Le parquet
d’Abidjan a requis, hier, la
peine de cinq ans d’emprisonnement ferme contre deux
supposés
principaux auteurs des embauches d’agents fictifs
à la Présidence de la
République. Il s’agit du sous-officier des Fanci
Dély Lucas,
informaticien, et Thio N’Guessan, chargé
d’études, tous deux en
fonction au service du personnel de la Présidence. Pour six
autres
prévenus, le ministère public, à
travers ses représentants à
l’audience, a requis la peine de trois ans
d’emprisonnement ferme pour
complicité des faits retenus contre les deux premiers.
Les prévenus, reconnus coupables par le parquet des faits de
complicité
de faux et usage de faux et, complicité
d’escroquerie, ont pour noms :
Assi Kacou Alexis François d’Assise, Dissa
Kragbé Lazare, Ebah Hélène,
Abognon Bessi Grégoire et N’Dri N’Dri
Richard, tous en service à la
Présidence, et le nommé Djabia N’Dah
Léopold, homme d’affaires,
conjoint de Dame Ebah Hélène. Au terme de son
réquisitoire, le
ministère public, par la voix du substitut du procureur de
la
République, Mme Abanet Essoh Blanche, a blanchi quatre
prévenues. Il
s’agit de la concubine de Dissa Kragbé Lazare et
des trois copines de
Dély Lucas.
Pour en arriver à ces conclusions, les substituts
Oulaï Fernand,
Diakité Mamadou et Abanet Essoh Blanche ont
exposé les faits et situé
la responsabilité pénale de chaque
prévenu. A l’encontre de chacune des
huit personnes estimées coupables, le parquet a
relevé les éléments
constitutifs des délits mis à leur charge. Un
réquisitoire qui va dans
le sens de la plaidoirie de l’avocate de la
Présidence de la
République, laquelle exige que les coupables soient
condamnés au
remboursement des sommes indûment perçues. Soit un
total de 39.500.000F.
Réquisitoire et plaidoirie qui ont donné lieu
à une vive réplique des
avocats de la défense qui, par des arguments de droit et de
fait, ont
démontré l’innocence de leurs clients
respectifs. Sauf celui du prévenu
Dély Lucas qui, en plaidant coupable, a
évoqué des circonstances
atténuantes en faveur de son client.
Le tribunal, présidé par le juge Tobo
Clément, rendra son
délibéré mardi prochain.
Landry Kohon