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Edmond Edouard N'GOUAN
Lire : Les Souhaits du P.
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Le Parti Ecologique Ivoirien
Demande de demission
du Premier ministre du Gouvernement - A quel jeu jouent les Forces
nouvelles ?
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jeudi
16 avril 2009 - Par Le Temps |
ça peut fairre
désordre. mais c'est plus
une intrigue politicienne. L'appel à démission de
la Primature lancé
par les Délégués des Forces nouvelles
à leur Secrétaire général
doit
être compris comme un mauvais signe qui annonce des
lendemains brumeux.
C’est un gros problème d'ordre communicationnel et
d'ordre structurel.
Le maelstrom politique ivoirien a été
réveillé par l'affaire
''Délégués
des Forces nouvelles''. Ces derniers dont la nature reste à
être
déterminée, ont tenu un conclave au
siège du Secrétariat
général des
Forces nouvelles, à Bouaké, à l'issue
duquel ils ont non seulement rué
le Fpi dans les brancards, mais aussi revendiqué une
position qui
commence à faire tilt. Après ce qu'ils ont
appelé " analyse de la
situation sociopolitique du pays ", les
Délégués des Forces nouvelles
disent " s'expliquer difficilement les attaques irresponsables " faites
contre le Premier responsable des Forces nouvelles le Premier ministre
Guillaume Soro. A qui ils ont demandé " sa
démission en qualité de
Premier ministre ; qu'il revienne à Bouaké pour
se mettre à
l'avant-garde de la lutte ". Pour ont-ils argumenté, ne pas
qu'il
(Guillaume Soro, ndlr) soit comptable de cette manœuvre
machiavélique
". Le premier concerné a réagi en prenant le
contre-pied des Délégués
des Forces nouvelles. " Le Premier ministre est à la
tâche. Des
positions peuvent s'exprimer. Ce n'est pas la position du directoire
politique ni de l'état-major des Forces nouvelles". A
indiqué son
porte-parole Méité Sindou.
Et du coup, l'opinion se trouve dans une situation d'imbroglio qui
amène bien des interrogations. Premièrement, le
Secrétaire général des
Forces nouvelles savait-il qu'un conclave de ses
Délégués devait se
tenir au siège de son mouvement et en connaissait-il la
teneur ?
Première hypothèse : si non, l'on est alors en
droit de se demander
comment est-ce possible qu'une réunion qui prend des
décisions d'une
telle gravité puisse-t-elle se tenir dans ses locaux sans
que le
Secrétaire général des Fn n'en soit
prévenu ? ça fait désordre.
Deuxième hypothèse : si oui, soit Soro sait ce
qui va être décidé et il
laisse faire pour tenter une sorte de baromètre. Soit il ne
sait rien
des décisions et tombe des nues quand il les apprend. La
aussi ça fait
désordre. Tout compte fait, les deux hypothèses
sont difficiles à
comprendre. Tant elles laissent planer un vent d'improvisation et de
désordre sur l'ex-rébellion des Forces nouvelles.
Mais en même temps
sur sa manière de gérer les affaires d'Etat. Et
qui n'excluent pas le
doute sur sa capacité à maitriser son monde,
comme aiment à dire ses
détracteurs. Si la sortie des
Délégués est comme le dit Soro, "
l'expression d'une position ", nous disons que le cadre de l'expression
de cette position, pose problème. Le Secrétariat
général des Fn étant
le siège de tous les pouvoirs de l'ex-rébellion.
C'est un peu comme si
un groupe de militants Fpi tient un conclave au Palais de la
Présidence
de Côte d'Ivoire à l'issue duquel il pond un
communiqué dans lequel il
demande au Président Laurent Gbagbo candidat élu
du Fpi à la
présidentielle d'octobre 2000, de démissionner de
la Présidence pour…
ne pas se faire comptable des agissements de l'opposition. Et que le
lendemain, le Président Gbagbo envoie son Porte-parole
Gervais
Coulibaly pour dire tout de go : " le Président est
à la tâche. Ce
matin même, il a eu de nombreuses séances de
travail et des audiences
". Ce serait trop facile et ce n'est pas ce que l'on demande.
Voilà
pourquoi, nous nous interrogeons sur la nature de l'intrigue que l'on
prépare à la Côte d'Ivoire.
S. Allard
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