
Nous prenons acte de la
dissolution de la CEI et du gouvernement par le Chef de
l’Etat. Cette décision nous convient.
Depuis Marcoussis, un groupe de personnes avait pris en otage la
politique ivoirienne et le peuple de Côte d’Ivoire.
Elles étaient
désignées, ces personnes, sans que le peuple ne
les ai choisis, mais
uniquement par de simples accords, maîtres de nos vies, de
nos
ambitions et de la paix en Côte d’Ivoire. La
société civile mise à
l’écart, leur simple volonté ou leurs
désagréments nous étaient
imposés. Il suffisait qu’un dise « Si
ceci ne se fait pas à mon
avantage, je bloque tout ! » Et effectivement il bloquait
tout selon
leur tempérament. Ils s’en fichaient du peuple.
Ils ne travaillaient
pas pour le peuple mais pour eux, seulement pour eux par la prise de
pouvoir à tout prix. Rien que le pouvoir du peuple voire
même sans son
avis. Ils sont pour cela prêt à tout, voire
opposer le peuple à
lui-même. Ils crient et disent ne pas aimer la violence, mais
c’est de
cela dont ils se servent pour se valoriser. Tout doit se faire
à leur
image et avantage et non dans la recherche d’un consensus.
Ils sont intégrés dans le gouvernement, tout en
ne posant aucun acte
pouvant valoriser le peuple. C’est sur le Chef de
l’Etat, comptable
également de bien d’échecs,
qu’ils reversent leurs fautes et
incapacités. Ils disent vouloir la transparence, mais cette
transparence ne devait se faire que si eux, s’accaparaient
des rouages
électoraux.
En Côte d’Ivoire, le respect de
l’autorité n’existait plus. Chacun
croyant que posséder un poste, comme Beugré
Mambé, c’était à vie.
L’égoïsme avait pris le pas sur la
solidarité et la cohésion. Tous dans
le même mécanisme, ils se tiraient dessus par
alliances occidentales ou
par presses interposées. Le tribalisme que nous combattions
était leurs
armes favorites. Arrêtez un homme en porte à faux
avec la justice selon
la consonance du nom, où ils se taisaient où
alors c’était la chasse
au… Il y a une certaine catégorie
d’ivoiriens même en porte à faux avec
le droit qu’il ne fallait toucher sous peine
d’être traité de
tribaliste. Le complexe et le régionalisme avait pris le
dessus sur le
Droit.
Pour les raisons citées plus haut, pour la
cohésion véritable et la
transparence dans les élections que nous souhaitons tous,
nous sommes
au Parti Ecologique Ivoirien, satisfaits de la décision
prise par le
Chef de l’Etat et par conséquent : nous
apprécions que le premier
ministre Guillaume SORO soit reconduit dans ses fonctions. Nous
souhaiterions en outre qu’aucun parti politique en liste pour
les
présidentielles, ne fasse parti du gouvernement en
formation.
Concernant la Commission électorale indépendante,
il faudrait que
l’organisme soit tenu par des hommes de la
société civile n’étant
affiliés à aucun parti politique pour maintenir
cette indépendance dont
le nom est attribué à la CEI.
Nous demandons à l’opposition politique ivoirienne
frustrée par la
décision du Chef de l’Etat, bien que nous sachions
que la dissolution
du gouvernement au stade actuel fragilise le peuple, de faire preuve de
bon sens en appelant à l’apaisement ; car, ce
n’est pas par la force et
l’appel à la violence qu’il faut passer
pour soulager la souffrance de
ce peuple ivoirien déjà fatigué par
les turpitudes politiques. Nous
leur demandons de mettre en exergue le dialogue, la
compréhension et
les compromis.
Nous demandons au Premier ministre et au Chef de l’Etat, de
trouver
toutes les voies et mesures afin de rétablir
l’ordre constitutionnel,
de prendre tous les dispositifs pour que les élections
présidentielles
se fassent au plus vite ; ceci, dans la transparence la plus totale
pour satisfaire notre bon peuple et ramener en son sein, la joie de
vivre en bannissant les mesures discriminatoires susceptibles de mettre
certains Ivoiriens en touche.
Pour le Parti Ecologique
Le Président
Edmond Edouard N’GOUAN