Le Parti Ecologique Ivoirien



Youssouf Bakayoko à la tête de CEI Révélations sur une désignation inattendue Voici les propositions qui n’ont pas abouti


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samedi 27 février 2010 - Par L'Inter


Un consensus obtenu jeudi nuit autour de ce diplomate, qui cache bien des dessous. Selon nos sources, tout a été goupillé de haut par le chef de l’Etat et le Premier ministre, pour qu’on en arrive à ce modus vivendi pour le moins surprenant. Pris dans des divergences entre un camp présidentiel, qui ne voulait plus de politique à la tête de la CEI et une opposition du Rhdp, qui tenait à avoir l’un des siens occuper le poste comme dans le précédent bureau, Guillaume Soro a dû recourir à des personnalités pouvant arracher le consensus aux parties opposées. C’est ainsi que le chef du gouvernement va proposer, d’abord à l’approbation du président de la République puis aux formations politiques représentées au sein de la CEI, des personnalités issues de l’ancien parti au pouvoir. Il s’agit de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Amara Essy, de l’ancien ministre de la Défense, René Amani et de l’ancien Premier ministre Seydou Elimane Diarra. Ces trois personnalités, bien connues dans le pays pour être des diplomates rompus à la gestion des dossiers chauds, ont été, après accord avec le chef de l’Etat, successivement proposés par le Premier ministre aux partis représentés au sein de la CEI. Bien qu’ils aient obtenu, chacun en ce qui le concerne, l’accord de tous les partis autour de leur personnalité, Amara Essy, René Amani et Seydou Diarra vont, cependant, opposer un refus poli à la proposition qui leur a été faite. Ils ont évoqué notamment, à en croire notre source, leur fragile état de santé qui ne leur permet pas, selon eux, d’assumer pleinement la lourde et délicate responsabilité de président de la CEI. Guillaume Soro va explorer alors la piste Youssouf Bakayoko, son ancien ministre des Affaires étrangères. L’objectif du Premier ministre étant toujours le même, parvenir à réaliser un consensus autour de la personnalité qui va être le nouveau président de la CEI. Le député Youssouf Bakayoko, président de la mouvance parlementaire pour la réconciliation et la paix, est vu par le chef de l’Etat comme l’homme de la situation. Le président Gbagbo donne alors son OK à son Premier ministre pour faire ce natif du Worodougou, le nouveau président de la CEI.

Soro contraint le RHDP

Laurent Gbagbo, nous a-t-on confié, a apprécié particulièrement le travail abattu par M. Youssouf Bakayoko, qui était jusqu’à la dissolution du gouvernement le 12 février 2010, le chef de la diplomatie ivoirienne. Sa désignation, pour être à la tête de la CEI, ne pouvait donc pas déplaire au chef de l’Etat. Le PDCI ayant présenté S.E. Kacou Gervais pour siéger au nom du parti à la Commission centrale de la CEI en remplacement de Beugré Mambé, le Premier ministre Soro va faire du ministre Youssouf Bakayoko le candidat des Forces nouvelles à la présidence de la CEI. C’est ainsi que par la voie de Sidiki Konaté, secrétaire général du mouvement, les Forces nouvelles vont annoncer, quelques jours avant la désignation du président de la CEI, leur intention de briguer la présidence de l’institution à travers une personnalité. Mais au bout de négociations avec le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), qui faisaient de l’obtention de la présidence de la CEI le préalable à leur entrée dans le nouveau gouvernement, Guillaume Soro va contraindre le PDCI à parrainer la candidature du ministre Youssouf Bakayoko. Ainsi, les deux personnalités que les présidents Henri Konan Bédié du PDCI et Alassane Ouattara du RDR avaient officiellement proposées à la présidence de la CEI, à savoir MM. Kacou Gervais et Amadou Soumahoro, vont être recalées au profit de Youssouf Bakayoko. De son côté, Laurent Gbagbo va annoncer à ses hommes du camp présidentiel qu’en dépit de ce qu’ils revendiquaient, le ministre Youssouf Bakayoko, bien que PDCI, peut faire l’affaire à la tête de la CEI. Le consensus venait ainsi d’être obtenu en faveur du député PDCI de Séguéla qui a obtenu 19 voix sur 20votants. Elu jeudi dernier tard dans la nuit, le nouveau président de la CEI a aussitôt affiché ses priorités. « Nous allons nous atteler au travail. Vous savez que notre institution a eu ces derniers temps quelques difficultés. Nous allons donc tenter de surmonter ces difficultés et faire en sorte que l’espoir qui est placé en nous puisse se réaliser », a déclaré M. Youssouf Bakayoko. Le diplomate s’est dit conscient de la difficulté de sa tâche « Nous sommes conscients du poids de nos responsabilités, de la lourdeur de la tâche et aussi de l’attente des Ivoiriens et des Ivoiriens. Nous travaillerons donc pour apporter, autant que possible, à chacune et à chacun, les résultats de notre travail. Les résultats seront d’organiser une élection juste, transparente, dont les résultats seront acceptables par tous », a-t-il promis.

TRA BI Charles Lambert



Source : ivorian.net

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