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L’enquête sur l’attentat contre l’avion du Premier ministre à Bouaké bloquée : L’ONU accuse Soro
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samedi 24 janvier 2009 - Par notrevoie.com |
«L’ONU a écrit
au Premier ministre ivoirien pour lui dire qu’elle va
apporter son appui logistique à la Côte
d’Ivoire dans l’enquête
relative à l’événement
malheureux survenu en juin 2007 contre l’avion
transportant le Premier ministre à Bouaké. Ce
n’est pas à nous de
laisser tomber ou de poursuivre cette enquête. Je crois que
la balle
est dans le camp du gouvernement ivoirien. C’est à
lui qu’il faut
plutôt vous adresser. C’est le gouvernement
ivoirien qui vous situera
sur la suite de cette enquête». Ce sont en ces
termes que Hamadoun
Touré, porte-parole de l’ONUCI, que nous avons
joint hier par téléphone
alors qu’il se trouvait à Paris (France), nous a
livré la position de
l’ONU. Au sujet de l’enquête sur
l’attentat à Bouaké, le 29 juin 2007,
contre l’avion présidentiel transportant le
Premier ministre, Guillaume
Soro et sa délégation. Un attentat qui a
causé la mort de quatre
personnes et fait une dizaine de blessés. Pour que la
lumière soit
faite sur cet événement dramatique, le
Président de la République,
Laurent Gbagbo, avait, dans un courrier daté du 12 juillet
2007,
demandé à l’ONU, la mise en place
d’une commission d’enquête
indépendante internationale. Suite à cette
saisine, les Nations unies
ont dépêché en Côte
d’Ivoire, du 1er au 6 octobre 2007, une mission
d’exploration chargée de
l’enquête. Conduite par M. Tersali Loial,
Conseiller juridique principal au bureau des affaires juridiques de
l’ONU, cette mission qui comprenait Georg Charpentier,
Représentant
spécial adjoint du SG de l’ONU en Côte
d’Ivoire, Antonio Menendez de
Zubillaga, Conseiller juridique et Modem Lawson Betum, Chef de la
division politique de l’ONUCI, a rencontré le
Premier ministre,
Guillaume Soro, le ministre de la justice, Koné Mamadou et
des acteurs
de la scène politique ivoirienne. Pour les membres de la
mission
onusienne, leur présence en Côte
d’Ivoire visait à «clarifier avec le
gouvernement ivoirien, la nature de la demande qui a
été faite par le
Président de la République (Laurent Gbagbo) au
Secrétaire général de
l’ONU au sujet d’une enquête
indépendante sur l’attentat dont a
été
l’objet, l’avion qui transportait le Premier
ministre». Depuis cette
visite de la mission d’exploration onusienne en
Côte d’Ivoire, c’est le
silence plat à propos de l’enquête
indépendante internationale sur
l’attentat manqué contre le Premier ministre,
Guillaume Soro. Pourquoi
cet état de fait ? L’ONU semble visiblement
accuser le gouvernement
ivoirien et par ricochet, le Premier ministre,
d’être les auteurs de
cette situation de blocage. Reproduction interdite du site