Les festivités marquant la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre la tuberculose ont démarré samedi, à l’immeuble de la CERAO au Plateau, par une conférence sur le thème : « je m’engage. Halte à la tuberculose ». Une journée scientifique et un cross populaire précéderont la cérémonie officielle, prévue pour le 11 avril à Yamoussoukro.
Vieille comme le monde, la tuberculose, contrairement aux efforts de la
science, est en nette évolution, selon le
conférencier, Kouakou
Jacquemin, directeur coordonnateur du programme de lutte contre la
maladie: « en 2000, l’OMS a
déclaré 8,3 millions nouveaux cas dans le
monde ». L’Afrique, à
l’entendre, ne trahit pas sa réputation de
continent de toutes les endémies. En effet, « ce
sont 2 millions de
personnes qui meurent chaque année de la tuberculose
».
La Côte d’Ivoire est confrontée
également aux effets de la maladie.
Kouakou Jacquemin révèle: « 23.281 cas
sont dépistés en 2007 dont
13.930 nouveaux cas de formes contagieuses ». La maladie
s’associe avec
le Sida: « 39% de coinfection avec le Sida ». Son
évolution est due,
entre autres, à des facteurs tels que « la
paupérisation, le retard
dans le dépistage des cas, les migrations des populations,
la situation
sociopolitique actuelle ». La tuberculose est curable.
Environ 6 mois
de traitement. « 52% sont guéris en 2000, 63%, en
2006 ». La forme
résistante, de plus en plus constatée,
guérit au bout de 24 mois de
traitement, selon le directeur coordonnateur. Qui n’a pas
manqué
d’insister sur le suivi du malade afin
d’éviter la résistance ou la
récidive.
La tuberculose touche particulièrement les enfants et les
personnes âgées. Elle est transmise par le bacille
de Koch.
Marcelline
Gneproust










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