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Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
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Le Parti Ecologique Ivoirien
DESARMEMENT, DEMANTELEMENT
DES MILICES : L’Etat
recherche 30 milliards
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vendredi
13 février 2009 - Par linter-ci |
Le gouvernement ivoirien a de gros
soucis actuellement. Pour réaliser
le volet militaire du quatrième accord
complémentaire de Ouaga, il a
besoin de plus de 30 milliards Fcfa. Cette coquette somme doit servir
à
faire face aux primes promises aussi bien aux ex-combattants de la
rébellion qu’aux miliciens à
démanteler. En effet, les signataires
dudit accord avaient convenu d’octroyer 500 000 Fcfa
à chacun des
miliciens et des éléments de
l’ex-rébellion à
démobiliser. Or, ils sont
plusieurs milliers à être concernés par
cette prime que l’Etat ivoirien
a décidé de leur payer en vue d’aider
à leur réinsertion sociale. Selon
l’ambassadeur de France, André Janier,
c’est plus de 30 milliards Fcfa
que le gouvernement ivoirien devra trouver pour faire face à
cet
engagement pris par les signataires de Ouaga 4. Il l’a fait
savoir au
sortir d’une réunion que les diplomates membres du
Comité consultatif
international (Une structure prévue par l’accord
de Ouaga) ont eue,
jeudi dernier, avec le patron de l’Opération des
Nations Unies en Côte
d’Ivoire. Pour réunir cette somme, les
autorités ivoiriennes attendent
beaucoup de la communauté internationale, qui elle, semble
réticente à
délier les bourses. C’est qu’elle
n’a pas été associée
à la décision
des signataires de Ouaga 4 d’octroyer 500 000 Fcfa
à chacun des
miliciens à démanteler et aux ex-combattants des
Forces nouvelles.
Voilà qu’au moment d’honorer leurs
engagements, les autorités
ivoiriennes se tournent vers elle. Evidemment, ceux-ci ne se sont pas
chauds pour payer à notre place.
« C’est celui qui organise( les
élections) qui paie », faisait
d’ailleurs remarquer André Janier, il y
a quelque temps. Invitant ainsi les Ivoiriens à aller
jusqu’au bout de
leur logique en trouvant par eux-mêmes les moyens de prendre
en charges
toutes les dépenses en rapport avec le processus de sortie
de crise.
par A.N.
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