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Le Parti Ecologique Ivoirien
Détention
arbitraire et prolongée de Gbagbo et ses
partisans : Le gouvernement Ouattara
divisé
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jeudi 21 juillet 2011 -
Par Notre Voie |

Maintenir des prisonniers
politiques dans les geôles pour des motifs légers
comme c’est le cas de Laurent Gbagbo et de certains de ses
collaborateurs ne rencontre pas toujours l’assentiment des
esprits critiques. Dans le gouvernement Ouattara, des divergences se
font jour sur ces détentions arbitraires. Selon des
indiscrétions proches du ministère de la Justice,
le ministre Ahoussou Jeannot n’est pas sur la même
longueur d’onde que bien de ses collègues du
gouvernement dont le ministre des Droits de l’homme,
Coulibaly Gnininma qui était vendredi à Bouna
où il a rendu visite aux prisonniers politiques de Ouattara.
Selon nos sources, des ministres au sein du gouvernement sont
favorables à une libération pure et simple de
tous ceux qui ne font pas l’objet de poursuite.
C’est le cas par exemple des personnes détenus
à Katiola et à Bouna et qui,
jusqu’à présent, n’ont fait
l’objet d’aucune inculpation. Nos sources au
ministère de la Justice font état de trop de
contradictions dans la procédure du procureur de la
République qui prend ses ordres auprès du Garde
des Sceaux. Toutes choses que beaucoup de ministres
dénonceraient avec vigueur.
Selon toute vraisemblance, le ministre Coulibaly s’est rendu
à Bouna pour voir et apprécier les conditions de
détention des prisonniers politiques de Ouattara qui ont
été torturés début mai et
dont une vidéo mise en ligne et en ce moment en circulation
montre ces tortures infligées à Affi
N’Guessan, Michel Gbagbo, Diabaté Bêh et
autres. Il a révélé, selon la radio
ONUCI, que les tortures ont eu lieu dans l’euphorie, au
début de l’arrivée des prisonniers
politiques de Ouattara. Par ailleurs, il a confirmé
à mots couverts le caractère politique de ces
emprisonnements. En effet, le ministre des Libertés
publiques et des Droits de l’homme a
révélé sur la radio -très
partisane des Nations-Unies-que ce sont les déclarations des
«exilés» qui compliquent la situation
des prisonniers politiques. Tout porte d’ailleurs
à croire qu’il a porté ce message aux
prisonniers puisqu’il a fait cette déclaration
juste à sa sortie de prison. Ainsi, Affi, Sangaré
et autres sont maintenus en prison parce que leurs camarades en exil
font des déclarations qui effraient le pouvoir Ouattara.
C’est donc la raison pour laquelle il les tient en otages.
«Si vous voulez être libres, priez pour que vos
amis qui sont en exil arrêtent leurs
déclarations», pourrait-on traduire le message du
ministre des Droits de l’homme d’Alassane Ouattara.
On comprend dès lors qu’en tant que ministre des
Droits de l’homme, il ne puisse pas être
d’accord avec la détention prolongée
des prisonniers politiques. Ce qui confirme les informations fournies
par nos sources du ministère de la Justice.
Coulibaly Zié
Oumar

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