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Edmond Edouard N'GOUAN
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Le Parti Ecologique Ivoirien
Malgré la
reconnaissance de Ouattara par l’UA / Pascal
Affi N’Guessan : ‘’Même
si Gbagbo démissionne, Ouattara ne peut pas être
président’’
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lundi 14 mars 2011 -
Par L'Intelligent d'Abidjan |
Rentré
d’Addis-Abeba samedi, le président du FPI Pascal
Affi N’Guessan qui y représentait le
président Laurent Gbagbo lors du sommet extraordinaire sur
la Côte d’Ivoire a animé une
conférence de presse le dimanche 13 Mars 2011 à
Pullman pour dit-il, faire le point. L ’Union Africaine avait
réaffirmé son soutien à Alassane
Ouattara comme président élu lors du scrutin du
28 Novembre 2011.
Pour Pascal Affi N’Guessan, la décision du Conseil
de Paix et de Sécurité de l’UA de
reconnaître Alassane Ouattara comme président
élu de la Côte d’Ivoire
‘’tombe comme un cheveu sur la soupe sans aucun
lien avec la mission d’évaluation, sans aucune
justification, sans aucun argument concret qui puisse nous
convaincre’’. Il estime que le panel et le Conseil
de Paix et de Sécurité se sont
enfermés dans une sorte ce fuite en avant, refusant de se
dedire, refusant de reconnaître qu’ils ont
été induits en erreur par M. Choi.
‘’Ayant tiré les conséquences
qu’ils acceptaient de remettre en cause les
décisions prises antérieurement et ce qui
justifie d’ailleurs cette absence de volonté de
reconnaître la réalité, ce sont les
mesures complémentaires qui ont été
décidées et qui accompagnent cette affirmation.
D’abord le fait que le CPS demandait par la même
occasion à M. Alassane Ouattara de se faire investir par le
Conseil Constitutionnel, demandait par la même occasion au
Conseil Constitutionnel de bien vouloir investir M. Alassane Ouattara.
Ce qui signifie que le CPS reconnaît
qu’à l’heure actuelle que M. Alassane
Ouattara n’est pas encore président de la
République de Côte d’Ivoire. Que
malgré la réaffirmation que c’est lui
qui a été élu, seule la caution du
Conseil Constitutionnel peut lui conférer la
qualité de président de la République
de Côte d’Ivoire’’, a
expliqué Pascal Affi N’Guessan pour
étayer son argumentation. A cela, poursuit le
président du FPI, il y a la question du retrait du
président Laurent Gbagbo. A l’en croire, le terme
de ‘’retrait’’ dans nos lois
n’a aucune signification, parce qu’un
président de la République ou bien il est
empêché ou bien il est démissionnaire,
mais il n’y a pas une position de
‘’retrait’’.
‘’Est-ce qu’il s’agit
d’un retrait physique, se retirer à Mama ou
à Gagnoa ? Ça n’a aucun sens pour un
président en possession de toutes ses facultés.
