C’est
un truisme de dire que la grève enclenchée depuis
le lundi dernier, par les transporteurs, pour protester contre la
hausse des prix du carburant a des inconvénients sur les
activités des populations. Largement suivi, ce mouvement
paralyse, en ce moment, les transports en commun sur toute
l’étendue du territoire ivoirien. En effet, suite
à la hausse du prix du litre du gasoil qui passe de 615 Fcfa
à 645 Fcfa et celle du super de 713 Fcfa à 779
Fcfa, le Comité de crise des syndicats acteurs et
auxiliaires du Transport (Ccsaat) a engagé cette
grève générale afin que ses
revendications soient prises en compte.
C’est-à-dire, la réduction des prix du
carburant. La coordination nationale des gares routières de
Côte d’Ivoire Touré Adama
s’est aussi inscrite sur la même longueur
d’onde. Déjà, ce bras de fer cause
d’énormes préjudices
çà et là. Les effets
néfastes sur les activités
économiques, sociales du pays se font sentir avec
l’augmentation du prix des denrées alimentaires.
Tous les secteurs sont touchés, entraînant du coup
la paralysie de toutes les activités. Les
premières victimes de cette situation austère ne
sont autres que les populations. Certains sont contraintes à
rallier à pied leur lieu de travail. Quand
d’autres ont pris la résolution de rester
à la maison en attendant que cette grève
connaisse son dénouement. Pour leur part, les nombreux
malades de familles modestes souffrent de cette situation. Elles
subissent les répercussions perverses de cette
grève. En effet, faute de voiture, ces malades ne peuvent
être évacués à
l’hôpital. A cela, il faut ajouter le
problème de déplacement de nombreux
médecins et infirmiers. Ce qui ne va pas sans accentuer, un
peu plus, la souffrance des populations qui ne savent pas à
quel saint se vouer. Hormis cela, quand on connaît le regain
des activités en Côte d’Ivoire, il va
sans dire que les inconvénients de cette grève
seront incalculables. Il nous revient, d’ailleurs, le report
ou l’annulation de plusieurs grands rendez-vous. Notamment en
ce qui concerne les mariages, symposiums, grandes rencontres,
séminaires. De nombreux voyageurs ont
été obligés de mettre un
bémol à leur voyage. A cela, il faut ajouter les
rendez-vous annulés pour confection de documents
administratifs tels que les passeports, les jugements
supplétifs, les certificats de nationalité et les
casiers judiciaires. Au plan culturel, une pléthore de
spectacles a été reportée sine die.
Par ailleurs, la fermeture de la quasi-totalité des magasins
impacte énormément sur
l’activité économique. En somme, ce
sont d’importantes pertes financières tant chez
les transporteurs que chez l’Etat qui sont
enregistrées. Tout est vraiment
mélangé et il urge de trouver une solution
à cette grève avant qu’elle ne prenne
d’autres proportions.
Cheick Diarra TIEMOKO