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Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
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Le
parti Ecologique Ivoirien

Le Front No: 1595 du Mardi 11
Septembre 2007
Politique
nationale . / Démocratie multipartite,
élections, débats
sur la crise…
Comment
‘’Marcoussis’’ a tué
la politique
D’une
soixantaine de partis politiques dans la course pour la succession au
Pdci d’Houphouet, en 1990, l’espace politique a
considérablement
grossi, 17 ans après. Selon les chiffres officiels, le
nombre de partis
‘’normalement’’
constitués et en règle oscille au tour de 145.
Mais,
c’est le recul par rapport aux idéaux
défendus par l’ancien opposant,
Laurent Gbagbo. Une dizaine seulement participe effectivement
à la vie
politique.
Près
de 17 ans après son instauration, la démocratie
multipartite semble
avoir perdu l’un des ressorts qui a failli emporter le
régime
d’Houphouet à la fin de la décennie
1980 : l’ouverture pour tous au
débat politique contradictoire. C’était
en 1990, l’un des ferments de
la contestation contre la dictature du père de
l’indépendance. La
course à la succession au Pdci d’Houphouet alors
ouverte à près d’une
soixantaine de formations politiques, a fait place à une
forme
d’exclusion qui ne dit pas son nom. Champion de la grogne
contre le
régime d’Houphouet-Boigny, Laurent Gbagbo semble
s’accommoder de la
réduction de l’espace du débat public.
Ce, depuis 2000, lorsqu’il
accédait au pouvoir d’Etat et y a pris
goût. Mais surtout, depuis qu’il
s’est convaincu que sa querelle contre Houphouet
n’était manifestement
destinée qu’à servir ses
intérêts politiques.
La
démocratie
multipartite ouvertement dévoyée par le parti au
pouvoir a consacré la
suprématie des partis aux moyens confortables. Y
règnent en maîtres,
les partis dit
‘’Marcoussistes’’, qui animent
la vie politique,
participent au débat sur la gestion de la crise, orientent
sinon
influencent diverses décisions en relation avec la vie
publique.
Présents au gouvernement, ils fixent les règles
du jeu. Représentés au
parlement, les mêmes partis proposent et disposent de la vie
de la
nation. Quant aux partis dits non significatifs, ils subissent le
système que décriait avec
frénésie Laurent Gbagbo du temps où il
était
dans l’opposition. Ironie de l’histoire, Laurent
Gbagbo, au départ du
pluralisme politique était porteur du même
idéal d’équité dans la vie
politique.
Pour comprendre cette métamorphose, il
y a un repère : le
déclenchement de la crise armée avec en appoint,
le sommet de
Linas-Marcoussis où une dizaine de partis seulement ont
été adoubés
pour évoluer dans le système. Le Pdci, le Rdr,
l’Udpci et le MFA, d’un
côté et de l’autre, le Fpi, le Pit et
l’Udcy. A la périphérie de ces
Marcoussistes, évoluent des formations telles que le PPS, le
Prci, le
Pc qui s’invitent le temps d’une manifestation dans
le débat politique.
Ils le perçoivent comme un tort. Car rien ne justice leur
marginalisation. Disposant déjà de moyens, les
Marcoussistes
bénéficient en sus depuis 2005 de la loi de
financement public des
partis.
Les prochaines élections ne changeront
sans doute pas la
donne. Car, la commission électorale indépendante
a déjà envoyé des
signaux dans ce sens. Il y a quelques semaines, à la remise
des
listings électoraux aux partis, seuls les signataires de
l’accord de
Marcoussis avaient été conviés.
Cautionnée
par les instances de la
République, l’exclusion des partis dits non
significatifs a
sensiblement dévoyé l’un des fondements
même de la démocratie
multipartisane.
D. S.
Source
:
news.abidjan.net

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