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Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
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Le
parti Ecologique Ivoirien
Côte
d'Ivoire Economie
: La lutte contre la
pauvreté L’implication de la
microfinance mérite un suivi
Dernière
mise à jour : 01 Oct 2007 |
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|
Au
terme des trois journées de réflexion,
à l’Hôtel Président de
Yamoussoukro, les acteurs de la microfinance se sont engagés
à accompagner le processus de sortie de crise. Ils ont
promis de faciliter la création de richesse, à
travers un renforcement de la capacité des microfinances.
Pour une meilleure intégration de
ces structures dans le système financier, ils exigent de
l’Etat et des Bailleurs de fonds, un soutien minimum.
Même si la Côte d’Ivoire
traverse une crise politico-militaire, les (IMF) Institutions de
microfinance restent une base solide pour la création de
richesses. Elles constituent un facteur puissant, pour ce qui est de la
lutte contre la pauvreté. Malheureusement, certains facteurs
font que ce secteur tend à
être sinistré. L’atelier de validation
du document de politique nationale de microfinance sur la
stratégie et Plan d’action 2007-2015 a permis de
relever les défaillances. Le diagnostic fait par les acteurs
de la Micro Finance souligne la concurrence des banques commerciales
aux IMF, l’insuffisance des appuis financiers de la part de
l’Etat et des bailleurs de fonds, la faible couverture
des zones
rurales par les IMF, le faible niveau de transformation de
l’épargne qui ne favorisent pas
l’expansion des institutions de microfinance, en tant que
outils de développement. Au titre
d’obstacles, le diagnostic a mis en exergue la
problématique des contraintes et d’insuffisances
tant au niveau institutionnel, juridique,
réglementaire, financier qu’au niveau de la
professionnalisation et de la viabilité du secteur. Afin de
s’inscrire dans l’esprit de
l’année internationale de la microfinance
décrétée par les Nations unies en 2005
et contribuer à la lutte contre la pauvreté, les
séminaristes ont approuvé les mesures contenues
dans le document qui retrace la nouvelle politique nationale der
microfinance en Côte d’Ivoire. S’agissant
des
amendements, ils ont concerné des axes majeurs. Le premier
axe porte sur l’amélioration de
l’environnement légal, réglementaire et
institutionnel pour un développement plus
sécurisé du secteur. Le deuxième
concerne l’offre viable et pérenne des produits et
services adaptés aux besoins des populations. Le
troisième axe sur lequel les acteurs de la microfinance ont
le plus tablé, porte sur l’articulation
renforcée entre IMF et Banques. Ce dernier axe
revêt un caractère
important, car, favorisant le financement des PME et
l’intégration du secteur de la microfinance au
secteur financier. Pour une prise en compte de tous des
préoccupations, il a été
recommandé
la finalisation du document (de politique nationale de microfinance sur
la stratégie et plan d’action 2007-2015) et une
communication en Conseil des ministres. A côté de
ces deux recommandations, les séminaristes
prévoient une table ronde des bailleurs de Fonds.
Toute chose qui va faciliter la mise en œuvre de la politique
nationale de microfinance qui devrait permettre l’atteinte
des résultats. A savoir: l’amélioration
du cadre légal et réglementaire ; une meilleure
supervision du secteur par la Commission Nationale de Micro Finance et
la Direction
de la microfinance; un cadre institutionnel adapté avec une
Association Professionnelle forte, financièrement autonome
regroupant toutes les IMF en activité et assurant la
promotion, la moralisation et la défense des
intérêts des acteurs; un assainissement du secteur
avec l’émergence d’IMF de
grande taille et de réseaux forts offrant une gamme de
produits et services diversifiés à toute la
population; la mise en place d’un cadre
de concertation regroupant tous les acteurs clés du secteur;
pleine intégration des
IMF au secteur financier. La mise en œuvre de la politique
nationale nécessite
l’implication de certains principes dont
l’efficacité et la pérennité
sur la base
d’accords liés aux performances pour toutes les
actions d’appui financier et
technique au profit des institutions de microfinance; le respect des
options des
IMF et de la conduite privée de leurs opérations
en visant la viabilité et la
pérennité; la mise en exergue des
potentialités nationales tant au niveau des
appuis techniques que des appuis financiers; le
développement de synergies entre
les différents acteurs intervenant dans le secteur; la
recherche d’économie
d’échelle par une mise en commun des efforts pour
appuyer le secteur.
Honoré Kouassi
Source
: lintelligentdabidjan.org
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