça. Le second
s’approche alors de
moi et me répond "Parce que nous sommes des nazis". Il me
demande
ensuite ce que je pense de l’état de la
Yougoslavie. Ce à quoi je lui réponds :
"On ne se connaît pas, je suis fatigué, je veux
rentrer chez moi. De toute
façon, vous avez envie de me casser la gueule,
c’est ça ? ". "C’est
possible" me dit-il. "Mais que penses-tu de ce qui se passe en
Yougoslavie ? ". Je réponds que je ne sais pas. Soudainement
le premier
d'entre eux me porte un coup de poing au visage. Je tombe à
terre et là ils
commencent à m'administrer une série de coups
pieds sur l’ensemble du corps et
de la tête. Je me protège comme je peux , en me
recroquevillant sur moi-même,
mes mains me couvrant la poitrine. L’action est
très rapide. J’entends l’un
d’entre eux déclarer : « C’est
bon, on se casse ». Me relevant et craignant qu'ils
ne reviennent je me rends en courant sur le boulevard Beethoven. Vu mon
état je
téléphone immédiatement aux pompiers
qui une fois sur place me transporteront
aux urgences.
Au
bilan, j’ai deux plaies au
crâne, sept points de suture, des hématomes au
visage et dans le dos, et un
pneumothorax traumatique (un poumon légèrement
perforé par une côte). Les
gestes usuels tels que s’asseoir, se relever ou
s’allonger me demandent des
efforts pénibles. Après examens à
l’unité médico-légale des
Yvelines, une incapacité
totale de travail au sens pénal de 21 jours a
été prononcée. Je me sens encore
choqué par l’agression, je
n’arrête pas d’y penser et de me repasser
le film
dans ma tête. Malgré mes peurs j'ai
néanmoins porté plainte car je suis
très
attaché à ce que le caractère raciste
de cette agression soit reconnu.
Nouredine RACHEDI

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