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P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
Cote
d`Ivoire : Vers
une présidentielle sans le désarmement des Forces
nouvelles
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mercredi 8 octobre 2008 - Par Le Temps |
C’est
plus qu`une certitude. L`élection
présidentielle dont la date initiale est fixée au
30 novembre 2008 et
qui probablement sera repoussée entre fin février
et début avril 2009,
est en passe de se tenir sur le contrôle de toutes les forces
armées
présentes sur le territoire ivoirien. En clair, cela veut
dire que les
Forces armées des Forces nouvelles ne déposeront
pas les armes. En tout
cas, pas après que ladite élection
présidentielle se tienne. Cette
information bénéficie du sceau officiel tant du
Conseil de Sécurité des
Nations unies que de celui des Forces nouvelles. Le maintien en armes
de la rébellion ivoirienne est en effet,
entériné par la dernière
résolution 1826 de l`ONU. En son point 3 ladite
résolution dit
clairement que le Conseil de Sécurité des Nations
unies "engage
vivement les Forces de Défense et de
Sécurité de Côte d`Ivoire et les
Forces nouvelles à élaborer un plan global pour
la sécurité des
élections, en coordination étroite avec le
Facilitateur avec l`appui
technique et logistique de l`ONUCI qui est soutenue par les forces
françaises". Le Secrétariat
général des Forces nouvelle a rendu public
un communiqué annonçant pour les 10, 11 et 12
octobre prochains, la
tenue d`un séminaire d`évaluation de l`Accord
politique de Ouagadougou
signé le 4 mars 2007 entre le Président Laurent
Gbagbo et le Premier
ministre, Guillaume Soro, Secrétaire
général des Forces nouvelles. Ce
séminaire a pour thème " L`Accord politique de
Ouagadougou, 18 mois
après, entre doute et espoir : quel bilan". Cette
réunion pourrait bien
être un simple prétexte, car dans le fond il
s`agira pour les
dirigeants de la rébellion ivoirienne de donner l`impression
qu`ils
sont pour un processus de paix réussi. Mais sans
réelle intention de
déposer les armes. D`ailleurs, le ministre du Tourisme et de
l`Artisanat Konaté Sidiki, porte-parole des Forces nouvelles
est non
seulement prolixe mais suffisamment clair sur la question du
désarmement qui ne semble pas être une
préoccupation pour eux. Du moins
pour le moment. " Elles (les Forces nouvelles, ndlr)
réaffirment ici et
maintenant, devant vous et devant la nation ivoirienne, qu`elles
veilleront à la sécurisation, avant, pendant et
après les élections
générales, conformément aux
prescriptions de l`Accord politique de
Ouagadougou et au plan de sécurisation qui en sera issu ".
Y`a-t-il
langage plus clair que les propos du porte-parole des Forces nouvelles
? Il est donc à craindre que l`inquiétude de la
plupart des animateurs
de la galaxie patriotique qui avaient fait du désarmement
des Forces
nouvelles un principe sacro saint, se fonde dans le camp
présidentiel.
Le désarmement des Forces nouvelles ne sera pas effectif, le
dire c`est
faire preuve de réalisme. A moins que le camp
présidentiel, ne prenne
ses responsabilités pour marcher dans les sillons
tracés par la
présidente du Groupe parlementaire du FPI (Parti au pouvoir)
pour qui
aucune élection présidentielle ne peut se tenir
sans auparavant passer
par le désarmement des factions rebelles du nord ivoirien.
Une
déclaration qui se conforme à la Constitution
ivoirienne, laquelle ne
favorise aucun scrutin tant qu`une partie du territoire est
occupée et
que des circonstances menacent gravement la publication des
résultats.Reproduction interdite du site