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P.E.I
Ensemble par l'Ecologie,
Apportons à notre pays
Un édifice imposant
01
août 2007
Présents
au tout
début des pourparlers visant à
mettre fin au conflit, bien des observateurs nationaux et
internationaux s’attendaient à les voir
à Bouaké le 30 juillet dernier,
au moment où est scellée
l’unité retrouvée. Mais les
présidents du Pdci
et du Rdr se sont inscrits aux abonnés absents. Sans donner
officiellement les raisons de leur refus d’effectuer le
déplacement de
Bouaké. Leur décision est diversement
interprétée. Pour leurs
partisans, ils ont été bien inspirés
en refusant d’apparaître comme des
comparses à une fête en l’honneur des
signataires de l’accord de
Ouagadougou. Pour d’autres en revanche, ces deux poids lourds
de
l’opposition ont raté là un rendez-vous
avec l’histoire. Sans aucun
doute. Et pourtant, en faisant le déplacement,
Bédié et ADO auraient
saisi cette tribune pour se rappeler à la mémoire
des Ivoiriens et même
de la communauté internationale. Ayant choisi depuis quelque
temps de
ne se faire entendre que par des déclarations, les Ivoiriens
et
l’extérieur avaient fini par croire
qu’ils ont été réduits au
silence
voire mis sous l’éteignoir ;
l’occasion était donc belle de
réaffirmer
leur présence sur la scène politique. Mieux, de
se repositioner dans le
processus de paix, dont le dialogue direct les a exclus. En prenant
place au stade de Bouaké, aux côtés des
signataires de l’accord de
Ouagadougou, ils auraient fait comprendre à Laurent Gbagbo
et Guillaume
Soro qu’ils doivent compter avec eux dans la suite du
processus de
sortie de crise. Au-delà, Bédié et Ado
seraient apparus comme des
faiseurs de paix au même titre que les chefs des deux
armées
ex-belligérantes qui fumaient le calumet de la paix. Au lieu
de cela,
ils passeront aux yeux d’une frange de la population
ivoirienne et de
la communauté internationale pour des ennemis de la paix.
Par ailleurs,
en boycottant la cérémonie du 30 juillet, ils se
tiennent loin du duo
Gbagbo-Soro, renforçant ainsi leur union, leur
complicité. Ce qui peut
jouer contre eux, puisqu’ils courent ainsi le risque de voir
les deux
hommes avoir le contrôle total du processus
électoral. Avec au bout,
une défaite de l’opposition à la
présidentielle prévue pour le premier
trimestre 2008.Reproduction interdite du site