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Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
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Le Parti Ecologique Ivoirien
Tracasserie
routière Le Général Guiai Bi Poin,
(Patron
du Cecos) avoue :
« 95 % de nos barrages n’ont aucune raison
d’être… »
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Soir
Info-16/4/2008 |

120 mécontents «
rapatriés »
samedi à Abidjan ; Ils manifestent ce matin en face de la
Cathédrale St Paul au Plateau
Une délégation de l’Office ivoirien des
chargeurs (Oic) et des
transporteurs ont rencontré les autorités du
Centre de commandement des
opérations de sécurité (Cecos) hier
mardi 15 avril 2008, dans les
locaux du Cecos, à Cocody. Cette rencontre avait pour objet
« un
dialogue direct » sur les tracasseries routières
dont cette unité de
sécurité se rend coupable malgré
toutes les réformes et résolutions. La
délégation des transporteurs était
conduite par le ministre Adama
Coulibaly dit Adama Champion et le Directeur
général de l’Oic, Bakayoko
Abdouldramane. Selon le directeur de l’Oic, les
résolutions du
séminaire de Grand-Bassam tenu du 17 au 19 janvier 2005 sur
la question
de la sécurité et de la fluidité
routière avaient amélioré les
relations entre transporteurs et Forces de l’ordre. Mais
depuis un
moment, ces décisions sont demeurées lettres
mortes. Les tracasseries
ont repris de plus bel. Mais plus grave encore celles
opérées par les
éléments du Cecos. Ce comportement des Forces de
défense et de sécurité
a été vivement dénoncé par
M. Bakayoko. « Le racket est devenu un
comportement normal. Ça se passe et personne ne parle.
Pourtant, il a
des conséquences dramatiques sur
l’économie », a-t-il
déploré.
Plusieurs griefs ont été formulés par
le Dg de l’Oic contre le
comportement des Fds tant à Abidjan
qu’à l’intérieur du pays. Le
général Guiai Bi Poin qui a
écouté attentivement ce dernier a, à
sa
suite, fait un véritable mea culpa sans ménager
les travers des Fds. «
95 % de nos barrages n’ont aucune raison
d’être aussi bien à Abidjan
que sur les routes nationales. On a l’impression
qu’ici l’essentiel du
travail des Forces de l’ordre, c’est le
contrôle routier et qu’il n’y
en a pas d’autres.On dirait que c’est ce
qu’on apprend seulement dans
les écoles. C’est une question de formation. Et
comme je suis moi-même
formateur, je pense que, je suis aussi coupable », a-t-il
avoué. Pour
le patron du Cecos qui a effectué un voyage
récemment au Ghana par la
route, la Côte d’Ivoire a beaucoup à
apprendre auprès des Ghanéens sur
la fluidité routière. «
L’Unité de régulation de la circulation
(Urc) a
été créée pour faire de la
régulation. Mais les éléments de cette
unité
font plus de contrôle de pièces que de
régulation pendant qu’à 20
mètres d’eux, il y a des embouteillages. Ce sont
des dysfonctionnements
graves qu’on constate sur nos routes », a
décrié le général. Puis de
préciser que le rôle du Cecos n’est pas
de faire des contrôles de
véhicule mais plutôt de lutter contre le grand
banditisme par des
actions ponctuelles de sécurité. Il a par
ailleurs reconnu que « le
comportement des chauffeurs n’excuse pas le comportement de
nos hommes
» comme certains veulent le faire croire. Pour lui, la
meilleure police
est celle qu’on ne voit pas, bien qu’elle soit
présente. En définitive,
le général Guiai Bi Poin a dit que les Fds se
sentent concernées et
interpellées par les préoccupations des
transporteurs et qu’elles
feront des efforts pour que la situation s’améliore
GUE Droh
Source
:
ivorian.net
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