http://www.parti-ecologique-ivoirien.org
P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
Ex-rébellion : Qui sont ces Com’zones qui troublent le régime ?
| |
samedi 18 avril 2009 - Par Le Patriote |
Ils sont dix. Ils
constituent, dit-on, le
grain de sable dans la machine de la cohabitation Guillaume
Soro-Laurent Gbagbo. L’évocation de leurs noms et
grades donne des
ulcères à la Première Dame, Simone
Gbagbo et à tous les caciques du
camp présidentiel. Ils les détestent et ne
s’en cachent pas. En privé
comme en public, ils l’affirment. Ces commandants des
opérations (CO)
au lendemain du 19 septembre 2002, devenus après les
reformes du
secrétaire général de leur mouvement,
Commandants de zone (Com’zone)
constituent le socle du vrai pouvoir des ex-rebelles. Après
maintes
tentatives de démolition de l’organisation des
FAFN, Laurent Gbagbo, à
travers son ministre de l’Intérieur,
décide maintenant d’affronter la
problématique des chefs de guerre. Ce, à la
faveur de l’application de
l’Accord politique de Ouagadougou qui préconise le
retour de
l’administration centrale sur les zones
contrôlées par les ex-rebelles.
Aujourd’hui, le camp présidentiel exige la
disparition pure et simple
de ces ex-chefs de guerre au profit du corps préfectoral.
Exigence
saugrenue, souligne l’opinion, au regard des actions
posées par ces
soldats qui ont pallié l’absence des
administrateurs sur plus de 60% du
territoire national qu’ils ont géré en
évitant toute catastrophe. Mais,
qui sont ces seigneurs de la guerre à l’ivoirienne
qui se sont imposés
dans le débat politique national ? «Fiche
technique» de ces anciens
soldats et futurs retraités de l’armée
ivoirienne, entrés en rébellion
contre le régime de Laurent Gbagbo.
Zone 3 (Bouaké)
Cdt Chérif Ousmane, «Guépard»
: Le Rambo
«C’est un excellent soldat», dit-on de
lui, au Sud comme au Nord du
pays. Il parle peu, mais est très craint. C’est un
des piliers de
l’aile militaire. Amoureux de la formation, il a
initié plusieurs
milliers de combattants aux tactiques commandos. Certains ont
même
péri, raconte-t-on, lors de ces entraînements
rigoureux. Si Guillaume
Soro est encore en vie, il le doit, en partie, à ce
fidèle compagnon.
Dans la bataille entre factions rivales de la rébellion, il
a opté pour
la «légalité». En effet, il y
a quelques années pendant certains
troubles dans la ville, orchestrés notamment par Bamba
Kassoum, dit
Kass et autres pro-IB, pour attenter à la vie de Guillaume
Soro, le
soldat, reconnaît-on, a fait le bon choix. À la
tête de son unité ‘‘Les
Guépards’’ il a croisé le fer
avec les hommes de chef Kass pour qui la
bataille a été fatale.
Dans l’entourage du chef de l’Etat, on le
présente comme un partisan du ‘’Tout
Sauf Gbagbo’’.
Cet ancien de la Force d’intervention para-commando (Firpac)
est adulé
par la troupe. Ses bérets verts sont ceux qui tiennent le
pouvoir à
Bouaké. Quand Guillaume Soro est hors de la zone, il peut
dormir
tranquille. «Papa Guépard», soutiennent
ces compagnons, «ne recule
devant rien. Il aime le feu et
l’adversité». De fin 2002 à
début
janvier 2003, Chérif Ousmane, le «Rambo»
du Mouvement patriotique de
Côte d’Ivoire (MPCI) est allé mettre fin
au règne des supplétifs
libériens dans l’Ouest du pays. Lorsque le
régime décide de reconquérir
les zones sous contrôle des ex-rebelles en novembre 2004, les
‘‘Guépards’’ sortent
leurs griffes.
