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Bruno Koné, porte-parole du gouvernement répond à Laurent Gbagbo : « L’objet de sa plainte pose problème »


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samedi 17 septembre 2011 - Par Nord Sud


  Comme à l’accoutumée, le porte-parole du gouvernement, le ministre Bruno Koné, était face aux journalistes, hier, lors d’un point-presse à la Salle Mosaïques du Palais présidentiel, au Plateau. Selon lui, le conseil des ministres qui s’est déroulé bien avant, pendant environ deux heures et demie, n’a pas évoqué la plainte de l’ancien chef d’Etat Laurent Gbagbo, contre le président français et son armée. Cependant, le porte-parole s’est autorisé une réaction  « à titre personnel» sur le sujet. « Cela dit, mon commentaire est que l’objet de la plainte, lui-même, pose problème. Parce qu’une plainte pour tentative d’assassinat… alors que chacun a pu observer, qu’au contraire, tout a été mis en œuvre pour éviter qu’il y ait un assassinat. Tout a été mis en œuvre pour protéger l’intégrité physique du président de la République », a-t-il argumenté. Mais, bien plus, Bruno Koné se veut rassurant quant aux autres dispositions sécuritaires en vigueur. « Jusqu’à maintenant, poursuivra-t-il, tout est mis en œuvre par l’Etat pour que quoi ce soit ne lui arrive. Donc ça (la plainte) pose problème. Dans tous les cas, c’est une plainte devant la justice française, il reviendra aux juges français de donner une réponse à cette plainte ». L’autre commentaire qu’a fait le porte-parole est un rappel des circonstances dans lesquelles a survenu la crise post-électorale. Pour Bruno Koné, l’histoire ne se réécrit. Car, « nous avons tous été acteurs de tout ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. Une élection s’est déroulée ; une élection qui a pris cinq ans pour avoir lieu. Parce que les Ivoiriens eux-mêmes ont voulu prendre toutes les précautions, pour éviter justement que ces élections ne soient aussi calamiteuses que celles de 2000 ». Ainsi, poursuit M. Koné, « vous avez été témoins de toutes les réunions qui ont eu lieu entre les parties. Ce sont les Ivoiriens eux-mêmes qui ont fait appel à l’ONU, pour superviser le processus électoral et arbitrer les résultats en cas de problème. Il se trouve que ces élections se sont tenues. Il se trouve que l’Onu a fait son travail». Qui a été de « confirmer » les résultats qui ont été donnés par la Commission électorale indépendante. Au demeurant, le porte-parole du gouvernement regrette que l’une des parties ait contesté de façon pacifique, puis violemment, le verdict de la Cei. D’ailleurs, le conseil a évoqué une mission de l’Onu, à Abidjan en juin, qui a rencontré un certain nombre de personnalités politiques, le gouvernement et la population. La mission a donné un avis sur les raisons qui ont amené les violences en Côte d’Ivoire. Et Bruno Koné de citer la conclusion des Onusiens : «… seuls l’ex-président Gbagbo, chef suprême des Armées et le général Philippe Mangou ont reconnu leurs responsabilités personnelles dans les douloureux évènements en raison, soutiennent-ils, des fonctions respectives qu’ils occupaient à cette période ».


Bidi Ignace

Source : abidjan.net

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