Le Parti Ecologiste du Mali


Présidente :
Madame Fadimata Bintou TOURE


La terre et la ménagère

 

coupe-de-bois-ivoirienAu Mali, comme au Bénin, il n'existe pas de politique durable de protection de la terre. Pourtant, pour Fadimata Bintou Touré, l'une des fondatrices du Parti Ecologiste pour l'Intégration (PEI), " Nous pouvons gouverner le pays autrement, en permettant à la population de vivre de la terre tout en la protégeant. " 

Il faut attirer l'attention de la population sur les dangers que représentent la désertification et la désertisation*. " Les ménagères tirent leurs produits des maigres ressources forestières qui restent. " Or, depuis les années 60, la dégradation de l'environnement accompagne celle du pouvoir d'achat de la ménagère.

" Les autres formations politiques ont peur de nous car elles savent que l'enjeu que nous mettons en avant est important. Notre programme ne permet pas le mensonge ", explique Fadimata Bintou Touré. " En 1992, les autres partis nous ont donné une place. Très vite, ces mêmes formations nous ont combattu au niveau de la population. Pour nous nuire, on nous a comparés aux éléments des Eaux et Forêts qui empêchent qu'on coupe les arbres n'importe comment, qui sont perçus comme la police. "

 

Le soleil, le vent et le gaz

 

Malgré cela, le parti obtient six conseillers municipaux en 1992 grâce à sa nouvelle conception politique et sans financement. " Nous avons mené la campagne avec nos petits moyens. Nous avons fait l'erreur de vouloir aller partout pour que notre parti soit national et nous nous sommes éparpillés ", analyse Fadimata. A l'époque pourtant, 20 000 militants répondent présent. Aujourd'hui, ils sont certainement plus, même si le parti manque de statistiques car il ne s'est pas présenté aux élections de 1997.

Contrairement à celle du Bénin, la population malienne agit. " Notre pays est continental, tropical et sous-développé. Nous ne vivons que de la nature. Si l'on développe l'énergie solaire, la population n'ira pas couper du bois. Il faut mettre en place une politique pour aider les populations à se servir des énergies renouvelable (comme l'énergie éolienne).Ce sont des produits très chers qu'une famille ne peut pas se payer. Une bouteille de gaz coûte entre 1700 et 2000 FCFA alors que le Smic est à 1700. Les gens préfèrent couper du bois. Tant que le problème de l'énergie ne sera pas résolu, la population souffrira et l'environnement en fera les frais ", explique Fadimata.

Sensibiliser, former les militants et la population sont donc des priorités. " Beaucoup sont curieux de ce que nous faisons et comme 60-70% d'entre eux sont analphabètes, nos séminaires de formation sont en français et en langues locales. " Le parti écologiste malien espère une intégration au niveau national et africain (sous-régional). Aux prochaines élections, en 2002, il compte bien se présenter à tous les niveaux.

*Poches de désert, de déboisement au sud du pays dans une zone qui n'est pas au contact direct avec le désert. On exploite ces zones de savane. Les terres sont utilisées pour l'élevage extensif et les cultures de rente comme le coton.

 

Olivia Marsaud (Afrik.com)



Le secteur de l'éducation est prioritaire dans les travaux du Parti Ecologiste du Mali



Les pouvoirs publics poursuivent leurs efforts d'installation de cyber-espaces dans les établissements scolaires. Hier, le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Gaoussou Drabo, et son homologue de l'Éducation nationale, Mamadou Lamine Traoré, ont inauguré deux autres cyber-espaces baptisés cyber-Edu, dans le district de Bamako. Le premier centre est installé au groupe scolaire Mamadou Konaté (académie de la rive gauche) et le second se trouve au groupe scolaire de Kalaban-Coura (académie de la rive droite).

Les deux ministres étaient accompagnés du gouverneur du district de Bamako, Ibrahim Féfé Koné, et de responsables des projets Agetic et Minti.

Dans les établissements scolaires bénéficiaires, un accueil très chaleureux a été réservé aux visiteurs par les enseignants et leurs élèves, preuve du fort intérêt suscité par l'Internet.

Gaoussou Drabo a justement rappelé que dans le document de politique nationale et de plan stratégique des technologies de l'information adoptés par le gouvernement, le secteur de l'éducation a été identifié comme prioritaire dans les actions de promotion des TIC. Dans le cadre de la collaboration entre les deux départements, le ministre de l'Éducation nationale avait insisté sur l'implantation de cyber-espaces de l'éducation dans les établissements d'enseignement fondamental et les structures de formation de maîtres. Le département de la Communication et des Nouvelles technologies s'est efforcé de prendre ce souci en charge dans le cadre d'un projet monté avec la République et le Canton de Genève et la CNUCED.

Ce projet consiste à implanter des Cyber-Edu de 15 à 30 PC dans dix groupes scolaires et trois instituts de formation de maîtres dans le district de Bamako ainsi que dans les Régions de Sikasso et de Mopti. En outre, le programme accorde une attention particulière aux ressources humaines puisqu'il intègre la formation non seulement des enseignants mais aussi des personnels administratifs scolaires et l'usage productif de l'information et de l'Internet, a souligné le ministre Drabo.

Grâce au financement de la République et du Canton de Genève, chaque groupe scolaire, chaque IFM bénéficiaire recevra un serveur passerelle, 15 à 30 PC avec écrans plats, mis en réseau et connectés à l'Internet haut débit par la Sotelma et l'Agetic, une imprimante laser en réseau, un onduleur de 3 KVA, un vidéo projecteur, un scanner, un appareil photo.

Le projet Cyber-Edu va mettre entre les mains des enseignants, l'outil informatique et l'Internet pour leur permettre de faire plus efficacement leur travail. Il va aider l'administration scolaire à communiquer à travers les serveurs passerelles en temps réel avec sa hiérarchie. Enfin, les enfants vont s'accoutumer à l'outil informatique et à l'Internet pour préparer l'entrée de notre pays dans la société de l'information.

Pendant tout le mois dernier, des formateurs suisses, espagnols et maliens ont animé deux ateliers de formation de formateurs organisés dans les locaux de l'Agetic. Le ministre de la Communication a rappelé aux bénéficiaires que les outils qui leur sont ainsi remis sont largement perfectibles et qu'ils peuvent les améliorer en explorant les possibilités qu'offre l'Internet. "Je ne doute pas qu'ils le feront, car l'engagement qu'ont démontré les participants tout au long des ateliers nous incite à l'optimisme", a indiqué Gaoussou Drabo.

Son homologue de l'Éducation nationale, Mamadou Lamine Traoré, s'est, lui, avoué comblé par l'installation de d'outils qui permettront la formation à la fois du corps professoral et des élèves. Il a appelé les bénéficiaires à veiller à l'entretien des équipements reçus.

Tour à tour, les directrices des deux académies de Bamako, Mme Diallo Fadimata Bintou Touré et Mme Togola Diama Cissouma ont salué cette initiative et la synergie réalisée par les deux départements. Ce projet Cyber-Edu s'adapte parfaitement, jugeront-elles, aux objectifs fixés par les pouvoirs publics pour le développement de l'éducation.

Gaoussou Drabo a relevé que l'attente est très forte dans les établissements de Bougouni, Sikasso, Djénné et Mopti-Sévaré, et a promis que les efforts conjoints des deux départements, permettront de les satisfaire bientôt.

 

Mh. TRAORÉ




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