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P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
Bilan politique de
l’année 2008 - Les temps forts et les hommes
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mardi 30 décembre 2008 - Par Le Patriote |
L’identification,
le grand coup de
l’année L’année 2008, au plan
national, aura été incontestablement
marquée par l’identification des populations.
Lorsque le Premier
ministre Guillaume Soro avait annoncé le lancement de
l’opération pour
la mi-septembre, beaucoup d’Ivoiriens n’y croyaient
pas. Tellement ce
projet suscite des passions dans notre pays. Surtout dans le camp
présidentiel qui voit en l’identification, un
moyen détourné de
l’opposition armée comme non armée, de
distribuer à tour de bras, la
nationalité à « des non Ivoiriens
». Pour empêcher ou retarder cette
phase importante du processus électoral, le Front populaire
ivoirien et
ses satellites assujettissaient sa mise en œuvre au
désarmement total
de l’ex-rébellion. On se souvient, sous les
Premiers ministres Seydou
Elimane Diarra et Charles Konan Banny, comment la question avait pourri
la vie et bloqué le processus de sortie de crise. Le
médiateur de
l’Union africaine , le président Denis Sassou
N’Guesso du Congo, en
avril 2006, malgré une semaine de corps à corps
avec toute la classe
politique nationale, n’avait pas réussi
à dénouer ce nœud gordien de la
crise ivoirienne. Pire, il a même été
humilié par le président Laurent
Gbagbo qui avait refusé de venir à sa
dernière convocation pour la
signature des points de compromis qui avaient été
trouvés au dernier
étage de la tour de l’Hôtel Ivoire. Le
Premier ministre Charles Konan
Banny, à son avènement, le 4 décembre
2005, pensait pouvoir régler
l’épineuse question en introduisant dans le
débat, la notion de
concomitance. Autrement dit, faire l’identification et le
désarmement
en même temps. Mais sans succès. Il
s’est heurté à
l’intransigeance du
parti au pouvoir qui tenait absolument au désarmement avant
toute
chose. Le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan,
a lancé un mot
d’ordre de boycott actif par tous les moyens, des audiences
foraines en
juillet 2006. Un appel lourd de conséquences qui a
occasionné la mort
de 12 personnes et fait plusieurs dizaines de blessés.
Notamment à
Divo, Grand-Bassam et à Abengourou. Il a fallu la paix des
braves à
l’initiative du leader des jeunes patriotes, Charles
Blé Goudé, le 26
juillet pour mettre fin à l’escalade.
Même le mode opératoire concocté
par les services du Premier ministre Banny n’a pas pu calmer
les
ardeurs des activistes du camp présidentiel. Alors que ce
mode
opératoire n’était qu’une
compilation des exigences de Pascal Affi
N’Guessan et ses camarades. Ce malaise politique
s’est aggravé avec
l’affaire des déchets toxiques. Les slops du Probo
Koala ont été
déversés le 19 août 2006, à
plusieurs endroits de la ville d’Abidjan.
Le bilan est lourd. Plus de 10 morts et de milliers
d’hospitalisés. La
commission d’enquête présidée
par le juge Fatou Diakité met en cause le
directeur du Port autonome d’Abidjan, le gouverneur du
District
d’Abidjan, le directeur général des
Douanes et le ministre des
Transports. Les trois premiers cités sont des proches du
président
Laurent Gbagbo Le Premier ministre donne sa démission au
chef de l’Etat
qui l’accepte. Et lui demande de constituer un autre
gouvernement. Dans
ce gouvernement, les ministres plus ou moins impliqués dans
le scandale
ne sont pas reconduits. Il prend des mesures conservatoires contre les
directeurs généraux du Port, des Douanes et le
gouverneur du District
d’Abidjan. Mais ces derniers quelques semaines
après contre toute
attente sont réintégrés dans leurs
fonctions. C’est dans ce contexte
sulfureux qu’intervient le dialogue direct, en
dépit de l’adoption de
la résolution 1721 de l’ONU par le Conseil de
sécurité le 1er novembre
2006. Un dialogue direct entre les ex-belligérants qui
aboutit à la
signature de l’accord politique de Ouagadougou, le 4 mars
2007. La
question qui fâche a été
scindée en volets militaire et civil. Malgré
quelques soubresauts, force est de reconnaître que les choses
avancent
dans le bon sens. Même si ce n’est pas au rythme
que souhaitent la
majorité des Ivoiriens. Aujourd’hui,
après la tenue des audiences
foraines, la phase d’identification
générale des populations qui
paraissaient comme une vue de l’esprit, est devenue une
réalité. Le
Premier ministre, Guillaume Soro, qui avait promis à ses
hommes
d’échanger « leurs fusils contre une
carte d’identité », est en train
de gagner son pari. Car l’identification qui est la
dernière droite
ligne avant les élections, reste de loin, le plus grand coup
politique
de l’année 2008.Reproduction interdite du site