
En effet, il en existe parmi ces
structures républicaines qui devraient
bénéficier d’un régime
spécial, ou être simplement supprimées
le temps
de la fin de la crise ivoirienne. Le Conseil Economique et Social,
l’Inspection générale de
l’Etat, la Grande médiature, la Grande
chancellerie, pour ne citer que ces institutions-là,
semblent avoir
perdu de leur superbe dans la période de crise. Pour tout
dire, le rôle
de ces institutions n’a pas été bien
perçu, et n’est pas encore bien
perçu. Elles sont, pour ainsi dire, restées
inactives, consacrant ainsi
leur inutilité pendant la période de crise. Dans
le même temps, faut-il
le noter, chacune de ces institutions est dotée de budget de
souveraineté et de budget de fonctionnement. Elles
engloutissent ainsi
plusieurs milliards de fcfa, sans pour autant que leur rôle
sur la vie
de l’Etat ne soit réellement défini.
Encore moins que le citoyen lambda
ne sache exactement à quoi servent ces structures. Plus
grave, c’est
que dans cette période de sortie de crise, ces Institutions
inutilement
budgétivores, n’ont pas leur place. Leur
fonctionnement ou non n’a eu
aucune incidence sur la marche de l’Etat, pas plus que sur le
programme
de sortie de crise qui retient en ce moment toutes les attentions. On
le sait, l’Etat doit son équilibre à la
solidité des institutions comme
l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel,
la Cour suprême, la
Présidence de la République. Faut-il par ailleurs
le rappeler, ce sont
ces structures de l’Etat qui se sont retrouvées
sous les feux de la
rampe pendant la guerre en Côte d’Ivoire. Ces
structures, piliers de
l’Etat, ont été l’objet de
bataille politico-diplomatique, parfois à
coup de soulèvement populaire dans la rue, consacrant leur
importance
pour un Etat fort. En clair, l’Etat peut survivre et sortir
de la
crise, sans les institutions comme le CES, l’Inspection
générale de
l’Etat, la Grande médiature, la Grande
chancellerie, qui alourdissent
inutilement son budget. Au moment où il est question de la
réduction du
train de vie de l’Etat, ces structures devraient faire leur
part de
sacrifice. Elles pourraient par exemple voir une réduction
de leur
budget, à défaut d’être
simplement supprimées, juste le temps de la
sortie de crise. L’Etat pourrait ainsi économiser
quelques milliards de
fcfa à redistribuer à d’autres secteurs.
par Hamadou ZIAO