C’est ce combattant et fidèle de Guillaume Soro
que la maladie a failli
faucher. Après plusieurs mois d’absence, le
Commandant de la zone de
Bouaké est rentré triomphalement le 31 mars
dernier au bercail. «Je
suis venu continuer mon travail», dit-il à la
foule en liesse.
Empêcheur de tourner en rond, cet ancien chauffeur du
général Doué
Mathias (ex-CEMA) sous la transition, refuse d’adopter le
profil bas.
Leader charismatique, on le présente comme le gardien du
pouvoir de
Bouaké.
«Laurent Gbagbo traîne trop de casseroles.
C’est Charles Taylor ! Il
n’est certainement pas prêt à
lâcher le pouvoir et prendre le risque de
redevenir un citoyen comme un autre. Or, je suis convaincu que
même
s’ils l’emportent au premier tour, Alassane
Ouattara et Henri Konan
Bédié, uniront leurs voix pour que ce soit
l’un d’eux qui gagne le
second tour. Et si les appareils politiques n’en
décident pas ainsi,
les militants le feront pour eux. Moi, jusqu’ici, je
n’ai jamais voté :
cette fois, j’irai. J’irai voter pour le
changement. Et d’ici là, je
marche pas à pas vers la paix». Ces propos tenus
dans le magazine
panafricain, Jeune Africain (juin 2008) font grimper son
impopularité
au sein du régime. Mais, il n’en a cure.
Zone 2 (Katiola) :
Cdt Touré Hervé
Pélikan, «Vetcho» :
L’armurier
Il est le Commandant du Bataillon mystique (BM). Dans un
passé récent,
il était reconnaissable par sa barbe. Au début de
la guerre, c’est lui
qui encadrait les chasseurs traditionnels « dozos
». Il règne sur
Katiola, Dabakala, Niakara, Tafiré. Mais, son poste de
commandement
(PC), il l’a définitivement installé
à Katiola, sa ville natale. Il est
l’un des piliers de Guillaume Soro, dont il est le chef
d’Etat-major
particulier. Sa passion pour la révolution le
caractérise. Au chevet de
son lit et dans ses salons, les ouvrages et les images du
révolutionnaire cubain, Che Guevara, foisonnent. Il explique
à ses
proches, à l’image de son idole, faire «
don de sa personne pour la
libération » de son peuple. Membre de la
première promotion de la
FIRPAC, il a également traîné sa bosse
à la Garde Républicaine (GR), au
3ème bataillon et au service des Transmissions à
l’Etat-major des
Armées. On le présente comme un homme de
missions.
Au sein de l’armée de terre, il a fait tous les
corps sinon presque :
commando, GR, sapeur pompiers, 3è bataillon. Face aux
dérives
tyranniques et tribales de la refondation, ce fils d’ancien
Commissaire
de police, a pris le chemin de l’exil.
Lorsqu’à la faveur des accords de Ouagadougou, le
secrétaire général
des FN accède au poste de Premier ministre en mars 2007, le
‘‘Che’’
comme l’appellent les intimes, est chargé de
former le GSPM (Groupement
de sécurité du Premier ministre). On le voit au
four et au moulin, lors
des premières sorties de son patron. Le treillis
‘‘tempête du
désert’’
qu’il affectionne tant est tronqué contre le
costume. Mais avec la
troupe, le lien est resté fort. Il commande
simultanément sa zone et le
GSPM. Après quelques mois, il est rappelé
à Katiola et Bouaké pour
veiller sur la base de Guillaume Soro. Après les remous dans
la zone,
il est celui qui détient l’essentiel de
l’artillerie. Il forge respect
et considération. Dans la zone 2, la discipline est
sacrée. «On obéît
à
l’œil et au doigt du Commandant», se
plait-il à dire.
C’est ce solide gaillard que Mme Simone Gbagbo, lors de sa
première
visite dans le nord est allé défier dans son fief
en août 2008. Son
calme a sauvé le pays d’une autre
tempête.
