http://www.parti-ecologique-ivoirien.org
P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
Pénurie de
poisson
frais à l'horizon Le port de pêche
paralysé lundi
| |
dimanche 20 juillet 2008 - Par Nod Sud |
Pour protester contre la mauvaise gestion de leur secteur
d'activité et
surtout l'arbitraire dont est victime leur président, les
armateurs à
la pêche de Côte d'Ivoire ont
décidé de bloquer le port de pêche.
Les bateaux de pêche ne quitteront pas le port de
pêche d'Abidjan ce
lundi. Les armateurs ont décidé de d'observer
à partir de ce jour un
arrêt de travail illimité. Ils en ont saisi le
ministre de la
Production animale et des ressources halieutiques le mercredi. Selon le
préavis des armateurs, leur mouvement ne prendra fin qu'avec
la
satisfaction de leurs revendications qui sont, entre autres, l'impact
du coût du gasoil sur l'exploitation des armements, la mise
en place
d'une gestion durable des ressources halieutiques, les charges
portuaires et les impôts supportés par la
filière. Par ailleurs, les
armateurs exigent de leur tutelle la levée de la suspension
des
licences de pêche de l'un de leurs membres. Selon des sources
portuaires, tous les navires de l'armement Thalassa ont
été interdits
de mer pour un mois par le ministre Alphonse Douati après
qu'un seul
d'entre eux a pêché par inadvertance des dauphins,
une espèce protégée.
Thalassa, propriété du président des
armateurs, Salim Maguiraga, s'est
acquitté de l'amende exigée par le ministre et a
purgé sa période de
suspension qui a commencé à courir le 11 juin.
Malheureusement, les
services de Douati ne renoncent pas. Pour des raisons qui leurs sont
propres, ils refusent de laisser travailler normalement l'armement.
Après des jours d'un harcèlement aux objectifs
obscurs, le très
controversé Service d'inspection et de contrôle
sanitaires vétérinaires
en frontières ( Sicosav) est entré en
scène. Ce service, dirigé par Dr
Charlotte Amatcha que l'on dit être très
“proche” du ministre, fait
saisir le 13 juillet le produit de la pêche de Thalassa. 6
000 kgs de
poisson vont ainsi pourrir sur le quai de débarquement.
Pourtant, la
mesure de suspension avait expiré depuis longtemps. Salim
Maguiraga n'a
pas voulu s'exprimer pour le moment sur la question. Mais, il faut
rappeler que le patron de Thalassa a mené jusqu'ici une
lutte farouche
contre les bateaux chinois qui pillent les eaux ivoiriennes.
Après des
mois de silence gêné, le ministre Alphonse Douati
a dû reconnaître que
les navires chinois pratiquaient des méthodes de
pêche prohibées avant
de suspendre certains armements en cause. Mais, les professionnels du
secteur affirment que cela n'a été que de la
poudre aux yeux, les
Chinois jouissant d'appuis haut placés. Au port de
pêche, l'on craint
que le président du syndicat ne fasse les frais de son
activisme.
Affaire à suivre.
Reproduction interdite du site