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P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
22,5 milliards de Trafigura
La justice
déboute les
avocats anglais

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samedi 23 janvier 2010 - Par L'Inter |

Elle a également condamné les avocats
londoniens à produire et
publier le protocole d’accord signé au nom des
victimes et tenu secret
jusque-là. En plus de déclarer recevable
l’appel de la Coordination
Nationale des Victimes des déchetsToxiques de Côte
d’Ivoire (CNVDT-CI)
de la levée du séquestre des 22,5 milliards de
Fcfa. A cette
organisation de victimes a été ordonné
le payement des 750 000 Fcfa à
chacune des victimes. Selon Claude Gohourou Zialo, président
de la
CNVDT-CI, les payements des 750 000 Fcfa se feront à partir
de la
semaine prochaine. Il a dit son satisfecit sur le verdict. «
La justice
vient de rétablir les victimes des déchets
toxiques dans leur droit. Le
travail ne fait que commencer. Dès la semaine prochaine,
nous allons
entamer la procédure d’indemnisation avec tous les
représentants des
victimes des déchets toxiques » , a
rassuré Claude Gohourou Zialo. Nous
allons engager une autre procédure relative aux 39 milliards
de Fcfa,
avec nos avocats français, a-t-il
déclaré. « Nous exigeons que la
justice mette tout en œuvre pour que les 39 milliards de Fcfa
bloqués
par le Cabinet Leigh & Co nous soit reversés. Nous
exigeons qu’on
nous reverse les 39 milliards de Fcfa. Avec cet argent, chacune des
victimes sera indemnisée à hauteur de 2,036
millions de Fcfa’’, a
rassuré le président de la CNVDT-CI. Faut-il
rappeler, c’est en août
2006 que plusieurs tonnes de déchets toxiques ont
été déversées en
Côte
d’Ivoire par le navire Probo Koala,
affrété par la société
Trafigura.
Suite à ce déversement de déchets, des
milliers d’Ivoiriens et de
non-Ivoiriens vivants en Côte d’Ivoire, ont
été gravement intoxiqués,
certains ayant perdu la vie. En vue de défendre leurs
intérêts face à
Trafigura, les victimes des déchets toxiques se sont
réunies en
diverses associations dans les différentes communes
d’Abidjan touchées.
Elles entreprennent alors des démarches auprès
des autorités
administratives, politiques et judicaires ivoiriennes en vue
d’obtenir
un dédommagement pour leurs adhérents.
C’est dans le cadre de cette
démarche que celles-ci ont été
approchées par Leigh day and Co, cabinet
d’avocats anglais qui s’est proposé de
les aider à poursuivre Trafigura
et à obtenir d’elle des dédommagements.
Les avocats londoniens, au
terme de la poursuite qu’ils ont engagée contre
Trafigura devant la
haute cour de justice à Londres pour le compte des victimes
des déchets
toxiques à Abidjan, ont obtenu le décaissement
des 22,5 milliards de
Fcfa. Le 21 octobre 2009 ce fonds a été mis sous
séquestre après
constat d’anomalie dans la gestion par Claude Gohourou Zialo.
Les
avocats anglais ont a leur tour assigné le
président de la CVNDT-CI en
justice pour séquestre et tentative
d’expropriation des fonds. M.
Gohourou a interjeté appel en demandant la levée
du séquestre et
l’ouverture d’un compte au nom des victimes. La
suite, on la connaît.
Marcelle AKA
ENCADRÉ
Procès des 22,5 milliards : Le danger qui
guette les victimes
en appel Ainsi donc, depuis hier, la Cour d’Appel a
tranché dans
l’affaire des 22,5 milliards FCFA devant servir à
l’indemnisation des
victimes dans le cadre du scandale des déchets toxiques.
C’est à la
CNVDT-CI de Claude Gohourou, qui avait fait séquestrer cette
somme
lorsqu’elle est entrée en conflit avec le cabinet
Leigh Day and Co, que
la Justice ivoirienne a remis le bénéfice de
l’argent. Mais déjà, des
représentants se disant proches du cabinet
d’avocats anglais, veulent
se pourvoir en cassation en allant à la Cour
Suprême. Cette décision
qui entre dans la droite ligne du Droit ne profitera aucunement aux
victimes qui attendent depuis septembre dernier leurs indemnisations.
En effet, à la Cour Suprême, le délai
minimum pour voir une décision de
justice être rendue est d’un an. Si la
requête est introduite à la Cour
Suprême et acceptée dès fin de ce mois,
c’est fin février prochain que
cette cour va statuer sur ce pourvoi en cassation. La durée
entre 2
audiences à la Cour suprême étant de 3
mois, c’est à fin mai prochain,
que la première vraie audience va se faire. Fin
août, la seconde
audience coïncidera avec les vacances judiciaires. Du coup, ce
sera fin
novembre 2010 qu’un verdict, et cela est même
hypothétique, pourra être
attendu. C’est dire que les victimes traverseront toute
l’année 2010
sans voir la couleur de leur argent. Combien tiendront-ils encore le
coup une année entière ? Autant le dire, le
danger qui guette les
victimes des déchets toxiques dans le cadre d’un
pourvoi en cassation
est grand.
JMK
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