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P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant

Les
candidats
déclarés ou potentiels à
l’élection présidentielle
prochaine sont tous d’accord sur un fait : organiser
des élections
transparentes et ouvertes à tous.
Soupçonné de vouloir confisquer le
pouvoir, le président de la République Laurent
Gbagbo a mis un terme à
ce préjugé, le 30 juillet 2007, à
Bouaké lors de la cérémonie de la
“
flamme de la paix ”. Ce jour-là, il a, en effet,
déclaré qu’il fallait
aller “ vite vite ” aux élections et
qu’il donnerait des instructions
au Premier ministre Soro, de sorte que tout ce qui concoure
à
l’organisation de ces joutes puisse être
accéléré. Le chef de l’Etat,
voulant certainement donner la pleine mesure de sa bonne foi quant
à
aller aux élections le plus rapidement possible, a
émis le vœu, au
cours de son message à la nation du 6 août
2007, que le scrutin se
tienne avant la fin de cette année. Bien avant lui, le
facilitateur
dans le processus de paix en Côte d’Ivoire, le
président burkinabé
Blaise Compaoré, a indiqué que la
probabilité de voir les élections se
dérouler dans le courant du premier trimestre de
l’année 2008, est
grande. Aujourd’hui, les différents partis
politiques nourrissent
l’ardent désir de remporter la
présidentielle et gouverner la Côte
d’Ivoire. Déjà, sans même que
les préalables à cette compétition
aient
été satisfaits, des partis politiques
remobilisent leurs militants,
font la cour à bon nombre d’électeurs
potentiels, à travers meetings et
autres rassemblements. Ces sorties des formations politiques semblent
véritablement plonger le pays dans la fièvre
d’une campagne électorale
qui ne dit pas son nom. En affrontant donc le terrain politique, les
partis montrent tout leur empressement à aller aux
élections. Mais
aller vite à cette “ compétition
”, sans avoir rempli efficacement les
conditions de son organisation lui enlèverait toute
crédible. Pis, ce
serait suicidaire pour l’avenir politique du pays. De fait,
les
conditions pour de bonnes élections, dans le cas de
Côte d’Ivoire, sont
principalement la tenue sans heurts des audiences foraines,
l’identification des populations, le recensement et la
confection des
listings. Mais avant, achever comme il se doit le
redéploiement de
l’Administration, procéder au
désarmement des troupes armées tant au
nord qu’au sud du pays. Conscient, en effet, qu’il
ne réussirait pas sa
mission, en tant que Premier ministre, si tous ces problèmes
ne sont
pas rigoureusement réglés, Soro Guillaume a
laissé entendre à la
cérémonie organisée à
Ferké à son honneur, le 18 août 2007,
que “ parce
que la question de la citoyenneté et de
l’identité, on l’a toujours
dit, c’est la cause préjudicielle de cette guerre.
Et là, on aura réglé
les problèmes réels qui ont causé
cette guerre, si on donne à chaque
citoyen sa carte d’identité, et c’est
notre objectif. Je voudrais le
dire à mes parents et leur demander de soutenir ce processus
et de se
préparer à prendre une part active audit
processus. Cela me paraît
essentiel. Ce, après quoi, l’accord de Ouagadougou
est clair, nous
irons à l’organisation
d’élections démocratiques et
transparentes. Je
crois qu’après la guerre que notre pays a connue,
on ne peut plus se
payer le luxe d’élections truquées. Ce
n’est pas possible. Et je crois
aussi que tous les signataires de l’accord politique de
Ouagadougou
sont d’accord qu’il faut organiser en
Côte d’Ivoire des élections
démocratiques et transparentes ”. Pour donc se
donner le temps de
réussir sa mission, le chef du gouvernement
préfère ne pas se lancer
dans la gymnastique qu’impose le fétichisme des
dates. Aller donc très
vite aux élections est un avis que ne partage pas Alassane
Dramane
Ouattara (Ado), l’ancien Premier ministre ivoirien et
président du
Rassemblement des républicains, parti de
l’opposition. Devant une foule
de militants à Montreuil (banlieue parisienne), lors
d’un meeting, Ado
a ouvertement expliqué que la question, certes, la plus
importante
demeure la transparence des élections. Mais le ciment
d’une telle
opération n’est pas moins le bon
déroulement du processus
d’identification des populations et
l’établissement de listings qui ne
souffriraient d’aucune confusion. Comme on peut le
comprendre, la Côte
d’Ivoire ne sortira de la crise militaro-politique dans
laquelle elle a
sombré pendant cinq ans que lorsqu’elle aura
réussi à se payer des
élections propres. Car, on le sait, sous nos tropiques, la
mauvaise
organisation des élections a toujours alimenté
les guerres entre les
populations. Ce serait donc bon d’aller bien et vite aux
élections en
Côte d’Ivoire en n’oubliant pas
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