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Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
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Le
parti Ecologique Ivoirien
Discours de rupture au
Conseil de sécurité : KONARÉ DEMANDE LA
SUPPRESSION DES BASES MILITAIRES EN AFRIQUE
Politique
Dernière
mise à jour : 26 Sep 2007 - 00:22 GMT
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 Le
président de la Commission de l'Union africaine, Alpha Oumar
Konaré
| Nos envoyés
spéciaux l'ont annoncé dans notre
édition d'hier : " Paix
et sécurité en Afrique, débats houleux
en perspective". Ils ne
croyaient pas si bien dire car la rencontre du Conseil de
sécurité de
l'ONU provoquée, hier, par le Président
français, Nicolas Sarkozy,
s'est voulue un moment de vifs échanges entre les dirigeants
africains
et leurs partenaires occidentaux. En somme, un discours de rupture tenu
par les différents intervenants. Dont le
président de la Commission de
l'Union africaine, Alpha Oumar Konaré, qui a
demandé " la suppression
(pure et simple) des bases militaires en Afrique". Cette position
rejoint celle de tous ceux qui oeuvrent à la pleine
souveraineté de
l'Afrique. Mais personne n'avait jamais osé l'exprimer aussi
clairement
avant la crise ivoirienne au cours de laquelle la Côte
d'Ivoire et son
Président ont su se dresser contre tous ceux qui n'avaient
pas encore
compris que le glas du néocolonialisme avait
sonné.
Selon M. Konaré, si les financements et autres aides au
développement
sont nécessaires au continent africain, ils ne doivent pas
servir de
prétexte aux puissances étrangères
pour s'ingérer dans les affaires
intérieures des Etats d'Afrique. Des propos courageux qui
ont été
également tenus par le Président sud-africain,
Thabo Mbeki, premier à
prendre la parole à cette rencontre. Il a fait remarquer
qu'il est bon
que les partenaires au développement apportent de l'aide aux
Etats
moins développés.
Mais, affirme-t-il, lorsque l'Afrique démontre sa
capacité à se prendre
en charge et à régler elle-même ses
problèmes, comme c'est le cas de la
Côte d'Ivoire depuis la signature de l'Accord de Ouaga, il
faut l'y
encourager plutôt que de lui poser d'interminables obstacles
dans le
seul but de la voir échouer et de proclamer ainsi son
immaturité et
donc la nécessité pour elle de demeurer
accrochée à des tutelles
étrangères.
Initiateur de la rencontre, le Président Sarkozy a
souhaité que les
Africains prennent en main leur destin. Il a
prôné, en outre, "un
partenariat renforcé entre l'ONU et l'Union africaine au
service de la
paix". Car, soutient-il, l'Afrique doit être aidée
par le monde entier.
C'est pourquoi, Nicolas Sarkorzy et ses interlocuteurs se sont
appesantis sur les crises au Darfour, en Somalie, etc.. Ils se sont
félicités de quelques embellies dans certains
Etats : la Côte d'Ivoire
est progressivement en train de sortir de la crise ; la Sierra Leone
vient d'organiser avec succès son élection
présidentielle qui a porté
au pouvoir l'opposant Ernest Bai Koroman à la satisfaction
de la
communauté internationale. Le Chef de l'Etat
français, à l'instar de
ses autres pairs intervenus hier à la tribune de l'ONU,
recommande le
strict respect de la personne humaine et des droits de l'homme. Il
demande que soient punis tous ceux qui se livrent, à travers
le monde,
aux violations des droits de l'homme et autres actes criminels.
Abel Doualy
(Source : Envoyés spéciaux)
Source
: fratmat.info | | |
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