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Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
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Le Parti Ecologique Ivoirien
Les vœux du Chef
de
l’État à la Nation : La crise ne doit pas briser
nos rêves... • “Que la Cei
sorte le pays du doute”
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vendredi 02 janvier
2009 - par Fraternité Matin |
Le Président
Laurent Gbagbo, sacrifiant à
la tradition, s’est adressé mercredi à
ses compatriotes au seuil de
l’année 2009 qu’il met sous le signe de
l’espoir
Ivoiriennes, Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,Chers amis de la Côte
d’Ivoire. La tradition
républicaine veut qu’à
l’orée d’une nouvelle année,
le Président de la
République s’adresse à ses concitoyens
pour leur présenter ses vœux de
bonne et heureuse année. La présentation de ces
vœux est aussi pour lui
l’occasion de dresser l’état de la
Nation, c’est-à-dire d’entretenir
ses compatriotes des faits, des évènements et
situations qui, à ses
yeux, ont le plus influencé leur vie et celle du pays.
C’est enfin le lieu pour nous tous de nous interroger sur la
façon dont
nous nous proposons d’écrire ensemble les
nouvelles pages de notre
histoire commune. L’année 2008 a
été dans le monde une année de doutes
et une année d’espoirs à la fois. En
Côte d’Ivoire elle aura été,
pour
la majorité d’entre nous, une année
particulièrement difficile. Il
s’agit de difficultés pour les Ivoiriens
eux-mêmes et pour notre pays,
la Côte d’Ivoire. Les doutes sont venus de la
persistance des crises
internationales et des conflits en Afrique mais aussi des trois crises
qui ont ébranlé nos certitudes sur les bases et
le fonctionnement même
de l’économie mondiale depuis la fin du
dix-neuvième siècle : La crise
de l’énergie, la crise alimentaire et la crise
financière. La crise de
l’énergie est une crise structurelle. Elle annonce
sans doute la fin de
l’ère des sources d’énergie
fossiles et pose la question des sources
d’énergie alternatives. Il n’y a pas de
solution toute faite. L’Afrique
et la Côte d’Ivoire doivent contribuer à
la recherche de solutions qui
préservent l’équilibre de la nature. La
crise alimentaire est une
alerte. Elle nous invite à repenser les fondements de nos
politiques
agricoles, à redonner à l’agriculture
dans notre pays, la vocation
première de toute agriculture qui est de procurer de la
nourriture aux
enfants de la terre. Enfin la crise financière
révèle la fragilité du
système financier international et nous rappelle
l’importance de
l’Etat. Elle a montré que l’Etat est
incontournable dans son rôle
d’acteur principal de régulation du
système économique et financier, à
l’échelle nationale comme à
l’échelle internationale. Mais, malgré
l’acuité de ces questions,
l’année 2008 a montré que tous les
espoirs
sont permis, quand les hommes et les peuples croient en
eux-mêmes, en
leur capacité à opérer les changements
appelés par leur histoire et
leur culture. C’est la leçon que le peuple
américain a donné au monde
entier à travers l’élection de Barack
Obama. Cet événement est salué
à
juste titre dans le monde entier comme une révolution
historique à tous
points de vue. J’ai déjà
livré les réflexions que ce changement
m’inspire et les leçons qu’à
mon sens nous devrions en tirer. Je salue
encore une fois ce soir le peuple américain en
même temps que j’adresse
mes vœux de succès au Président
élu des Etats-Unis qui sera investi le
20 janvier 2009. Ce que je retiens de tous ces
événements, c’est que le
monde vit une période de profonds bouleversements. Le monde
change.
Nous passons d’une ère à une autre. La
question est de savoir si nous
allons être de simples spectateurs ou des acteurs
à part entière des
temps nouveaux qui se dessinent. La question est de savoir comment la
Côte d’Ivoire, en tant que nation et les Ivoiriens
en tant que peuple
vont affronter les nouveaux enjeux de la démocratie, de la
paix et de
l’économie. C’est sur ces questions que
chacun de nous doit méditer. Il
ne tient qu’à nous et à nous seuls de
continuer à vivre libre. À vivre
en paix. À vivre libre et en paix. Il ne tient
qu’à nous et à nous
seuls de donner à notre pays tous les atouts de la
prospérité.
Mes chers compatriotes,
Nous avons connu la guerre. La crise née de cette guerre a
créé dans le
pays une situation inhabituelle. Je vois bien les
difficultés de toutes
sortes dans lesquelles vivent aujourd’hui beaucoup
d’entre nous. Je
sais que la cherté de la vie qui est la raison essentielle
de ces
difficultés est telle que les plus durement
touchés en sont arrivés
pour certains à perdre espoir. La vie est devenue
chère parce que
l’accès au transport, aux produits de
première nécessité et au logement
n’est plus facile pour beaucoup d’entre nous.
