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P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant

Hier, jeudi 2
août, dans la
matinée, le président de
la République de France, Nicolas Sarkozy, a joint au
téléphone son
homologue ivoirien Laurent Gbagbo. L’entretien
téléphonique, qui a
duré, selon nos sources, plusieurs minutes, entre les deux
chefs
d’Etat, a porté, ainsi que l’indique un
communiqué produit par la
présidence de la République, “ sur la
sortie de crise à propos de
laquelle, le président de la République
française a exprimé toute sa
satisfaction après la cérémonie de la
“ flamme de la paix ” du 30
juillet 2007 (...), a encouragé son homologue ivoirien
à la mise en
œuvre complète de l’accord politique de
Ouagadougou et à la prise
d’initiatives nouvelles conduisant à des
élections libres et
transparentes ”. Le chef de l’Etat ivoirien, selon
un membre de son
entourage, a apprécié ce coup de fil du
président Nicolas Sarkozy à sa
juste valeur. C’est d’ailleurs pourquoi, il a tenu,
rapporte notre
interlocuteur, qu’un communiqué soit
diffusé dans ce sens afin
d’informer toutes les populations ivoiriennes sur les
sentiments de
satisfaction de la France de voir la Côte d’Ivoire
aller à la paix. Si
l’on en croit les confidences que nous a faites un ministre
du
gouvernement ivoirien actuel, Nicolas Sarkozy a surtout
apprécié dans
le discours de Gbagbo du 30 juillet au stade de Bouaké, le
fait que son
homologue ivoirien ait clairement affiché son intention
d’aller vite
aux élections. “ Sarkozy avait
jusque-là cru que Gbagbo ne voulait pas
d’élections en Côte d’Ivoire
comme le lui ont fait croire les
adversaires politiques de Gbagbo. Sarkozy a été
donc surpris du
contraire quand à Bouaké, Gbagbo a dit
qu’il faut vite aller aux
élections. Le président français
n’a pu donc s’empêcher
d’appeler son
homologue ivoirien pour le féliciter ”, nous a
laissé entendre le
ministre, notre informateur. Cela est d’autant plus vrai
qu’avant son
élection à la magistrature suprême de
la France, Nicolas Sarkozy avait
affirmé sur une chaîne de
télévision de son pays que Gbagbo
était
contre les élections. Ainsi, le discours de Gbagbo
retentit-il comme un
démenti à tous ces préjugés
distillés sur la Côte d’Ivoire et son
président. En prenant alors l’initiative
d’appeler Gbagbo au téléphone,
le président français semble avouer
s’être trompé sur le compte du chef
de l’Etat ivoirien. A la vérité, ce
coup de fil de Sarkozy à Gbagbo
vient détendre les relations entre les deux pays au plus
haut niveau.
Mais avant cela, Gbagbo avait déjà
lancé la première balle de la
décrispation en adressant à Sarkozy, quelques
jours après son élection,
un télégramme de félicitations. Il
faut rappeler que les rapports entre
la Côte d’Ivoire et la France avaient pris un
sérieux coup de froid
quelques mois après le déclenchement de la
rébellion armée en Côte
d’Ivoire. Ne partageant pas la même opinion sur la
gestion de la crise
ivoirienne, Laurent Gbagbo et Jacques Chirac, ancien
président
français, s’étaient livrés
à un pugilat verbal, au point où les deux
hommes ne se parlaient presque plus. Aujourd’hui, avec
l’avènement de
Sarkozy à la tête de l’Etat
français, le ciel des relations entre les
deux nations semble s’éclaircir. Et
c’est tant mieux !Reproduction interdite du site