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Un édifice imposant
EXCLUSIF DANGER SUR LA PRESIDENTIELLE DU 31 OCTOBRE 2010 Le secrétaire général de la CEI menace de démissionner Les raisons .Soro prend de nouvelles dispositions

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mercredi 11 août 2010 - Par L'Inter |

Soro met de l’ordre Fort de son titre de responsable de la planification des élections, Adou Antoine se serait permis quelquefois de donner des instructions aux commissaires de la CEI sur le terrain. Il est accusé de museler le président de la structure en charge d’organiser les élections et de bloquer les décisions du secrétaire général de la CEI. Pourtant c’est sur ce dernier que reposent, en grande partie, les dernières tâches techniques qui restent à accomplir sur le terrain en vue de l’organisation pratique des élections à la fin d’octobre prochain. Membre de l’ex- Commission nationale électorale (CNE) de 2000 sous Honoré Guié Kouamé, l’actuel secrétaire général de la CEI est un spécialiste des opérations électorales. Mais aujourd’hui, Konan Kouadio aurait confié en privé, à des proches, que des membres de la Commission centrale de la CEI l’empêcheraient de travailler correctement. Cependant, hier mardi, lorsque nous l’avons joint au téléphone dans l’après-midi, il est resté peu bavard sur la question. « Merci de vous inquiéter pour moi, mais je n’ai pas de problème », a brièvement déclaré le Secrétaire général de la CEI. Toutefois, l’affaire est prise au sérieux à la CEI et même à la Primature où on dénonce les ‘’grandes manœuvres’’ de M. Adou Antoine, conseiller du président Youssouf Bakayoko, tendant à bloquer les actions du secrétaire général Konan Kouadio. La menace de démission du chef des opérations électorales à la CEI intervient au moment où le gouvernement vient de fixer la date du 31 octobre 2010 comme étant celle du premier tour de l’élection présidentielle. Mis au parfum des antagonismes qui rongent et qui risquent de paralyser la CEI, le Premier ministre a pris ses responsabilités. Guillaume Soro a décidé de monter au créneau pour mettre de l’ordre dans le processus électoral. Pour ce faire, le chef du gouvernement vient de mettre sur pied un ‘’Comité de travail’’ au sein duquel siègent la Primature, la CEI, la SAGEM, l’INS, le PNUD, l’UE, l’ONUCI et le représentant du Facilitateur. Il s’agit d’un comité informel- question de respecter l’indépendance de la CEI- pour tenir l’échéance du 31 octobre 2010. Le Comité de travail mis en place par le Premier ministre doit se réunir régulièrement pour faire le bilan des tâches accomplies sur le terrain en vue de vite faire avancer les choses et respecter la date du scrutin présidentiel.
TRA BI Charles Lambert

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