S’agissant du coût du
transport, il a augmenté à la suite de
l’ajustement, par le
Gouvernement, du prix du carburant à la pompe. Cette mesure
a une
histoire qu’il convient de rappeler. Lorsque
j’arrivais à la Présidence
de la République, en octobre 2000, le baril de
pétrole coûtait environ
35 dollars US sur le marché international. Au moment
où, huit (08) ans
plus tard, j’ai dû à mon corps
défendant, autoriser le Gouvernement à
augmenter le prix du carburant, le baril de brut de pétrole
était à 147
dollars US, soit une augmentation d’environ 320 %.
L’augmentation du
prix du carburant a eu pour conséquence la
flambée de tous les autres
coûts. Alors, pour juguler la cherté de la vie,
j’ai ordonné le 13 août
2008, des mesures d’allègement fiscal portant sur
les droits de douane
et la taxe sur la valeur ajoutée, amenant ainsi
l’Etat à renoncer à 49
milliards de francs CFA de recettes fiscales. Aujourd’hui,
les cours du
pétrole sont à la baisse. En tenant compte des
spécificités de ce
secteur où les coûts sont fluctuants,
j’ai demandé au Gouvernement
d’adopter un mécanisme permettant de baisser ou
d’augmenter les prix du
carburant à la pompe en fonction des cours du
pétrole, sans
compromettre l’équilibre de nos finances. Si les
tendances actuelles à
la baisse se maintiennent, nous aurons une deuxième baisse
des prix à
la pompe au début de 2009. S’agissant des
denrées de première
nécessité, je veux parler surtout des produits
vivriers, la Côte
d’Ivoire produit en quantité suffisante ce que les
Ivoiriens ont
l’habitude de consommer. Je tiens sur ce point à
féliciter les
Ivoiriens parce que, même au plus fort de la crise, les biens
essentiels à la vie des Ivoiriens ont
été produits et nous avons pu
continuer à approvisionner la sous-région.
J’en déduis que le problème
n’est pas celui de la production mais qu’il
s’agit surtout d’un
problème de réorganisation de la distribution. Je
vais recevoir, dans
le courant du premier trimestre de la nouvelle année, les
acteurs du
secteur des vivriers pour chercher avec eux, un système de
redistribution qui nous mette à l’abri de la
spéculation.
En ce qui concerne le logement, c’est un fait que la forte
concentration démographique dans les centres urbains des
régions du
Sud, et particulièrement à Abidjan, à
cause de la guerre, a suffi à
elle seule, à faire grimper les coûts du logement.
Or, à cela est venue
s’ajouter la flambée des coûts des
matériaux de construction des
bâtiments, notamment le fer, le ciment, le sable etc. La
question du
logement est donc aussi un enjeu de la Paix. Tout comme le
chômage. Il
est structurel en Côte d’Ivoire. Mais
l’aggravation de ce fléau vient
du fait que depuis le début de la guerre, de nombreuses
entreprises qui
généraient des emplois ont disparu de
l’environnement économique. Ce
que je déplore le plus sur ce point, c’est le
chômage des jeunes. Nous
avons fait des efforts. Je rappelle que depuis mon arrivée
à la
Présidence de la République, la Fonction Publique
a recruté 61.500
personnes au titre de leur premier emploi. Non compris la Police
Nationale pour laquelle 9.033 jeunes ont été
recrutés pour la même
période. Non compris la Gendarmerie Nationale,
l’Armée et tous les
autres corps dont la gestion ne relève pas directement du
ministère de
la Fonction Publique. Mais, quelles que soient nos performances en
cette matière, je voudrais dire à
l’attention des Ivoiriens qu’aucun
pays ne peut absorber dans sa Fonction Publique tous les demandeurs
d’emplois. Les recrutements dans la fonction publique ne
peuvent pas
compenser les pertes d’emplois dans le privé. En
tout état de cause, je
n’entends pas faire de notre pays une nation de
fonctionnaires. C’est
pourquoi j’ai mis en place le Fonds national de
solidarité (Fns)
destiné à la promotion de
l’auto-emploi, permettant aux jeunes de créer
leurs propres entreprises. Je constate malheureusement que
malgré
l’ancienneté de cet outil, très peu de
jeunes le sollicitent. En 2009
nous allons prendre des mesures non seulement pour faire
connaître
davantage ce fonds mais surtout pour alléger les conditions
d’éligibilité. Cependant, la plus
grande action de lutte contre le
chômage des jeunes que j’ai initiée est
la création de la Zone Franche
de la Biotechnologie et des Technologies de l’Information. La
réalisation de ce projet économique majeur a
été confiée au Village des
Technologies de l’Information. Les études de ce
projet sont entièrement
achevées. Le financement est déjà
obtenu pour la première partie de sa
réalisation. Il débutera en janvier 2009 et
générera à terme et au
profit de nos jeunes diplômés, quarante mille
(40.000) emplois directs
et au moins deux cent mille (200.000) emplois indirects.
