Le Parti Ecologique Ivoirien



  Processus de paix : Gbagbo sur RFI à propos de l`acquisition de la nationalité un débat après les élections


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lundi 31 mai 2010 - Par Fraternité Matin


   M. le Président, bonjour. Merci de nous accueillir. Merci d’avoir accepté cet entretien et bienvenu dans «Le débat africain». Nous sommes ici dans le cadre des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, assemblées qui se tiennent à Abidjan sept ans après le déménagement de la Bad à Tunis. Quel sens cela a-t-il pour vous ? Vous avez dû entendre, comme nous tous, que certains estiment que le président de la Bad a voulu vous donner un coup de pouce juste avant les élections.

Pourquoi on ne me donnerait pas de coup de main ? Ce n’est pas cela qui est essentiel. Ce qui est essentiel, c’est que beaucoup de personnes n’avaient pas envie de venir à Abidjan, n’avaient pas envie de venir en Côte d’Ivoire, et nous sommes là pourtant. Ils sont tous venus, nous avons eu un record de participation. On a préparé ces assemblées-là en tablant sur au maximum 1 500 personnes, mais là, on est à 2 200. Il y a des raisons purement bancaires à cela, mais il y en a aussi d’extra bancaires. Il y en a qui voulaient voir l’état d’Abidjan, l’état de la Côte d’Ivoire, voir si l’insécurité qu’on décrit est toujours de mise, voir si la situation se normalise. La ville d’Abidjan n’est pas plus dangereuse que beaucoup d’autres où il n’y a pas de guerre.

Pour vous donc, ces assemblées annuelles sont une façon de montrer au monde que la Côte d’Ivoire est fréquentable.

C’est une façon de montrer au monde ce qu’est la Côte d’Ivoire, c’est tout. Elle n’est ni meilleure, ni pire que les autres parties du monde.

M. le Président, à quel horizon pensez-vous que la Bad pourra revenir à Abidjan, à la maison comme vous dites ?

Nous, politiques ivoiriens, nous sommes prêts. Nous l’avons montré. Ce qui reste, c’est le problème des techniciens. Quand j’en ai discuté avec Kaberuka et d’autres personnes, ils ont dit qu’ils vont construire un autre siège de la Bad. Je leur ai proposé un terrain à Yamoussoukro. Mon dada aujourd’hui, c’est de construire Yamoussoukro. Mais cela dépend d’eux.

Cela dépend des techniciens, cela dépend d’autres choses.

Si les techniciens font la politique sous prétexte de technicité ça, c’est leur affaire ; ce n’est plus la nôtre.


Source : abidjan.net

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