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P.E.I
Ensemble par l'écologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
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Publié le: 06/05/2008 |
Aucune vision, aucune prospective. Le
Commandant en chef du Navire
Ivoire navigue pratiquement à vue, en matière de
gestion financière. A
peine, s’il jette le moindre régard sur son
tableau de bord qui signale
pourtant, une très mauvaise météo ces
derniers temps. Jouant presque
sur tous les tableaux, même les plus noirs, ce Commandant a
une gestion
désordonnée des affaires de l’Etat, des
finances publiques. Preuve
irrefragable de cette gestion de “type” villageois?
La récente
augmentation, de façon extraordinaire, des salaires des
magistrats. Et
pourtant, Gabgbo sait que la Côte d’ivoire
n’a pas les moyens de faire
valablement face aux effets induits d’une telle hausse.
Auparavant, il
en avait fait de même pour les Enseignants du secondaire, les
Chercheurs, les Medecins et les Instituteurs.
Déjà, du vivant de Boga
Doudou, ex ministre de l’Interieur, les policiers ont
bénéficié des
mêmes mesures d’ordre salarial. Sous
d’autres cieux, de tels mesures
auraient dû être saluées à
leur juste valeur si elles ne cachaient pas
une arrière pensée électoraliste. Pour
qui connait la psychologie du
Commandant de bord du Navire Ivoire, il ne peut en être
autrement.
C’est avec une calculatrice à la main, une autre
dans la tête que le
premier citoyen ivoirien procède à ces
augmentations salariales tous
azimuts. De deux choses l’une. S’il remporte la
prochaine élection
présidentielle, il est fort à parier
qu’il n’appliquera aucune de ces
mesures qui relèvent plus de la fantaisie que
d’autre chose. S’il perd
les élections ( hypothèse plausible et
souhaitable), il est clair que
ces mesures vont causer de serieux ennuis de gestion à son
successeur
qui héritera d’un passif lourd de
conséquences, fruit justement, d’une
gestion villageoise, une gestion sans programmation.
L’exemple de
l’actuel président français, Nicolas
Sarkozy devait pourtant inspirer
notre Commandant en chef. Quand le fils d’immigré
hongrois devenu
premier magistrat du pays des Droits de l’Homme fait des
promesses du
genre à ses administrés, il s’efforce
de leur dire, en même temps,
comment il compte s’y prendre pour financer la
réalisation de ses
promesses. En France, toutes les réformes sont faites sur la
base d’une
programmation judicieuse. Là bas, c’est le
règne du rationnel. Chez
nous, et plus précisement, avec notre Commandant de bord,
c’est plutôt
le règne de l’irrationnel. Sachant bien que
l’Etat est en crise depuis
plusieurs années, le “Chef” se garde de
dire comment il compte se
prendre pour tenir toutes ses promesses qui n’engagent,
malheureusement, que ceux et celles qui y croient. Bref ! Sous le
règne
de Laurent Gbagbo, l’Etat se gère comme une cour
commune, selon des
règles qui font fi de toute la science que requiert une
bonne gestion
des finances publiques. Dommage !
Khristian Kara
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