Mes chers compatriotes,
L’année 2008 a été aussi une
année d’épreuves pour l’Etat.
Elle a été
marquée par de nombreux remous sociaux, des cas de mal
gouvernance et
d’atteintes intolérables à
l’autorité de l’Etat.
Sur la question des remous sociaux, jamais notre pays n’a
connu autant
de manifestations qu’en 2008. Je comprends ces mouvements et
personnellement, je le dis à tous les Ivoiriens, je
n’empêcherai jamais
les revendications syndicales. Je sais les efforts à faire
pour
répondre aux revendications des travailleurs. J’en
appelle cependant au
sens de la responsabilité de tous les leaders syndicaux de
Côte
d’Ivoire et, au-delà, de tous les travailleurs du
secteur privé comme
du secteur public. Nous sortons de guerre. Notre économie
doit se
remettre des conséquences de la guerre. Gardons cela
à l’esprit dans
l’expression de nos revendications. La satisfaction pleine et
entière
de toutes ces revendications est liée à la sortie
de crise. Nous sommes
sur la bonne voie depuis la signature de l’Accord Politique
de
Ouagadougou. Je rappelle que cet accord est issu du dialogue direct
inter-ivoirien. C’est pourquoi il marche. Oui !
L’Accord Politique de
Ouagadougou marche. Il nous a permis, dès le lendemain de sa
signature,
de faire taire les bruits de la guerre. Le 4 juillet 2003 les forces
armées avaient proclamé
l’arrêt des hostilités. Mais
c’est
définitivement après le 4 mars 2007 que les
bruits de la guerre se sont
tus. Mais l’Accord Politique de Ouagadougou ce
n’est pas seulement la
fin de la guerre. C’est aussi la disparition des zones. Il
n’y a plus
aujourd’hui de zone de confiance ni de zone rebelle ou de
zone
gouvernementale. Il y a le territoire ivoirien. Désormais
chacun peut
aller partout en Côte d’Ivoire. Certes des
difficultés demeurent. Mais
ces difficultés ne sont pas celles d’une partie du
pays ni celles d’une
partie au conflit. Ce sont des difficultés de la nation
ivoirienne, de
son gouvernement, du Chef de l’Etat et de toutes les forces
du pays. Il
n’y a pas d’un côté les
problèmes du Premier ministre et ceux du
Président de la République de l’autre.
C’est pourquoi, tout au long de
l’année 2008, chaque fois que nous avons
noté une crispation à Bouaké,
à Seguela, à Vavoua mais aussi à
Daoukro ou à Yamoussoukro, c’est
ensemble, dans une unité parfaite d’action que le
chef de l’Etat et le
Premier ministre ont fait face. L’accord Politique de
Ouagadougou
marche. Nous signons à chaque étape importante de
son application, des
accords complémentaires pour préciser ce qui
demande à l’être. Pour
consolider les acquis et approfondir les méthodes. Il en va
ainsi de
toutes les grandes conventions et de toutes les grandes
règles qui
régissent la vie des hommes. Aucune de ces conventions et
règles n’est
figée et aucune ne doit l’être.
C’est parce que les accords antérieurs
à l’Accord Politique de Ouagadougou
étaient figés dans l’esprit et la
lettre qu’ils n’ont pas marché et
qu’ils ne nous ont pas menés loin
dans le sens de la Paix. Nous venons de signer le quatrième
accord
complémentaire. Il porte spécifiquement sur les
questions militaires.
L’Accord Politique de Ouagadougou marche. Il nous rapproche
des
élections. C’est parce que cet accord marche que
nous parlons de la
date des élections et que beaucoup sont
déjà en campagne. Sur la
question du calendrier électoral et des
opérations électorales, je
rappelle qu’il ne faut pas confondre les rôles, les
attributions et les
fonctions des institutions de la République. La Commission
électorale
indépendante (Cei) a pour fonction de préparer et
de veiller à la
régularité des élections. Les autres
institutions, y compris la
Présidence de la République,
l’accompagnent. C’est à la Cei
qu’il
appartient de proposer une date pour que le Président de la
République,
par décret, appelle aux élections. Mais, pour
l’heure, nous en sommes
seulement à l’établissement des
pièces d’identité et à
l’enrôlement des
électeurs. Ce qui est déjà une
tâche et une avancée considérable. Je
veux que nous allions aux élections le plus vite possible.