Zone 8 (Odienné) :
Cdt Ousmane Coulibaly, «Ben Laden» :
le ressuscité
Dans le groupe, on l’appelle le sage. Il est aussi un ancien
para-commando. Ce natif du pays Sénoufo, issu de la nouvelle
sous-préfecture de Siempurgo, dans le département
de Boundiali, se
compte parmi les fidèles du Secrétaire
général des FN. C’est une
icône
du MPCI qui a connu des fortunes diverses. Parmi les figures
emblématiques de la rébellion, il a choisi de
s’identifier au célèbre
Ben Laden, l’ennemi n°1 des Américains. En
plus du brevet de commando,
Ben Laden est diplômé en transmission. Au
début de la révolution,
version MPCI, il dépose ses valises à Korhogo
où il était au service de
transmission. Puis, il se retrouve Commandant des opérations
à Man.
Mais il a maille à partir avec certains compagnons dont le
célèbre
Adam’s ou Adama Coulibaly, lieutenant de IB. On se rappelle
d’une
interview qu’il a accordée à une
équipe de reportage de Frat Mat dans
sa zone et qui a valu au journaliste son prix Ebony en 2004. Contraint
de quitter Man, Ben Laden retourne à Korhogo. Entre temps,
la guerre
pour le contrôle de la rébellion entre Guillaume
Soro et Ibrahim
Coulibaly bat son plein. Entre Ben Laden et IB, c’est le
divorce. Après
une traversée du désert, Guillaume Soro, permet
au «sage» de rebondir
en le nommant Commandant de secteur Niellé, Diawala et Pogo.
Les choses
allant pour le mieux, il est depuis, le Commandant de zone
d’Odienné.
Zone 10 (Korhogo).
Cdt Fofié Kouakou :
«M. Développement»
La Cité du Poro l’a adopté et en a fait
un de ses fils. Ses liens avec
Korhogo sont devenus affectifs. Il a dans cette ville,
épouse, enfants
et réalisations. Avant la guerre, il était en
service à la Compagnie
territoriale de Korhogo (CTK). Contrairement aux autres villes
où les
ex-rebelles ont pris pieds, Korhogo est de loin une ville qui ne
respire pas la guerre. Le «barbu de Korhogo» dirige
avec une main de
fer, la cité de Nanguin Coulibaly. Son unité
Arc-en-ciel, plus connu
sous le nom de Fansara 110 (le nom de sa cellule de prison) est
l’une
des plus disciplinées. Laurent Gbagbo sait que
Fofié ne l’aime pas.
Mais à la faveur de l’accord de Ouagadougou, il a
dû policer son
discours comme bien d’autres chefs de guerre. Beaucoup craint
au Sud,
il multiplie les actions pour montrer au Secrétaire
général des Forces
Nouvelles et à la communauté nationale et
internationale qu’une
rébellion peut faire du développement. Pour
preuve, « la statue du
combattant » qui plastronne à la place de
l’Indépendance à Korhogo
qu’il a dédiée aussi bien aux FANCI
qu’aux FAFN. A son actif également,
la construction d’un centre culturel pour les populations, la
réfection
de certains bâtiments administratifs. En outre, tous ceux qui
ont fait
le déplacement dans la cité du Poro sont
tombés sous son charme. Et ne
tarissent pas d’éloges à
l’endroit de ce natif du pays Abron. Ils
peuvent témoigner que Korhogo est une ville propre.
Seule ombre dans cette lumière, les méthodes de
répression de Fofié qui
ont parfois laissé perplexes les organisations des droits de
l’homme.
Sous sanctions onusiennes depuis 2006, cet ex-chef de guerre se
consacre désormais aux ouvrages
d’utilité de la zone qu’il
gère. Très
populaire, le barbu organise sa retraite programmée par les
accords de
Ouagadougou.
