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P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant

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Un
message de paix, d’espoir, mais surtout de
responsabilité. Le samedi 20
octobre dernier, au stade Biaka Boda de Gagnoa, le Premier ministre
Soro Kigbafori Guillaume a parlé aux populations de la
région du
Fromager. Une région d’où est
originaire le chef de l’Etat Laurent
Gbagbo. C’était à l’occasion
de la cérémonie dénommée
« Fête de la paix
», organisée par l’Alliance des
‘’jeunes patriotes’’. Hommes,
femmes et
enfants, venus de différentes contrées de Gagnoa
pour certains et
d’Abidjan pour d’autres, ont tenu à
être présents dans la capitale du
fromager pour voir et écouter le chef
l’ex-rébellion devenu Premier
ministre. Une opportunité saisie par Soro Guillaume pour
appeler toutes
ces populations à cultiver dorénavant
l’esprit du pardon, de la paix,
de la fraternité et de la réconciliation
nationale. « Aujourd’hui en
Côte d’Ivoire, l’heure de se parler est
arrivée. A travers notre
engagement dans ce processus de paix, nous voulons que chaque Ivoirien
puisse vivre librement dans son pays », a-t-il
d’emblée indiqué. Pour
le premier ministre, l’heure n’est plus aux ragots.
« Je voudrais
lancer aux populations de Gagnoa un langage de
vérité. Il est vrai que
le président Gbagbo est issu de Gagnoa. Mais, il faut que
ses parents
l’aident. Ils doivent l’aider parce qu’il
y a des gens autour de lui
qui, au lieu de lui donner de bons conseils, lui disent de ne pas
parler à Alassane Ouattara, de ne pas parler à
Bédié ou de ne pas
parler à Soro. Et pourtant Gbagbo n’est pas le
Président d’une ethnie.
Il est le président de la Côte d’Ivoire.
Et en cette qualité, il doit
parler à tout le monde », a-t-il
plaidé. Pour lui, au nom de la paix, «
il est nécessaire » que le Chef de
l’Etat discute avec Alassane Dramane
Ouattara du RDR et Henri Konan Bédié du PDCI,
mais aussi avec
l’ensemble des responsables de la classe politique
ivoirienne. Il a
ensuite estimé que l’accord de Ouagadougou
enregistre des avancées.
C’est pourquoi, il a déploré
qu’en dépit de « la bonne foi
affichée par
le Président de la République et le Premier
ministre », certaines
personnes continuent de fustiger cet accord. « Nous avons
‘’demin-demin’’ pour faire la
paix. Mais, il y a toujours des gens qui
sont insatisfaits. La petite paix qu’on leur donne,
déjà ne leur suffit
pas. Et ils s’adonnent à des critiques contre
l’accord de Ouaga. Mais
s’ils ne veulent pas de cet accord, alors qu’ils
proposent autres
choses », a-t-il ironisé.Reproduction interdite du site