Pour cela
j’ai mis tout en œuvre pour que les Ivoiriens aient
une date. Mais,
comme nos lois l’exigent, je m’en remets
à la Commission électorale
indépendante. Et je demande à tous les Ivoiriens
d’en faire autant. Je
demande à la Cei et à tous les acteurs des
opérations électorales de
sortir ce pays du doute et des incertitudes. Il nous faut une date et
un calendrier crédibles des élections en 2009.
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire;
L’année 2008 a vu se consolider les acquis de
l’Accord Politique de
Ouagadougou. Allons de l’avant. Les institutions de
l’Etat doivent
continuer à fonctionner normalement. Notre
économie doit rester
performante pendant que tous ensemble nous contribuons à
faire aboutir
le processus de paix. Aujourd’hui, malgré la
crise, nos partenaires au
développement nous font confiance. Nous devons
mériter cette confiance.
Il y a de bonnes perspectives pour que la Côte
d’Ivoire signe, avec le
soutien de la Banque mondiale, de la Banque africaine de
développement
et du Fonds monétaire International, un accord
d’allègement de la dette
extérieure dans le cadre de l’initiative Ppte. Si
nous obtenons cet
accord, comme je le souhaite, ce sera la récompense
légitime de nos
efforts. Ayons confiance en nous-mêmes. La guerre a
perturbé nos vies.
Ne lui permettons pas de briser aussi nos rêves.
C’est maintenant qu’il
faut bâtir la Côte d’Ivoire pour le
milieu du 21ème siècle. La Côte
d’Ivoire ne doit être
décrochée ni de sa propre histoire, ni de
l’histoire du monde contemporain. C’est pourquoi,
malgré la crise mais
aussi à cause de cette crise, je veille à ce que
notre nation développe
les atouts dont elle a besoin pour honorer les rendez-vous du futur.
Les crises sont les aiguillons de l’histoire. On ne saurait
se
contenter de résoudre une crise au présent, sans
se projeter loin dans
l’avenir. Le faire c’est vouloir arrêter
l’histoire d’un pays, c’est se
soumettre à la fatalité. Je refuse la
fatalité pour mon pays. La Côte
d’Ivoire n’est pas un pays du passé. La
Côte d’Ivoire est un pays
d’avenir. Je veux que nos enfants aillent à la
rencontre de l’avenir en
toute confiance. C’est le sens du projet du « Grand
Abidjan » qui a été
présenté au public la semaine dernière
et qui sera exposé au Palais de
la culture durant toute l’année 2009.
C’est le sens des chantiers du
transfert de la capitale à Yamoussoukro. Ce sont
l’autoroute
Singrobo-Yamoussoukro, dont les travaux sont déjà
très avancés,
l’autoroute Abidjan-Grand-Bassam qui démarrera en
2009, les voies
internationales Boundiali-Tingrela-Mali, Bouna-Doropo-Burkina et
Danané-Guinée. C’est ainsi que nous
allons procéder à la réhabilitation
des aéroports de l’intérieur du pays et
de l’aérogare du fret
d’Abidjan. C’est ainsi que nous allons
réaliser l’extension du port
d’Abidjan vers l’île Boulay et celle du
port de San Pedro. Mais c’est
aussi le sens des grandes réformes que nous avons
engagées depuis 2000
en matière de décentralisation et
d’approfondissement de la démocratie.
Dans le même temps, nous travaillons au repositionnement de
la Côte
d’Ivoire sur la scène internationale. Nous avons
reçu une conférence du
Groupe des 77 plus la Chine à Yamoussoukro. La
Côte d’Ivoire est partie
prenante dans le nouveau partenariat avec l’Europe. Et nous
sommes
porteurs d’une grande initiative en matière de
financement du
développement à travers une Banque
d’Investissement du Sud.
Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d’Ivoire,
Je l’ai déjà dit, la Côte
d’Ivoire est un pays solide et nous n’avons
aucune raison de douter d’elle. Nous devons travailler
à la maintenir
forte en l’aimant. Je vous invite donc à aimer la
Côte d’Ivoire.
Je suis convaincu que nous ne sommes plus loin d’une sortie
définitive
de la crise. Nous nous éloignons des difficultés.
C’est fort de cette
conviction que je formule à l’endroit de chaque
Ivoirienne et de chaque
Ivoirien, les vœux de bonne et heureuse année 2009.
Allons à la Paix. Allons aux élections!
Bonne et heureuse année 2009 à toutes et
à tous
Que Dieu fortifie et bénisse la Côte
d’Ivoire!
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