Zone 1. Cdt Morou
Ouattara, « Atchengué » : le sportif
Petit de taille, ce soldat n’en demeure pas moins un homme
qui se veut
« nerveux ». Au début de la
rébellion, il s’est fait remarquer avec ses
éléments, parmi lesquels de nombreuses jeunes
filles. «Atchengué (le
nom de son unité) en Moré qui veut dire,
« on y va » pour galvaniser sa
troupe. De Bouaké, il a atterri à Bouna pour
faire un kyste. Sa
présence à l’Est répondait
au souci de son patron de verrouiller les
frontières ghanéennes de son mouvement
à un moment où des
velléités
d’attaques se faisaient jour de ce coté. Quand il
y a des mouvements
insurrectionnels dans la zone, Guillaume Soro lui fait
régulièrement
appel. Cet ancien boxeur de la Société omnisport
de l’armée (SOA) est
plus présent à Bouaké que dans sa
zone. Il est également l’adjoint de
Issiaka Ouattara dit Wattao, Com’zone par intérim
de Séguéla.
Récemment, c’est lui qui est monté au
front pour répondre au camp
présidentiel sur la gênante question de passation
des charges entre
Préfets et Commandants de zone. « Nous allons
remettre les clés de nos
zones, mais pas à n’importe quel prix. Le ministre
Tagro veut passer en
force, pourquoi veut-il nous brusquer?», indiquait-il
à J A.
Zone 4 (Mankono) :
Cdt Ouattara Zoumana
« Zoua » : l’homme
de la Com
Au commencement de la rébellion, était une bonne
communication. Lui, sa
guerre, il l’a faite dans la communication. Il
était le premier
interlocuteur de la presse au sein de l’état-major
des Armées des Fn.
Lieutenant Zoua, c’est ainsi qu’il
s’appelait, venait juste de terminer
sa formation à l’Ecole des forces
armées (EFA) . A l’état civil, il se
nomme Ouattara Zoumana. Nommé Commandant, à la
faveur d’une des
reformes sous Guillaume Soro, le commandement de la zone de Mankono lui
a été confiée. Cet originaire de
Ferké, est un homme sans troupe
réelle. Mais, à l’épreuve du
terrain, il s’est révélé
très appliqué.
Nommé pour corriger une crise de confiance née
entre son prédécesseur
et ses éléments, il semble avoir donné
satisfaction à sa hiérarchie. Le
calme est revenu à Mankono. Sa zone qui est l’une
des plus enclavée du
territoire de Soro, sort peu à peu du
délaissement.
Zone 6 (Man). Cdt Losseni Fofana, « Loss » :
L’intrépide
L’unanimité est faite autour de lui.
C’est un vaillant soldat. Son
flegme contraste avec tous les superlatifs mélioratifs
qu’on lui
attribue. Cdt Loss, à l’état-civil se
nomme Fofana Losséni. Il est le
‘‘gardien’’ de Man. Une zone
parmi les plus difficiles car frontalière
du Libéria et de la Guinée. Cet ancien de la
FIRPAC, classe 93/2A est
revenu d’exil avec le commando du 19 septembre 2002. A
Bouaké, il a
évolué sous la coupe de son ancien,
Chérif Ousmane. Quand il s’est agi
d’aller débarrasser l’ouest des
combattants libériens, il était de
l’expédition. Ensemble, ils ont fait le coup de
feu. Avec des plombs
qu’il a pris dans une de ses jambes, il boite
désormais. La guerre
entre Ben Laden et Adam’s ayant entraîné
le changement de tout le
commandement de Man, Loss a été appelé
pour mettre de l’ordre. Depuis
lors, il est le maître de la capitale de la Région
des 18 montagnes.
Zone 9 (Boundiali) :
Cdt Koné Gaoussou
« Jah Gao » :
Un homme effacé
En revisitant les images du coup d’état de
décembre 1999, il réapparait
dans les souvenir. Il est visible, debout, derrière le chef
de la junte
militaire, le général Gué Robert. Mine
patibulaire et kalache en main.