Le seul retrait possible, c’était la
démission or la démission est
organisée par la Constitution et la Constitution est claire
: En cas de démission du président de la
République, c’est le président de
l’Assemblée Nationale qui assure
l’intérim pour un délai maximum de 90
jours pendant lesquels il doit organiser de nouvelles
élections. Donc même si M. Laurent Gbagbo par
extraordinaire décidait de démissionner, le
pouvoir n’allait pas échoir automatiquement
à son adversaire à
l’élection présidentielle,
c’est-à-dire à M. Alassane Dramane
Ouattara. Le Conseil de Paix et sécurité dans une
certaine mesure complexifie davantage la situation de M. Alassane
Dramane Ouattara, raison pour laquelle il a jugé toutefois
bon de créer un poste de haut représentant pour
venir en Côte d’Ivoire et engager avec les acteurs
des négociations en vue de trouver les modalités
de mise en oeuvre du schéma qu’ils ont
proposé’’, dira Pascal Affi
N’Guessan. Se prononçant sur les
conséquences de la décision du Conseil de paix et
de sécurité qui demande aux parties ivoiriennes
d’agir en vue de l’investiture de M. Alassane
Dramane Ouattara, le représentant du président
Gbagbo soutient que cette disposition signifie que
‘’pour le moment, le Conseil de Paix et
Sécurité, donc l’Union Africaine ne
reconnaît pas encore M. Alassane Dramane Ouattara comme
président de la République de Côte
d’Ivoire. Si le Conseil de Paix et de
Sécurité reconnaît son
élection, il n’est pas encore le
président de la Côte d’Ivoire,
même au niveau du Conseil Constitutionnel parce que pour le
moment, il n’a pas l’investiture du Conseil
Constitutionnel. C’est seulement le jour où il
aura cette investiture du Conseil Constitutionnel qu’il
pourra siéger et agir au niveau international comme le
président de la République de Côte
d’Ivoire’’. Ce qui signifie selon le
président du FPI, que tous les actes que M. Ouattara a
posés jusque là sont nuls et de nuls effets. Et
en conclusion de ce qui précède, le
représentant du président Gbagbo au dernier
sommet de l’UA sur la Côte d’Ivoire du 9
au 10 Mars 2011 fait cette déduction : « Comme un
pays doit avoir un président de la République,
jusqu’à nouvel ordre c’est le
président Laurent Gbagbo qui est le président de
la République de Côte d’Ivoire. Il
était important de noter cela comme une
conséquence à tirer directement de
l’acte posé par le Conseil de paix et
Sécurité de l’UA à
l’occasion du dernier sommet ».
Dosso Villard.
Extraits propos Affi N'GUESSAN
Ceux qui instrumentalisent leurs relations extérieures pour
vouloir tuer ce pays là et gouverner des
cimetières . M. Ouattara a donné deux semaines
à Gbagbo pour quitter le pouvoir
Le Conseil lui-même s’est donné deux
semaines pour que son haut représentant enclenche le
processus de négociation autour de sa proposition.
C’est-à-dire chercher à savoir si les
différentes parties sont d’accord pour
reconnaître M. Alassane Ouattara comme président
de la République de Côte d’Ivoire ?
Est-ce que M. Laurent Gbagbo est d’accord pour se retirer ?
Est-ce que le Conseil Constitutionnel est d’accord pour
investir M. Alassane Ouattara ? Voilà, c’est sur
ça que porte la négociation.
Le Conseil de Paix et de Sécurité n’a
pas dit de venir ‘’imposer’’,
sinon il n’aurait pas mentionné le terme
‘’négociation’’. Il
aurait dit qu’un haut représentant viendrait pour
installer M. Alassane Ouattara ou pour éjecter M. Laurent
Gbagbo et pour contraindre le Conseil Constitutionnel à
poser un acte qui relève de sa responsabilité. Le
haut représentant vient pour négocier pour
qu’on s’entende sur quelque chose qui va permettre
à la Côte d’Ivoire de sortir de la
crise. C’est pour quoi je voudrais à ce stade
demander à nos compatriotes de garder leur
sérénité, parce que nous
n’avons pas réussi à
infléchir la position de l’UA pour
qu’elle reconsidère sa position de dire que
c’est M. Alassane Ouattara qui gagné les
élections, mais notre cause a avancé
puisqu’il y a des fenêtres
d’opportunité pour poursuivre ce travail de
recherche de la vérité. En définitive,
c’est que l’UA s’en remet au Conseil
Constitutionnel. Dans tous les cas de figure, il faut les parties
ivoiriennes discutent entre elles pour trouver une solution
consensuelle à la crise à laquelle le pays est
confronté. Nous devons travailler à cela.
C’est vrai que pendant ce temps, M. Alassane Ouattara et ses
combattants armés sèment le désordre
et la terreur sur l’ensemble du territoire, notamment ici
à Abidjan. Nous devons continuer de résister,
nous devions continuer de nous battre pour étouffer cette
guérilla urbaine, pour écraser cette
rébellion rampante. Cette rébellion qui continue
à tuer pendant que les uns et les autres
négocient. C’est pour quoi nous devons rester
vigilants et dire que rien n’est perdu et que
l’espoir est permis. Notre destin se trouve entre nos mains
et nous avons des amis à l’extérieur
qui sont prêts à nous soutenir.

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