Le parti Ecologique Ivoirien


Côte d'Ivoire Economie : La lutte contre la pauvreté L’implication de la microfinance mérite un suivi


Dernière mise à jour : 01 Oct 2007




Au terme des trois journées de réflexion, à l’Hôtel Président de Yamoussoukro, les acteurs de la microfinance se sont engagés à accompagner le processus de sortie de crise. Ils ont promis de faciliter la création de richesse, à travers un renforcement de la capacité des microfinances. Pour une meilleure intégration de
ces structures dans le système financier, ils exigent de l’Etat et des Bailleurs de fonds, un soutien minimum.
  
  Même si la Côte d’Ivoire traverse une crise politico-militaire, les (IMF) Institutions de microfinance restent une base solide pour la création de richesses. Elles constituent un facteur puissant, pour ce qui est de la lutte contre la pauvreté. Malheureusement, certains facteurs font que ce secteur tend à
être sinistré. L’atelier de validation du document de politique nationale de microfinance sur la stratégie et Plan d’action 2007-2015 a permis de relever les défaillances. Le diagnostic fait par les acteurs de la Micro Finance souligne la concurrence des banques commerciales aux IMF, l’insuffisance des appuis financiers de la part de l’Etat et des bailleurs de fonds, la faible couverture des  zones
rurales par les IMF, le faible niveau de transformation de l’épargne qui ne favorisent pas l’expansion des institutions de microfinance, en tant que outils de développement. Au titre d’obstacles,  le diagnostic a mis en exergue la problématique des contraintes et d’insuffisances tant au niveau institutionnel, juridique,  réglementaire, financier qu’au niveau de la professionnalisation et de la viabilité du secteur. Afin de s’inscrire dans l’esprit de l’année internationale de la microfinance décrétée par les Nations unies en 2005 et contribuer à la lutte contre la pauvreté, les séminaristes ont approuvé les mesures contenues dans le document qui retrace la nouvelle politique nationale der microfinance en Côte d’Ivoire. S’agissant des
amendements, ils ont concerné des axes majeurs. Le premier axe porte sur l’amélioration de l’environnement légal, réglementaire et institutionnel pour un développement plus sécurisé du secteur. Le deuxième concerne l’offre viable et pérenne des produits et services adaptés aux besoins des populations. Le troisième axe sur lequel les acteurs de la microfinance ont le plus tablé, porte sur l’articulation renforcée entre IMF et Banques. Ce dernier axe revêt un caractère
important, car, favorisant le financement des PME et l’intégration du secteur de la microfinance au secteur financier. Pour une prise en compte de tous des préoccupations, il a été recommandé
la finalisation du document (de politique nationale de microfinance sur la stratégie et plan d’action 2007-2015) et une communication en Conseil des ministres. A côté de ces deux recommandations, les séminaristes prévoient  une table ronde des bailleurs de Fonds. Toute chose qui va faciliter la mise en œuvre de la politique nationale de microfinance qui devrait permettre l’atteinte des résultats. A savoir: l’amélioration du cadre légal et réglementaire ; une meilleure supervision du secteur par la Commission Nationale de Micro Finance et la Direction
de la microfinance; un cadre institutionnel adapté avec une Association Professionnelle forte, financièrement autonome regroupant toutes les IMF en activité et assurant la promotion, la moralisation et la défense des intérêts des acteurs; un assainissement du secteur avec l’émergence d’IMF de grande taille et de réseaux forts offrant une gamme de
produits et services diversifiés à toute la population; la mise en place d’un cadre
de concertation regroupant tous les acteurs clés du secteur; pleine intégration des
IMF au secteur financier. La mise en œuvre de la politique nationale nécessite
l’implication de certains principes dont l’efficacité et la pérennité sur la base
d’accords liés aux performances pour toutes les actions d’appui financier et
technique au profit des institutions de microfinance; le respect des options des
IMF et de la conduite privée de leurs opérations en visant la viabilité et la
pérennité; la mise en exergue des potentialités nationales tant au niveau des
appuis techniques que des appuis financiers; le développement de synergies entre
les différents acteurs intervenant dans le secteur; la recherche d’économie
d’échelle par une mise en commun des efforts pour appuyer le secteur.
 
Honoré Kouassi

Source : lintelligentdabidjan.org



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