Il se nomme Koné Gaoussou. Il était membre du
groupe qui est allé
chercher le défunt général
à Kabacouma pour diriger la Transition. Très
présent sous la transition, il a été
moralement marqué par les
assassinats de ses compagnons. Après l’exil avec
les autres, il est
rentré pour combattre Gbagbo et la «
xénophobie ». Com’secteur à
Kong,
il est nommé à l’issue du
séminaire de mai 2006, Commandant de la zone
Boundiali-Tingrela. Son rôle premier était de
ramener la confiance et
assurer la cohabitation pacifique entre nomades peulhs et populations
autochtones.
Zone 7 (Touba) :
Cdt Aboudrahamane Traoré, «Dramane
Touba» : le nouveau
C’est le benjamin de la classe, le dernier promu à
ce poste par Soro.
Il est ancien sous-officier des forces armées loyalistes. On
ne lui
connaît pas de hauts faits d’arme. Un peu timide,
c’est un homme
discret. S’il passe inaperçu, ses hommes
reconnaissent en lui un
combattant efficace.
A l’EFA puis au 3è bataillon de Bouaké,
dit-on, il a évolué dans les
sillages de Chérif Ousmane. Il était
com’secteur à Touba avant
d’être
nommé Commandant de zone en remplacement du Cdt Big, devenu
chef de
cabinet du chef d’Etat-major, le
général Soumaïla Bakayoko.
C’est
l’illustre inconnu de l’appareil des
Com’zones.
Zone 5 (Séguela) :
Cdt Ouattara Issiaka, Wattao : Le reconverti
Ce solide gaillard, pratiquant de judo s’est
révélé aux Ivoiriens comme
Zakaria Koné. Cet ancien de la Société
omnisport de l’Armée (SOA) est
le patron d’une unité d’élite
de Bouaké, «Anaconda» qui, au fur des
années, s’est tempéré. Il
est un inconditionnel défenseur du secrétaire
général des Forces Nouvelles. Lorsqu’il
s’est agi d’adjoindre un
ex-exilé au chef d’Etat-major, le
général Soumaïla Bakayoko, le choix
s’est porté sur lui. Le public le
décrit comme aimant le grand luxe. Vu
comme un mélomane attitré, Wattao est devenu un
show maker. C’est une
star qui draine du monde dans les rues abidjanaises. Il cumule ses
fonctions de Cema adjoint et de Com’zone par
intérim de Séguéla. A la
faveur de la signature de l’APO, Wattao, très
connu pour ses attaques
et coups de gueule contre le régime dès le
début de la crise, s’est mué
en ardant défenseur des accords de Ouaga. Ses liens avec les
‘’jeunes
patriotes’’ sont désormais au beau fixe.
Et son amitié avec Charles Blé
Goudé, le chef de file des partisans de Gbagbo, sont
sujettes à
caution. Ennemis jurés hier, aujourd’hui, Wattao
est le meilleur allié
du capitaine de corvette, Konan Boniface, commandant du
théâtre des
opérations (Com’theâtre).
Mais Wattao sait où il va : ‘’Les temps
ont changé. Et Wattao d’hier
n’est plus Wattao d’aujourd’hui. Nous
avons signé un accord qui a donné
la paix aux populations. Il faut aller dans ce
sens’’, répond-il à ceux
qui soutiennent ne pas comprendre ses amitiés avec le
général de la
rue. Les légendes et autres témoignages sur
Issiaka Ouattara ne
manquent pas. Certains le présentent comme le tombeur de ses
dames,
d’autres par contre soutiennent qu’il a un penchant
pour les voitures
de luxe. En tout état de cause
‘’Sabélébélé’’,
son autre surnom, est un
homme qui mord la vie à pleines dents.
Réalisé par la rédaction
Reproduction interdite du site