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E. I
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le Parti Ecologique Ivoirien
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C’est l’économie
d’énergie
C’est la protection de l’environnement
C’est la vie, la paix la cohésion
Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
E. I
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Liens articles Pertinents
Le parti Ecologique Ivoirien
Attentat
manqué de Bouaké- Ange Kessi entre en
scène : "La Licorne et l`ONUCI seront entendues"
M. le Commissaire du gouvernement, le
fait de ramener précipitamment l’avion
à Abidjan ne constitue-t-il pas
un obstacle à la recherche de la
vérité durant l’enquête que
vous
engagez à présent?
Non ! Les possibilités de reconstitution des faits sont si
développées
actuellement que nous pensons qu’il fallait d’abord
sauver ceux qui
pouvaient l’être ; ce qui a
été fait. Malheureusement, ceux qui sont
morts ont été placés là
où il faut, ceux qui pouvaient être
sauvés
l’ont également été
heureusement. Il fallait donc sauver l’appareil
pour qu’il arrive à Abidjan et vous savez comment
il est arrivé. Avec
tous les trains d’atterrissage dehors. L’avion a
donc volé à trois
mille mètres car il ne pouvait pas faire davantage, sinon
les trains
d’atterrissage risquaient de se détacher. Il a
volé avec les trains
parce qu’on ne savait pas s’ils étaient
touchés. Il fallait donc les
sortir parce que si on les rentre et que une fois ici ils refusent de
sortir, ça aurait posé problème. Le
pilote a donc préféré les faire
sortir. Dès lors, il ne pouvait pas monter à plus
de trois mille
mètres. Il a donc volé doucement et tout seul.
Car cet avion ne pouvait
pas prendre plus de trois personnes. Avec une seule personne, il
pouvait joindre Yamoussoukro en 10 minutes et Abidjan
peut-être en 10
autres minutes. C’est ainsi qu’il est
arrivé en toute sécurité.
Qu’en est-il des indices?
Concernant les indices, je pense que ça ne pose
aucun problème. Nous
avons tout ce qu’il nous faut. Les impacts de balles sont sur
l’avion ;
nous avons recueilli des fragments de balles et de munitions, parce que
la plupart étaient encore dans l’avion ; la
position des personnes
décédées ou touchées par
rapport aux personnes qui ont tiré peut
aisément se voir. Quand on entre dans l’avion, on
peut aisément voir la
position du tireur. Parce que le tir est parti en biais, il a pris le
deuxième compartiment pour aller faire des
dégâts au fonds. Ainsi, à
partir de l’avion, on peut déterminer et estimer
la position du tireur.
La seule chose que nous ne savons pas, c’est la distance
à laquelle il
se trouvait. Mais si nous pouvons identifier l’arme, les
munitions
utilisées, on peut savoir à peu près
la distance. Parce que pour tirer
et atteindre des gens de façon aussi effroyable, parce
qu’on nous a
expliqué comment des dents sont sorties pour atteindre une
partie aussi
dure de l’avion, c’est que les gens
n’étaient pas très loin de
l’avion.
Le Premier ministre a dit de n’accuser personne. Mais nous
pensons que
cette fois-ci, il faut entendre tout le monde. Y compris les gens de
l’ONUCI et de la force Licorne. Nous allons tout faire. Et
s’ils ont
l’immunité, nous allons demander qu’elle
soit levée pour savoir
pourquoi la deuxième autorité ivoirienne arrive
à Bouaké avec le Fokker
100 présidentiel et que, ne serait-ce que le temps
qu’il arrive, ils ne
prennent aucune disposition pour sécuriser
l’aéroport. Ils ne peuvent
pas nous faire croire qu’ils ne sont pas là pour
sécuriser. C’est quand
même inadmissible. Je crois que c’est aux enfants
qu’il faut faire
croire ce genre de choses mais pas aux Ivoiriens.
Connaissez-vous le type d’arme
utilisée par le tireur?
Je ne sais pas. L’enquête vient de
commencer. Nous avons commis le GDR
pour le faire parce que c’est une enquête
très sérieuse qui va
certainement avoir des ramifications internationales. Tout ce que nous
pouvons dire pour le moment, c’est que nous avons
commencé l’enquête.
Pour Abidjan, c’est terminé puisqu’il
s’agissait d’aller faire l’examen
de l’avion ainsi que les positions des différents
indices. Nous allons
partir à Bouaké pour aller terminer
l’enquête ; mais je ne vous dirai
pas quand. Nous souhaitons que, cette fois-ci, ceux qui doivent nous
aider le fassent et qu’on ne fasse pas d’obstacle
aux enquêtes. C’est
ainsi que très souvent on n’a pas les
résultats. Les gens nous font
beaucoup d’obstacles. Vous vous souvenez, il n’y a
pas deux jours, vous
avez appris que la commission française a
décidé de ne pas donner au
juge d’instruction la déclassification
d’un certain nombre de dossiers.
C’est déjà un obstacle à la
manifestation de la vérité. Nous souhaitons
donc que dans cette affaire, on nous donne tous les moyens, surtout
ceux que nous allons entendre, et qu’on ne se cache pas
derrière des
immunités pour ne pas répondre. Qu’on
ne bloque pas les enquêtes parce
que c’est ce qui a été fait depuis
longtemps et qui donne l’impression
aux gens qu’on ne voit pas les résultats de
l’enquête. Même chez les
Français, l’enquête sur
Bouaké a été stabilisée. On
refuse même de leur
donner le secret défense, ce n’est pas
à nous qu’on le donnera.
Vous menez une enquête alors que le Premier
ministre demande une enquête internationale…
Cela fait deux choses. Il y a l’enquête
nationale qui va situer les
responsabilités pénales alors qu’une
enquête internationale a un
caractère administratif. N’oubliez pas cette
affaire de "charnier de
Yopougon". Il y a eu une enquête internationale qui a
donné ses
résultats à la justice pour organiser un
procès. C’est juste que le
Premier ministre demande une enquête internationale. Mais
elle n’a pas
pour but de situer les responsabilités pénales.
L’enquête
internationale a certainement pour but de mettre en cause les
personnalités ou des personnes
étrangères, mais elle n’engage pas une
procédure pénale qui va aboutir à la
mise en cause des responsabilités
pénales dans le pays. L’enquête
nationale aboutit toujours à la
situation des responsabilités et jugement des gens.
L’enquête
internationale ne va pas jeter les gens en prison, c’est
l’enquête
nationale qui va permettre de saisir les gens, les juger, suivre une
procédure contre eux et puis certainement situer les
responsabilités
pénales et les condamner, éventuellement.
Les Forces nouvelles ont affirmé avoir saisi des
armes qui
ont été
utilisées pour attaquer l’avion. Pensez-vous que
vous aurez accès assez
facilement à ces armes une fois à
Bouaké?
Attendez d’abord que nous soyons à
Bouaké et nous verrons. Nous vous
inviterons certainement quand nous allons nous y rendre. Pour
l’instant, je n’y suis pas donc je ne peux rien
dire.
Qui devait sécuriser, selon vous,
l’aéroport de Bouaké quand arrive le
Premier ministre ?
Si vous posez cette question à un enfant, il va
vous répondre. Ce sont
la Licorne et l’ONUCI qui devaient le sécuriser.
Il ne faut donc pas
qu’on nous raconte des histoires. Qu’elles partent
si elles ne sont pas
là pour sécuriser
l’aéroport. Pourquoi sont-elles là
alors ?
Propos
recueillis par P. N. Zobo
Source
: fratmat.info

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